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(Pour un agrandissement, cliquez sur le titre principal ci-dessus). 

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La Brasserie Demeestère-Bert, 1/3 Route de Linselles,
en face de l'ancienne Gare d'Halluin, (Années 1970...). 
(Photo n° 00737)
  
  Vue aérienne de la Brasserie Demeestère Bert,   
 face à la gare d'Halluin, route de Linselles n° 1/3 (Années 1970)  
En haut de la photo, à gauche le site EDF, au centre les deux courts 
municipaux, en terre battue, du tennis club halluinois, 
et à droite l'entreprise de Abel Bataillie.  
 
Depuis 2000, tout ceci a disparu, laissant la place à des habitations.  
(Photo n° 4189)
  
  Après la démolition de la Brasserie Demeestère et de l'entreprise Bataillie,
 à cet emplacement : Nouveau lotissement d'habitations - septembre 2013.
 (Photo DD 18483  n° P1130894)
  
  en 2004, nouvelle voie baptisée "Allée Pierre Hachin" - septembre 2013. 
(Photo DD 18480  n° P1130892)
   
ainsi que deux autres voies attribuées aux Résistants :
 "Rol-Tanguy" et "Pierre Brossolette" (en fin de page). 
    

Pierre Hachin (1912- 1994) Résistant...

Torturé, Déporté et Bâtisseur de Paix.

 

L’homme était aussi humble que sa voix douce. Sa générosité et son humanisme l’ont poussé jusqu’aux frontières incommensurables de l’abnégation. Héros de la Résistance puis déporté, il aura été meurtri jusqu’au plus profond de sa chair au nom de la Paix et de l’humanisme.

 

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 Pierre Hachin Résistant Déporté,

la veste bardée de distinctions.

(Photo x DD 121261  n° Img 167)

  

Il était l’un des vrais fondateurs de « La Voix du Nord » clandestine. 

En effet, Pierre Hachin (1912-1994) cheminot et résistant, fut le fer de lance avec Natalis Dumez, du combat des membres de mouvement Voix du Nord spoliés par la direction du journal lillois. Débutée en 1946, la procédure judiciaire, pour faire connaître les droits des résistants ne s’achèvera qu’en 1975, après leur avoir donné raison !

 

« Il a tenu au-delà des limites humaines face à la torture » déclarait André Diligent, ancien sénateur-maire de Roubaix, avocat des Résistants Voix du Nord clandestins et auteur  du livre qu’il a consacré aux combats de Pierre Hachin paru aux Editions France Empire sous le titre « Un cheminot sans importance ».

 

« Je l’avais rencontré la dernière fois, deux mois avant son décès. Son histoire est extraordinaire, et c’était un des derniers survivants. Sa disparition me peine profondément, car Pierre Hachin est un homme qui m’a considérablement appris.

 

Je retiens de lui sa simplicité dans l’héroïsme. Il a dépassé toutes les limites humaines face à la torture, obsédé par l’idée de tenir encore et de se taire. Et il a tenu. Et dans son autre combat, Pierre Hachin n’a jamais rien revendiqué pour lui-même ». 

 

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Médaille de la Légion d'Honneur.

(Photo x DD 12021  n° Img 927)

 

En mars 1994, Pierre Hachin s’est éteint à l’hôpital Dron de Tourcoing, à l’âge de 82 ans. Officier de la Légion d’Honneur, titulaire des plus glorieuses médailles militaires françaises, de hautes distinctions étrangères civiles et militaires, Pierre Hachin restera d’abord quelqu’un qui, au-delà des oripeaux ornant le revers de sa veste, « a écrit l’histoire de France avec son sang ». 

  

Il est né à Ascq en 1912. Son père mobilisé est mort trois ans plus tard  au  Champ d’honneur, lors de la Première Guerre mondiale en 1915. Il avait 29 ans. 

« Ma mère nous a élevé dans le culte de notre père et la ferveur pour le pays » expliquait Pierre Hachin comme pour justifier de son engagement ultérieur. 

Il fit ses études à Jeanne-d’Arc de Lille, d’où il sortit major, puis entra à la S.N.C.F. où il devint chef d’exploitation.

 

« Mobilisé en 1939 et affecté comme secrétaire au centre mobilisateur d’Arras, je me considérais comme « planqué » alors que je souhaitais vivement venger la mémoire de mon père ».

 

Affecté sur sa demande dans les corps francs comme officier artificier, il est muté en Alsace et fait sauter un pont en Mai 40.  «  Sa conduite exemplaire permet de sauver la vie de ses camarades de combat » témoigne sa fille. Cela lui vaudra la Croix de Guerre avec palmes et trois citations dont une du général de Gaulle en personne.    

 

Dans la Résistance dès sa création en 1940, il organise les premiers groupements et formera de futurs artificiers.

Fait prisonnier à Auxerre, il tente par deux fois de s’évader puis est libéré comme cheminot en août 40 et revient dans le Nord. En 1941, il s’occupe de l’évasion et du rapatriement de soldats alliés.

 

Il entre alors dans un réseau de résistants cheminots par l’intermédiaire d’un responsable cheminot, Jean Delvallez, syndicaliste CFTC. C’est par lui qu’il prend connaissance du premier numéro clandestin de « La Voix du Nord » en janvier 1941 et entre en relation avec ses diffuseurs de Fives  et les fondateurs Natalis Dumez, l’ancien secrétaire de l’abbé Lemire et Jules Noutour, syndicaliste policier plutôt socialiste. Commence alors pour Hachin une activité clandestine intense de reproduction du journal et de sa diffusion. 

 

Journal clandestin.

 

Le journal sortit toutes les deux semaines jusqu’à l’arrestation de Natalis Dumez le 7 septembre 1942  puis tous les 18 jours, jusqu’à celle de Jules Noutour le 2 septembre 1943. 

Le tirage avait atteint 5000 exemplaires et parfois 25 000 ronéotypés puis imprimés. La Voix du Nord devient un lien entre résistants et son influence est grande dans l’opinion et fait rager l’occupant. 

Aussi, en 1942, il se consacre uniquement aux services de renseignements et devient responsable régional de NAP-FER ; Jusqu’à ce que la délation le rattrape.

 

 « Le 2 octobre 1943, je quitte mon bureau de la place Rihour peu avant 6 h du matin et je constate que mon vélo a disparu ; Je prends alors le tram pour me rendre à Marcq chez Pétillon déposer des informations précieuses pour les Alliés, que j’ai pu obtenir grâce à ma place privilégiée à la Transpotkommandantur.

 

(En effet, le poste qu’il occupe au secrétariat de la direction militaire des transports allemands à la gare de Lille lui permet de communiquer des renseignements précieux sur les transports de troupes de vivres, de munitions, sur les déplacements des batteries côtières etc.).

 

Je rentre ensuite chez moi à Annappes. Il est 10 h 30. La porte est ouverte. Ma femme a mon fils Albin dans les bras. Je prends conscience d’un danger mais c’est trop tard, je suis alors pressé dans mon dos : c’est un Allemand qui me dit ne bougez pas ».

 

Fouille de la maison, du jardin, du poulailler. Les policiers ne trouvent rien. Pierre Hachin est alors emmené sous bonne escorte ; Il croise un vieux copain de patronage Paul Debruyne qui le plaisante affectueusement et s’intrigue à voir la mine de celui qui l’accompagne le revolver braqué dans la poche.

 

« Durant ces longues heures et ces mois qui ont suivi, je me suis raccroché à ce visage d’ami, le dernier que j’avais vu ». La voiture part non pas vers Lille mais à La Madeleine, rue François de Baedts, au siège de la gestapo, pour un premier interrogatoire « musclé ». Jour après jour Pierre Hachin est amené à son tortionnaire et les séances de torture se suivent pendant quinze jours.

 

Sous la torture.

 

Frappé à coups de nerfs de bœuf, de matraque jusqu’au soir où il est emmené à la prison de Loos. Les poignets ensanglantés par les menottes sur lesquels frappe la gestapiste. 

« Je n’avais qu’une seule obsession tenir bon, me taire » dit-il.

 

A La Madeleine, dans la cave de cet immeuble, il subit la torture de la baignoire, l’élongation des membres, il résiste. Ne reconnaît sa propre participation que pour protéger ses collègues de travail. Et les séances reprennent. L’enfer. La « gégène » sur les parties génitales. D’autres séances, d’autres confrontations. Pierre Hachin se tait. 

Pendant des heures, des nuits, mis au secret – les siens le croyaient mort – Pierre Hachin est torturé avec une cruauté et un raffinement diaboliques. 

 

Deux fois condamné à mort.

 

Une parodie de tribunal le condamne en conseil de guerre deux fois à mort et une fois à dix ans de prison.

 

Il est transféré à Loos dans la cellule des condamnés à mort. On simule les préparatifs de son exécution. On le remmène en cellule puis à nouveau l’interrogatoire. Là on lui arrache les ongles un par un. Quelques jours plus tard, le 5 avril, avec d’autres Pierre Hachin est acheminé en gare de Lille, pour être déporté en Allemagne.

 

 Asq le 5 avril 1944.

 

Le train passe par son village Annappes et Ascq. Il aperçoit un afflux spectaculaire. Pierre Hachin ignore le massacre qui s’est produit à Ascq dans la nuit des Rameaux, et ce qu’il voit depuis son wagon c’est la foule innombrable qui assiste aux funérailles. 

Au passage à niveau, une voix l’appelle : Pierre, Pierre, tiens bon dans six mois ils seront fichus ». C’est son épouse Loulou, venue d’Annappes à Ascq voir passer le convoi de prisonniers, au cas où.

 

Il était revenu mais dans quel état ! Pierre Hachin a connu les prisons de Dresden où il sera sujet d’expérience, et celles de Chemnitz Hof, Plaun, Nremberg, Bonnauworth. Il est classé « N.N » « Nacht und Nebel : nuit et brouillard ». 

 

Nuit et brouillard Dachau.

 

Torturé, battu, meurtri, broyé, il survit miraculeusement. Mais le pire est encore à venir.  Chargé avec d’autres dans des wagons à bestiaux, Pierre Hachin est transféré de nuit à Dachau : le camp de la mort. 

Les chiens, les SS, les cris, la mort : 27 000 détenus ont péri à Dachau. C’est le bloc réservé aux terroristes qui l’attend.  Meurtri, broyé, battu, égaré dans l’épouvante, il n’a jamais lâché. 

 

 Des jours et des nuits d’épouvante jusqu’au matin du 29 avril 1945 et la libération du camp :« Le plus grand jour de ma vie ». Dira-t-il. Et chaque année cette date fut fêtée comme un anniversaire en famille. 

« Quand les blindés de la 7ème armée américaine sont arrivés, nous sommes tombés à genoux pour prier » confie Pierre Hachin.

 

Mais à Dachau, sa philanthropie s’est encore exprimée, puisant dans ses dernières forces pour soigner seul, 16 malades. Ne pesant plus que 36 kg, il sera rapatrié sur une civière et devra attendre quatre mois avant de se réalimenter normalement. 

De retour chez lui, très diminué physiquement, ce n’est que peu à peu qu’il se rétablira alors qu’on disait dans le voisinage de son épouse : « Il n’est rentré que pour mourir ».

 

Des années plus tard, à la veille de sa disparition, il n’a cessé d’être tourmenté dans son sommeil, dans ses souvenirs.

 

Puis en 1946, il retrouve sa place à la SNCF sans autre honneur ni gratification particulière. Il reprend son travail en gare. Même si son souci pour les autres le pousse vers le syndicalisme (FO).

 

En 1966, Pierre Hachin est appelé à témoigner contre le « traître » Dénèque. 

Celui-ci ayant infiltré les réseaux fit tomber plus de 200 partisans. Disparu après guerre pour réapparaître sous une fausse identité à Lille, il est reconnu et arrêté en 1964. Il est jugé, condamné à mort le 25 mars 1966. Puis gracié.

 

Sans haine au cœur ni pour les Allemands, ni pour ses bourreaux, Pierre Hachin n’a aucune amertume, pas même envers Dénèque. « Il a payé » laisse-t-il tomber. Pour lui la priorité était d’informer les jeunes sur la barbarie nazie.

 

Ce sont d’ailleurs les seuls mots qu’il exprime quand Natalis Dumez lui remet à Lille en 1975, en présence du président du Sénat Alain Poher, les insignes d’Officier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur.

  

Les clandestins « oubliés » à la Libération.

 

Après la guerre, ce n’est plus la clandestinité. Le journal distribué sous le manteau s’est installé sur la grand place de Lille.

 

Ce petit cheminot qui reprend ses activités en 1946 découvre alors que le journal qu’il a contribué à fonder dans la clandestinité n’a pas pris en compte la totalité des résistants qui l’ont créé et soutenu. 

Des deux fondateurs Natalis Dumez et Jules Noutour, un seul est revenu : le premier. En juillet 46, Natalis Dumez est débouté de ses droits devant le tribunal de commerce de Lille « pour n’avoir… pas mis le journal en kiosque ». Comme si un journal clandestin de résistants pouvait être vendu normalement sous l’Occupation allemande !

 

Débute alors une longue bataille juridique qui durera plus de trente ans. D’appel en appel, Natalis Dumez est débouté. La page est tournée ? Pierre Hachin refuse d’admettre une telle « spoliation » des droits de ceux qui sont morts ou ont été comme lui emmenés en captivité.

 

Commence alors une longue série de recours avec pour conseil et défenseur des « clandestins » l’avocat André Diligent. Les débats sont régulièrement reportés, ajournés. Ce n’est qu’après un dernier jugement en 1975 qu’un modus vivendi sera trouvé : trente ans après la Libération.

 

Pierre Hachin a incarné cette exigence de justice et ce combat d’un « David contre Goliath » selon la formule d’un journaliste de « l’Express », Jacques Derogy. Justice enfin rendue, il s’est retiré sur la pointe des pieds dans l’affection des siens mais durement éprouvé dans sa chair par les traces de la guerre. 

 

Au moment de son décès, Pierre Hachin résidait depuis quelques années auprès de son épouse et de ses enfants à Halluin, et c’est là, dans l’église Saint-Hilaire, qu’avait lieu le mardi 22 mars 1994 une cérémonie teintée d’une grande tristesse.

 

Parmi l’assemblée,  André Diligent, également avocat des Résistants Voix du Nord, qui exprima sa peine et son attachement à un homme dont il retient « la simplicité dans l’héroïsme ».

 

Etaient également présents auprès de la famille de Pierre Hachin de nombreux représentants d’associations patriotiques, dont M. Venture, président de l’Amicale des Anciens Déportés du train de Loos, M. Henri Prévost, président des Résistants Voix du Nord, M. Gerekens,  des Résistants F.E.R., M. Didier Georges, des Forces de la France Libre dont M. Vandekerckhove fut le porte-drapeau ; mais aussi Christian Vanneste, député, et Alexandre Faidherbe, maire d’Halluin accompagné de quelques élus, ainsi qu’une délégation du conseil municipal de Lomme, dont le fils de Pierre Hachin est aujourd’hui membre.

 

Devant une assistance recueillie, l’abbé Motte évoqua dans son homélie la « tolérance de cet homme qui malgré la souffrance qui ne l’avait jamais laissé tranquille depuis son retour de déportation, n’a jamais cultivé de haine contre autrui. Une leçon de tolérance qui devrait nous donner à réfléchir, alors qu’aujourd’hui ce mal est loin d’être extirpé chez nous… ».

 

Allée Pierre Hachin en 2004... à Halluin.

 

"Allée Pierre Hachin" Halluin - septembre 2013.

(au fond le clocher de l'église Saint-Hilaire).

(Photo DD 18481  n° P1130895)

 

Les vrais héros ne sont-ils pas des gens ordinaires ?

 Pierre Hachin incarne cette exception et l’hommage qui lui est rendu, lundi 1er novembre 2004, par la ville d’Halluin, en pérennisant son nom attribué à une nouvelle voie publique, face à l’ancienne gare, est sans doute à l’image de l’humilité et de la tolérance de l’homme qui a connu les pires sévices sous la torture infligée par la gestapo, les terribles nuits froides de Dachau, jusqu’au bout de l’enfer.

 

Ce jour là, pour évoquer l’histoire de Pierre Hachin, c’est toute une famille, le maire d’Halluin Jean-Luc Deroo, le député Christian Vanneste mais aussi de nombreux Halluinois qui se sont réunis autour de ce héros discret disparu en 1994.

 

De nombreux résistants ayant côtoyé de près ou de loin Pierre Hachin sont venus saluer l’homme qu’il était. Casimir Destombes premier vice président du Souvenir de la résistance et des fusillés du fort de Bondues se souvient : 

« C’était un homme sensible et émotif mais très courageux. Il fut l’un des fondateurs de la Résistance Voix du Nord en 1940 avec Jules Notour et Nathalis Dumez ».

 

De même, Yvonne Abbas, faisant partie des anciens combattants volontaires de la résistance et présidente de la section ANACR Lille-La Madeleine témoigne : 

« Je connais le parcours de Pierre Hachin et je trouve très honorable de la part de la ville de rendre hommage à de tels hommes. Nous avons un devoir de mémoire et nous devons laisser ce message de vigilance pour les jeunes ».

 

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 Mme André Brun, Conseillère Municipale d'Halluin,

fille de Pierre Hachin,

 durant son discours, le 1er Novembre 2004.

(Photo DD 12160  n° Img 162)

 

La personne la plus apte à parler de Pierre Hachin n’est autre que sa fille,  élue halluinoise, Andrée Brun : 

"Baptiser cette allée située près de l’ancienne gare d’Halluin du nom de Pierre Hachin est un choix judicieux puisqu’il occupait une place importante au sein de cette si célèbre Bataille du rail » entame-t-elle dans un vibrant discours. Andrée Brun a souhaité passer un message aux nouvelles générations.

 

« Les héros de la Résistance n’étaient pas des fous de guerre, bien au contraire. C’étaient des jeunes humanistes, qui pour le même but suprême – sauvegarder la liberté – se surpassaient eux-mêmes. Des bâtisseurs de paix qui luttaient contre le rêve d’hégémonie mondiale que nourrissait Hitler ».

 

Après avoir retracé le parcours de son père, son entrée dans la résistance dès sa création, son dévouement pour la presse clandestine et les renseignements militaires, son arrestation sur dénonciation et la cruauté des interrogations qui ont suivi, sa détention au camp de Dachau et enfin son dévouement pour les malades après la libération, Andrée témoignait :

« Mon père était un homme de parole, un homme de cœur engagé dans des associations caritatives nationales. C’était un homme humble, la dignité faite homme ». C’est pour lui qu’il a toujours refusé de parler sous la torture.

 

Pour sa fille, « Il était aussi un merveilleux papa ». Ce papa dont les souffrances sont encore si vives dans l’esprit de la conseillère municipale halluinoise. Un courage exemplaire qui force le respect, bien au-delà de la mort. 

 

Le samedi 30 avril 2006, La Ville de Lomme (Nord) inaugurait à son tour une rue « Pierre Hachin ». 

                                                      

           Rue Rol-Tanguy et Allée Pierre Brossolette...  en 2007 à Halluin.

 

Dans ce nouveau lotissement d'Habitations, situé en face de l'ancienne Gare d'Halluin, deux autres voies publiques furent  attribuées à deux  figures historiques françaises, de la Guerre 1939-1945 :

 

Henri Tanguy, dit Colonel Rol Tanguy, né à Morlaix le 12 juin 1908, décède le 8 septembre 2002 à Paris. Colonel des Forces françaises de l'intérieur, organisateur de la libération de Paris (il est un chef de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale), membre du Parti communiste français et militant CGT.

  

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Le 8 Mai 2007 :

Inauguration de la rue Rol-Tanguy.

de gauche à droite : Marcel Daminet, 

Pierre Duprat, Raymond Detaevernier,

et Jean-Luc Deroo Maire d'Halluin.

(Photo Mairie DD 12166  n° Img 171)

 

  Rue Rol-Tanguy Halluin, en septembre 2013.

(Photo DD 18484  n°  P1130891)

 

Pierre Brossolette, né à Paris le 25 juin 1903, décède à Paris le 22 mars 1944. Il fut un des principaux dirigeants de la Résistance française. 

 

"Allée Pierre Brossolette" Halluin, en septembre 2013.

(Photo DD 18482  n° P1130893)  

 

28/8/2011 et 7/9/2013.

Commentaire : Daniel Delafosse