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La collecte nationale du Secours Catholique, ce 18 novembre 2012, nous donne l'occasion de rappeler le parcours de M. et Mme Michel Fiolet-Floret (décédés), et notamment  leur engagement durant quarante ans au sein de l'association halluinoise du Secours Catholique.

Lors de la célébration de leurs Noces d'Or, le 15 septembre 1997, la presse locale avait résumé cette vie exemplaire ainsi : 

 

 Georgette et Michel Fiolet-Floret…

Une vie entière tournée vers les autres.

 

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La famille Fiolet-Floret réunie sur le perron de la Mairie d'Halluin,

à l'occasion des  Noces d'Or, le 15 septembre 1997.

(Photo NE DD 14307  n° Img 344)

 

Il existe, pour exprimer ou résumer les multiples situations ou histoires qui jalonnent notre vie, ou les éléments qui la composent des raccourcis littéraires que l’on appelle proverbes. 

Deux d’entre eux, au moins pourraient parfaitement illustrer ce que fut la vie maritale de M. et Mme Fiolet Floret   : « Qui se ressemble s’assemble » et « avoir le cœur sur la main ». Retour en arrière…

 

En effet, le samedi 15 septembre 1997, en mairie d’Halluin, le maire Alexandre Faidherbe honorait les cinquante ans de vie commune de Michel Fiolet et de son épouse Georgette Floret.

Egalement présents à cette cérémonie, qui se veut toujours plus amicale que protocolaire, de nombreux amis et voisins étaient venus féliciter les « jeunes mariés » qui, s’ils ne sont pas originaires d’Halluin, ont su s’intégrer fortement dans la vie de notre commune.

Nés tous les deux dans le département du Pas-de-Calais à Roquetoire, Michel et Georgette ont dès leur plus jeune âge suivi les traces de leurs parents respectifs, qui exerçaient la noble profession d’agriculteur.

 

Michel fut donc cultivateur de 1945 à 1951, avant de devenir employé commercial au Comptoir tuilier du Nord à Halluin, bien connu des Halluinois de 1951 à 1963. Puis de 1963 à 1983, il travaillera au service des ventes du journal « La Voix du Nord » à Lille, avant de prendre une retraite amplement méritée. 

Georgette a elle aussi été cultivatrice de 1940 à 1947, avant de devenir mère au foyer et de se consacrer à ses six enfants, mais aussi à l’enseignement de la catéchèse et au Comité des aides familiales.

 

Leurs racines agricoles et une scolarité commune leur feront intégrer naturellement le Mouvement de la jeunesse agricole catholique, où ils apprendront véritablement à mieux se connaître l’un et l’autre et même se découvrir bon nombre d’affinités communes. Ils franchissent bientôt le pas et se fiancent sitôt la fin de la guerre, avant de concrétiser leur union devant le maire de Roquetoire, le 24 septembre 1947.

Quatre ans plus tard, et avec le nouveau poste d’employé commercial de Michel au Comptoir Tuilier, la petite famille quitte son Pas-de-Calais natal pour venir s’installer à Halluin.

 

Loin d’eux l’idée de se sentir isolés dans une ville qu’ils ne connaissent pas, c’est au contraire fermement décidés qu’ils rejoignent, dans le prolongement logique de leur engagement, l’association locale du Secours catholique.

 

Et même s’ils entendent rester discret sur leurs actes au sein de cette association, au risque de les faire rougir, on ne saurait passer sous silence leur dévouement. Les nombreuses visites aux plus défavorisés mais surtout, malgré leurs six enfants, il n’était pas rare de les voir héberger pour quelques jours, des ouvriers, fraîchement débarqués en France et provisoirement sans toit, de raccommoder leurs vêtements, de les faire sentir un peu chez eux. Et ce pendant quarante ans !

 

En 1997, toujours membres de l’association, ils avouent néanmoins ne plus participer aux réunions. Comme on dit : ils ont donné, et bien donné.

Le « jeune couple » coule des jours paisibles dans la petite maison du 41, de la rue Anatole France, au Colbras. Leurs loisirs, ils les partagent désormais entre les visites de leurs six enfants, treize petits-enfants, la lecture, la musique (très peu la télé qu’ils ne semblent pas apprécier !) et surtout pour Michel l’entretien d’un potager immense. Un retraite paisible et bien méritée ! Pas vraiment voyageurs, ils retournent cependant fréquemment au village natal pour revoir la famille et… parce que c’est pas loin !

Aujourd’hui, ce sont les Roquestériens, famille et amis, qui se déplacent pour fêter ce couple en or, qui aurait pu faire sien ce troisième proverbe : « Le bruit ne fait pas de bien, le bien ne fait pas de bruit… ».

 

Un « profond enracinement dans la commune ! »


C’est pare ces mots qu’Alexandre Faidherbe, maire, qualifia l’action de ce couple, désormais à la retraite, qui se distingua par « son altruisme et son dévouement aux autres », notamment au sein de la cellule locale du Secours catholique, où Michel et Georgette firent preuve d’un engagement très fort pendant près de quarante ans, « engagement qui n’avait d’égal que leur insertion dans la vie communale ».

 

Discret mais toujours le cœur sur la main, M. et Mme Michel Fiolet Floret ont reçu des mains du maire la médaille de la ville, qui peut-être un peu plus qu’à l’accoutumée, revêtait un caractère symbolique : celui de la reconnaissance pour tant d’années d’abnégation et de dévotion à autrui.

 

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 Lors d'une réception à l'occasion du Jumelage Halluin-Oer.

Au 1er plan : Albert Houte Maire et son épouse

au 3ème rang : M. et Mme Michel Fiolet-Floret.

(Photo n° 157)

 

17/11/2012.

Commentaire : Daniel Delafosse