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 Le drapeau olympique a été créé en 1920

pour les Olympiades d'Anvers.

(Photo DD 12996  n° Img 124) 

  

A l’occasion de la 30ème Olympiade de l’ère moderne, j’ai voulu résumer le parcours de ceux qui ont défendu et représenté les couleurs halluinoises, dans la fabuleuse histoire des Jeux Olympiques.

Des sportifs aux dirigeants, on trouve un noyau très distinctif : un cycliste sur piste Charles Rampelberg, deux haltérophiles Jean Debuf et André Dochy, mais aussi un « concepteur-aménageur » Francis Ampe natif d’Halluin, et en 2008, la participation d’un arbitre Patrick Deregnaucourt et d’un kinésithérapeute Frédéric Fauquenoi.

 

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Vélodrome de Londres 2012.

(Photo DD 13014  n° p1070108)

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Equipe de France de Poursuite

J.O. Londres 2012.

(Photo DD 13015  n° p1070111)

 

L’Halluinois Charles Rampelberg

Médaille de Bronze

aux Jeux Olympiques de 1932.

 

Il faut remonter aux Jeux de 1932 à Los Angeles pour voir une participation halluinoise et surtout une première médaille aux Jeux Olympiques.

Quand Nazaire-Charles Rampelberg est arrivé à Halluin, les Jeux olympiques modernes n’existaient pas encore. Né en 1848 à Samtbergen, près de Bruxelles, Nazaire-Charles Rampelberg a travaillé pendant vingt-cinq ans au service des eaux de la ville d’Halluin.

 

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Nazaire-Charles Rampelberg grand-père de Charles.

(Photo DD 12909  n° Img 182)

 

En 1912, ce père de cinq enfants décède. Depuis, il repose au cimetière d’Halluin.   

En 1932, son petit-fils Charles Rampelberg, n’a qu’une vingtaine d’années. Il participe aux Olympiades de Los Angeles et remporte une médaille de bronze en cyclisme sur piste, dans l’épreuve du kilomètre avec un temps de 1’13’’4.

 

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Charles Rampelberg

1er Médaillé Olympique Halluinois.

(Photo DD 12908  n° Img 181) 

  

Bien qu’originaire d’Halluin, Charles Rampelberg habitait alors dans la région parisienne. Son père Alfred Rampelberg, avait en effet quitté Halluin. Ingénieur, il s’était d’abord rendu à Cassel en Flandre, pour la réalisation du tramway. Puis il était parti vivre dans la banlieue nord de Paris, à Pierrefitte, près de Saint-Denis.

 

Bien entendu, Charles Rampelberg n’était pas cycliste professionnel puisqu’à l’époque, les Jeux olympiques n’étaient accès qu’aux amateurs. Il tenait, avec son frère Emile, un atelier de dessin de mode. 

Il voyageait dans le monde entier pour vendre les créations familiales. Il s’est d’ailleurs marié avec une Danoise. Charles Rampelberg, qui est décédé, fait donc partie d’une branche exilée de la famille Rampelberg.

 

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A gauche : André Rampelberg Adjoint

au Maire d'Halluin Didier Desprez (à droite)

Pose de la 1ère pierre du CCAD, rue de Lille,

le 10 septembre 1988.

(Photo DD 12998  n° Img 142) 

 

Une autre branche est restée dans la vallée de la Lys : André Rampelberg est l’arrière-petit-fils de Nazaire-Charles. Il a notamment occupé la fonction d’adjoint au maire chargé des travaux. C’était entre 1983 et 1989 sous la municipalité dirigée par le maire Albert Desmedt, puis celle de Didier Desprez.

  

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J.O. de Los Angeles 1932.

(Photo DD 12914  n° Img 560) 

 

En 1932, lors de cette Xe olympiade, trente-sept pays envoyèrent 1048 sportifs. La cérémonie d’ouverture se déroula dans l’immense stade du Coliséum qui pouvait accueillir 105 000 spectateurs, record pour l’époque.  

On assista à une cérémonie grandiose : 150 chœurs et 300 musiciens entonnèrent l’hymne olympique sous les yeux des grandes vedettes du septième art (nous étions à quelques encablures de Hollywood) Gary Cooper, Charlie Chaplin, Buster Keaton, les Marx Brothers etc. 

Cette année là, les Américains voulurent que tous les concurrents et les dirigeants fussent réunis dans un même lieu afin de mieux se connaître et d’entretenir une certaine fraternité. C’est ainsi que 700 maisonnettes préfabriquées furent amenées sur un terrain de golf à une vingtaine de kilomètres du centre de la ville.

 

Ces Jeux virent pour la première fois les athlètes noirs américains se mettre en évidence. Cependant ils ne restèrent pas seulement gravés dans les mémoires pour le côté grandiose de l’organisation ou pour les bonnes performances réalisées. Ce furent aussi les Jeux des erreurs d’arbitrage et des problèmes techniques.

Par exemple, en athlétisme, le 200 m avait été mal mesuré et certains concurrents coururent deux mètres supplémentaires. Quant à la finale du 3000 msteeple, elle donna lieu à un fait unique dans l’histoire des J.O. Le juge, chargé de compter les tours de piste, quitta son poste, et les coureurs parcourent 3 450 mètres.

 

Les Jeux de Los Angeles furent également marqués par l’absence de deux grands champions qui pouvaient sans aucun doute espérer monter sur la première marche du podium : le Finlandais Paavo Nurmi, véritable idole mondiale du sport, et le Français Jules Ladoumègue, grand favori du 1 500 mètres avaient été disqualifiés par la fédération internationale d’athlétisme pour une sombre histoire d’argent.

 

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 (Photo DD 12997  n° Img 135) 

 

La France fut dominée dans les sports traditionnels comme l’athlétisme et la natation. En revanche, elle se distingua dans d’autres disciplines. D’ailleurs le premier champion olympique de la Xe olympiade fut un Français Raymond Suvigny, qui enleva en haltérophilie la catégorie des poids plume.

Les escrimeurs remportèrent le titre par équipe au fleuret et à l’épée. En cyclisme,  Perrin et Chaillot s’imposèrent dans l’épreuve du tandem, tandis qu’en équitation le commandant Lesage gagna le concours de dressage et donna aussi à la France le titre par équipe.

La grande déception vint de Jean Taris. Recordman du monde du 400 m nage libre, il partait favori de cette course. Taris craignait surtout les Japonais, mais il fut finalement battu d’une main par l’Américain Buster Crabbe qui fut, après Johnny Weissmuller, le second champion olympique de natation à tenir le rôle de « Tarzan » au cinéma.

 

Cinquante-deux ans plus tard, la ville de Los Angeles organisait pour la seconde fois, en 1984, les Jeux Olympiques d’été.

 

1/8/2012.

Commentaire : Daniel Delafosse