:

Ent. Gratry

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L'entrée de l'usine Gratry.

(photo n° 10694)

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Rue de la Lys - Les Ets Gratry -

(photo n° 10669)

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Les Ets Gratry, rue de la Lys -

(photo n° 10508)

 

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Le Tissage Gratry, rue de la Lys, Halluin.

(Textiles de France) :

Liquidation totale - 22 Février 2012.

(utilisez la loupe, à droite de la photo, pour l'agrandissement).

(Photo DD 8798  n°  p1030607)

 

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Représentation originale :

Totalité de l'Usine Gratry (à gauche)

et du château Stock, rue de la Lys (à droite de la photo).

(Photo DD 8806  n° Img 820)

 

Gratry.... C'est Fini !... Et dire...

 

 Que c'était le dernier fleuron du Textile Halluinois !

  

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En 2012 : Façade de l'usine Gratry,

 face à la rue Maurice Simono Halluin.

(Photo DD 8799   n°  p1030610)

 

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Entrée Tissage Gratry (Textiles de France).

21 Février 2012.

(Photo DD 8801  n°  p1030571)

 

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Métier à tisser - (Textiles de France)

Vente aux enchères le 22 Février 2012.

(Photo DD 8800  n°  p1030604) 

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(Photo DD 8807  n° p1030574)

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(Photo DD 8808  n°  p1030586)

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(Photo DD 8809  n°  p1030593)

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(Photo DD 8810  n°  p1030589)

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(Photo DD 8811  n°  p1030602) 

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Métier à tisser mis à la vente aux enchères :

le 22 Février 2012.

(Photo DD 8803  n°  p1030601)

 

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André Louf Président de l'ARPH... le 21 Février 2012 :

à la consultation des anciens catalogues,

mis aux enchères le lendemain.

(Photo DD 8802  n°  p1030608)

 

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Vente aux enchères - Mercredi 22 Février 2012.

(Photo DD 8812  n°  p1030631)

 

 Beaucoup de monde à la vente aux enchères de 200 lots

 du patrimoine de Textiles de France (ex. Gratry-Lorthiois),

 ce Mercredi 22 Février 2012, par les commissaires-priseurs Mercier et Cie. 

 

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Les acheteurs étaient nombreux, ce 22 Février 2012.

(Photo DD 8813  n°  p1030630)

 

Il y a 10 ans... en 2002. 

  

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L'entrée du Château Gratry,

rue de la Lys Halluin. en Mars 2002.

(Photo DD 8804  n° Img 818)

 

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Le château Gratry, rue de la Lys, Halluin.

(Photo DD 8805  n° Img 819)

 

22/2/2012.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

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Ets GRATRY, tissage rue de la Lys : Ourdissage.

      ( photo no 620 )

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Ets GRATRY : M.André GRYSPERD, directeur, au cours
d'une de ses visites quotidiennes dans l'usine.
              ( photo no 633 )
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Ets GRATRY, rue de la Lys. Le Directeur M.André GRYSPERD
lors de sa tournée journalière dans l'usine.
                ( photo no 619 )

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Ets gratry,

La lys déborde, et inonde les terrains vagues, tenant à l'usine Gratry.

(photo n° 2644)

 

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Une salle des métiers " à plat " chez Gratry à Halluin. 

(photo n° 00604)

  

 Tissage Jules Gratry à Halluin...

 Historique de 1854 à 2012. 

 

 

(Photo DD 23583  n° Img 678)

 

 

(Photo DD 23584 n° Img 681) 

 

Un Halluinois est entré au tissage Gratry en 1928, il en est sorti chef de l'ourdissage en 1975, voici son témoignage en octobre 2010 :

 

"Quand j'ai débuté, Gratry avait plus de cinq cents salariés. Il devait y en avoir une centaine en 1975. La main-d'oeuvre devenant plus chère, les patrons ont préféré d'autres pays. Il y a eu aussi le progrès technique : le tisserand, d'abord responsable d'un métier, en a eu quatre, puis sept, et parfois plus.

Les tisserands étaient bien payés mais ils faisaient aussi beaucoup d'heures, parfois soixante-cinq à soixante-dix par semaine. Les salaires attiraient les Belges, des bus entiers les amenaient. Le tissage a fait la fortune des bistrots des baraques : ils accueillaient les ouvriers attendant leur bus, près d'une canette, pas la même que celle de leur métier.

De 1940 à 1944, Gratry (comme Sion) a dû tisser des toiles de parachutes. Avec la fermeture des mines, des trains amenaient les anciens mineurs, qui se levaient à une heure du matin pour prendre leur équipe de cinq heures. Il y  avait alors les trois fois huit heures, et les usines auraient même pu travailler le week-end.

Puis il y a eu une fusions avec Lorthiois, et, ensuite quatre ou cinq reprises, dont une par un groupe japonais faisant du tissu d'ameublement rustique pour les murs des châteaux". 

 

(Photo DD 23585  n° Img 682)

 

(Photo DD 23586  n° Img 688)

 

 

(Photo DD 23587  n° Img 691)

 

(Photo DD 23588  n° Img 692)

 

En 1996, les géants du textile réunis poursuivent leur activité dans le regroupement GRATRY-LORTHIOIS INDUSTRIES (ex-GRATRY) avec un personnel compétent mais réduit et une production accrue. Toujours les mêmes produits qui s’exportent dans une vingtaine de pays jusqu’en Extrême-Orient, aux Etats-Unis ou à Hong-Kong. L’entreprise reste un leader du textile, l’un des derniers de la ville.

 

Début 2009, Gratry-Lorthiois, repris par les frères Antoine et Damien Willefert, devient une marque développée par Textiles de France. Les repreneurs ont fait le pari de préserver 34  des 70 salariés. L’entreprise produit des tissus de luxe et « techniques » (ANTI-UV, antifeu). 

Un défi de taille pour les deux trentenaires originaires de La Bassée qui à l'époque avaient revendu les parts d'une société familiale pour se lancer dans l'aventure. Trois ans après, Antoine et Damien Willefert s'en mordent les doigts.  « On a cru au destin de cette entreprise, au savoir-faire de nos salariés, à l'avenir des textiles innovants... Mais nous sommes victimes du système », regrette le duo.

 

Prononcée  le 3 novembre 2011, la liquidation judiciaire de Textile de France laisse 34 personnes sur la touche. Deux mois après, le démantèlement du site s'organise. Une vente aux enchères se déroule le 22 février 2012. Les métiers à tisser ainsi que toutes les archives de ce fleuron du textile (200 lots) ont trouvé acquéreurs, qu'ils soient Égyptiens, Pakistanais, Italiens ou de la ville d'Halluin, sous les yeux d'anciens salariés. 

A la fin de la vente, plus de 800.000 euros ont été récoltés. Moins de 4 000 ont été dépensés par la Municipalité halluinoise, pour deux collections de Gratry, un dévidoir écheveau et une machine à perforer.

 

24/9/2010 - 13/3/2015

Commentaire et Photos :  ARPH - Daniel Delafosse 

 

 

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L'usine Gratry située rue de la Lys.

  A gauche l'entrée du château et façade de l'usine, côté rue.
 (photo n° 01176) 
 

"Halluin dans 30 ans ?"...

 Exposition septembre 2010.

 

 Du 21 au 25 septembre 2010, c'est une exposition pour le moins originale qui se déroule actuellement  salle du Manège. Avec « Halluin vision futur », découvrez votre ville dans ses moindres recoins grâce à un voyage spatial et temporel.

L'arche de plusieurs mètres de haut est franchi, vous n'êtes désormais plus dans la ville que vous connaissiez comme votre poche. Vous pouvez faire une escapade en hydrogare ou bénéficier de l'« autolys ». À moins que vous ayez envie de vous dégourdir les jambes grâce au « vélolys ».

 

Au passage, entre deux maisons, l'hôtel de ville paraît lui aussi étrange avec ses fenêtres solaires. « Une mairie 100 % écolo », atteste Marion Alkenbrecher étudiante en communication et chargée de projet. Le projet ? Présenter au travers d'une exposition ce que pourrait être Halluin dans trente ans. « Faire jaillir quelques évolutions hypothétiques sur le futur », glisse Jean-Luc Deroo, le premier magistrat.

 

Halluin dans trente ans et Halluin aujourd'hui. 

 

À l'arrivée, cela donne une série de projets futuristes plus originaux les uns que les autres détaillés et expliqués. Le « tram'lys », l'« hydrogare » ou la « tour Leielys » ne sont que des exemples parmi d'autres.

Le grand arche installé salle du Manège symbolisera le passage dans le temps. Une fois l'arche franchi, vous êtes en 2040. Avant l'imposant décor, c'est le Halluin d'aujourd'hui que vous visitez. Dans ses moindres détails. « Car on ne s'intéresse pas toujours à l'ensemble de la ville », explique Jean-Luc Deroo.


Transports en commun, économie (front de Lys, chronodrive...), urbanisme (collèges, logements...), développement durable (déchetterie, recalibrage de la Lys...) ou espaces verts (arboretum du manoir aux loups, jardin familiaux, port de plaisance...), de multiples thèmes sont abordés sur des panneaux suspendus. « Vous allez me dire que l'exposition une opération de communication. Oui, c'en est une, mais dans le bon sens du terme », assume le premier magistrat.

 

En plus de ces différents aspects présentés, d'autres expositions se joignent au cocktail. L'une sur le développement durable intitulée « Ma maison aime la planète », une autre sur le bruit dans la ville et une dernière sur l'écoquartier.

 

Halluin, un nid à touristes...

 

C'est un Roncquois qui a remporté avec brio le concours « Imaginez Halluin dans 30 ans ». Philippe Ruffin a imaginé un projet mêlant environnement, développement du commerce et... réalité.

C'est la nouvelle de ce début d'année : les magasins de la ville peuvent désormais ouvrir leurs portes le dimanche ! Les multiples nouveautés ont effet permis d'obtenir le label « Ville touristique ». Un précieux atout pour la vitalité économique d'Halluin qui permettra peut-être de faire concurrence aux célèbres baraques de Menin.

 

Pour ceux qui auraient manqué quelques épisodes, rappelons qu'en l'espace de trente ans, les projets ont fleuri autour du port de plaisance. Avec l'épicurium d'abord, parcours pédagogique qui entraîne chaque jour de nombreux gourmands à la découverte « de tous les fruits et légumes possibles ».


De la fiction à la réalité, il n'y a qu'un pas.


Un peu plus loin, le « Big Five » attire lui aussi les foules. Surtout les plus petits qui ne lassent pas d'observer la girafe d'Afrique, le kangourou d'Australie ou encore l'éléphant d'Asie. Autre point fort du lieu, la dizaine de gîtes ruraux. Tentes, tipis, yourtes, chalets écologiques attirent leurs lots de touristes prêts à braver le temps maussade. Et la nouvelle passerelle de la Lys permet de rejoindre Menin en quelques minutes. Fini les longs détours.

Mais la popularité d'Halluin revient surtout au parc Pinocchio étalé sur plus 4 000 m². Réservé aux enfants de moins de douze ans, il fait le plein d'heureux chaque jour. On se bouscule pour accéder aux multiples jeux ou au ponton panoramique.


Vous l'aurez compris, le projet gagnant joue la carte de l'environnement et du commerce. Pas étonnant quand on sait que Philippe Ruffin est un ancien coiffeur « qui ne compte pas ses heures » et un amoureux de la nature.

 

Cette dernière est à la racine de son idée. « J'ai pas mal visité Halluin, témoigne-t-il. Pour moi le port de plaisance est un atout majeur. Un environnement qui peut être développé ». Quand il montre une photo aérienne de l'endroit, il apprécie « tout ce vert ». Le lieu deviendra-t-il celui rêvé par le Roncquois ?

Pour l'instant, les séduisantes idées ne sont que fiction. Quoique...Pincocchio aurait le nez qui s'allonge en l'affirmant. Le projet de parc du même nom est en fait dans les valises de Philippe Ruffin.

 

Ce dernier a acheté les anciens bâtiments de la Gratry au 12 rue de la Lys. Son objectif : bâtir le parc Pinocchio. Un parc à son image : où la nature et l'humain auraient une place prépondérante.

 

24/9/2010.

Commentaire : Daniel Delafosse