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Textile : autres entreprises

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Le rouissage du lin sur les bords de la Lys;
(photo n° 2311)

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Une machine de teinturerie, blanchiment de fils, aux Ets

Vandewynckèle , chemin des près - Halluin - sur les berges de la Lys -

cette entreprise aujourd'hui totalement disparue,à laisser place

aux Ets Galloo....

(photo n° 759)

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Ets Lemaitre, tissage , rue de la Lys - Halluin -

Mr Paul Lemaitre dans l'usine en 1922.

(photo n° 2543)

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Photo dans la cour des Ets Lemaitre, rue de la Lys -Halluin - en 1918,

en présence de Joseph et Paul Lemaitre fils, des directeurs Ramaen Henri et Herman Paul,

au premier rang,entr'autres : Désiré Descamps, Gustave Mestdag, et des officiers d'intendance.

(photo n° 698)

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Après 1970 : Une vue du nouvel atelier,
de la Confection Danset Halluin.
  (Photo n° 01150)  
 
La Confection René Danset
de 1937 à 1972. 
 
 
Cet atelier de confection est fondé par M. René Danset en 1937, dans un ancien bâtiment Mestdag situé rue de Lille. L'activité de l'atelier est interrompue pendant toute la durée de la guerre.
 
En 1945, M. Danset a l'opportunité de reprendre ses activités dans l'ancien estaminet "Le Damier" situé rue Lucien Sampaix, qui appartient à la famille Danset. Dans un premier temps, le local sert à la fois d'habitation et d'atelier. Puis le travail reprenant, des agrandissements sont nécessaires. M. et Mme Danset achètent une à une les petites maisons attenantes à l'atelier.
 
Leurs clients sont, au début, les entreprises halluinoises : Glorieux, Demeestère, Loridan, Gratry, Vanhalst, puis la Redoute vers les années 1960.
 
Le personnel est essentiellement féminin. Le travail consiste en la confection de linge  de maison : draps, taies, torchons, serviettes de table et serviette éponge. La matière est fournie par les entreprises clientes. Toute la coupe est faite à la main. Les ouvrières travaillent sur des machines industrielles Singer. Trois machines servent à faire les jours : échelle, Venise et bourdon. Pour les jours Venise, une machine spéciale est utilisée.
 
En 1970, devant le développement de l'entreprise, M. Danset achète les bâtiments du tissage Lamaire situés rue des Ateliers.
 
Né en 1913,  M. René Danset décède en 1972, son épouse continue l'activité aidée par son fils Jean-Noël. 
Une activité de négoce avec la création de "Sylvie Thiriez" complète l'atelier de confection. 
 
 

Jean-Noël Danset

 et Sylvie Thiriez  de 1979 à 1992.

 

 A l’époque, sont créés des pyjamas, du linge de table et de fil en aiguille, des accessoires. « C’était d’abord en sous-traitance pour des marques comme Desforges, Descamps », se souvient Didier Delafosse, comptable depuis 1979 dans la maison.

 

Cette année-là, Jean-Noël Danset, crée officiellement sa boîte de vente par correspondance, qui porte le patronyme. Après les premiers salons professionnels, « la VPC est abandonnée pour se concentrer sur les boutiques ».

 

En 1983, la marque Sylvie Thiriez (du nom de l’épouse de Jean-Noël Danset), est créée, la boutique halluinoise porte son nom. Alors que les stocks sont situés rue Gabriel Péri, les ateliers de confections et bureaux sont installés non loin de là rue Lucien Sampaix.

 

Quand la maison est rachetée par la société Vrau en 1992, l’entreprise compte 124 salariés. Deux ans après Sylvie Thiriez est en dépôt de bilan. 

M. Jean-Noël Danset a créé le 20 avril 1999 une société de textile et de décoration sous l’appellation : Danset Deco Halluin.

 

1/7/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

 

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Fabrique de peignes à tisser :  Ets Maertens, 11, rue Jacquard Halluin. 
Sur la photo, quelques voisins et amis durant la Première Guerre mondiale. 
A  droite : M. et Mme Jules Maertens.   
  (Photo n° 02224)
 
Jacques & Oscar Crombez... 
 
Fabrique de Peignes à Tisser (Historique).
 
L 'origine de l'entreprise Crombez-Maertens date de 1857, au 15, rue du Moulin, où se trouvait la fabrique de peignes à tisser de Théophile Vanneste. Au début du siècle, un de ses ouvriers, Jules Maertens, rachète l'affaire.
A cette époque, les peignes à tisser s'appelaient communément "rots" ou "ros" car les dents des peignes étaient constituées de fines lamelles de roseau taillé. Avec la mécanisation des tissages, on utilisera des dents de cuivre puis d'acier doux.
En 1911, devant déménager, Jules Maertens fait construire une maison avec un atelier rue Jacquard.
 
Puis vient la guerre avec la paralysie de l'activité. Après le conflit, le travail reprit progressivement. En 1923, Jules Maertens laisse l'affaire à son gendre Oscar Crombez père.
L'activité tourne à plein. Les tissages halluinois ainsi que les usines de la Vallée de la Lys, spécialisés dans la fabrication des rubans et des sangles, sont les principaux clients.
En 1937, par suite d'une fausse manoeuvre, l'atelier est totalement détruit par un incendie. La reconstruction à peine achevée, éclate la guerre de 1939. Durant les premiers mois du conflit, les usines tournent à plein pour l'armée et il faut beaucoup de peignes. 
Puis vint l'occupation qui devait durer cinq ans. On éprouve beaucoup de difficultés à s'approvisionner en matières premières, de mauvaise qualité. On doit jongler avec les bons-matières pour se procurer de l'acier, du coton, de la poix. Pour toucher 10 litres de pétrole avec bons, il faut prendre le tramway jusque Tourcoing ou Roubaix, bidon à la main. Il fallut ressortir la vieille charrette à bras pour effectuer les livraisons dans les usines.
 
C'est après la guerre que la fabrication des peignes s'est transformée par suite de la modernisation des métiers à tisser et des plus grandes exigences techniques. Le peigne poissé a laissé la place au peigne soudé, lui-même détrôné par le peigne collé depuis l'avènement de la machine à tisser sans navette des années 1970.
De nos jours, aussi bien les dents de peigne que la colle-résine époxyde, ou les profilés aluminium, sont presque tous importés de Belgique, de Suisse ou d'Allemagne.
 
 
En 1959, M. Crombez décède à l'âge de 65 ans, et laisse l'exploitation de l'entreprise familiale à ses deux fils Oscar et Jacques qui l'ont poursuivie jusqu'à leur retraite en 1992.
Compétence et stabilité caractérisent le personnel. L'apprentissage se fait sur le tas et réclame de longues années de patience. Pratiquement tous entrent à l'atelier à l'âge de 14 ou 15 ans et plusieurs sont restés jusqu'à leur retraite.
Mais les difficultés de l'industrie textile et la modernisation des méthodes de fabrication ont réduit le personnel : de 7 personnes, c'est seulement à 2 que les frères Crombez ont poursuivi les dernières années de leur activité.
 
 
25/6/2011
 
Commentaire et Photo :  ARPH - Daniel Delafosse

JM 0034

Une salle de tissage mécanique aux Ets Delangre Frères.
Atelier situé 2, rue Jean Jaurès Halluin.
Il fut repris par les Ets Vanhalst-Deroo, tissage de coutils à matelas.
(Photo n° jm 034) 
 
Les Fabriques Halluinoises de Châles... Historique. 
 
 
La plus ancienne fabrique de châles, oubliée aujourd'hui, est celle de M. Dumont-Grimonprez, fondée vers 1850, située au n°75, de la rue du Château (l'actuelle rue Jean Jaurès) tout à côté de la gendarmerie. Mais était-elle là à cette époque ?
 
On y fabrique des châles de toutes natures et de toutes dimensions. Les femmes les plus âgées surtout, portent l'hiver un châle sur un caraco, ce n'était pas encore la mode de porter un manteau. Ce sont des châles tartans, carrés fabriqués en un tissu très léger, souple.
 
La maison Dumont obtient une médaille d'argent au cours d'une exposition à Paris en 1878. Peu avant la guerre de 1914, M.F. Deworst reprend l'affaire et, pousuit les mêmes fabrications.
 
Vers 1930, à nouveau l'usine est vendue, aux Ets Charles Ducarin, peut-être à cause de la concurrence ou d'une désaffection du châle. Difficile d'en connaître les raisons.
 
Les Ets De La Royère ont été les plus connus. Créés avant 1900, ils étaient encore en activité en 1950. Les riverains les plus anciens de la Cité Windels (la Cité Devos autrefois) se souviennent du mouvement incessant des femmes qui venaient le matin prendre elles-mêmes livraison de leur paquet de châles, pour les franger à domicile, à l'aide d'une brouette lorsque la fourniture concernait plusieurs jours.
 
Dans les temps les plus anciens, les châles que les femmes portaient avaient des franges très longues, savamment ouvragées.
 
C'était un travail à domicile facile qui fournissait un salaire à des mères de famille nombreuse, dans l'impossibilité d'aller travailler en usine. Les fabrications ont évolué. De ces grands châles anciens, on en vint à façonner des châles tartans.
 
En 1996, au 10, rue de Lille, on aperçoit encore les étages de l'usine De La Royère, l'usine n'a jamais été démolie, seul le rez-de-chaussée a été loué en tant que local commercial.
 
Autre fabricant de châles : les Ets Delangre Frères dont le tissage était situé au 44, rue des Ecoles, à l'angle de la rue de l'Eglise.
 
Des bombes, pendant la guerre 1914-1918, en ont fait une ruine. Quelques années plus tard, le tissage s'installe dans un ancien atelier des Ets Demeestère, au n° 2, de la rue Jean Jaurès, jusqu'à la cessation définitive.
 
On y fabrique des châles et écharpes de couleurs vives pour l'Algérie, la Tunisie.
 
19/6/2011.
Commentaire : ARPH - Daniel Delafosse
 

01166

Ets Autem, en Juillet 1974, fête pour les deux Médaillées :
 Denise Rosseel et Mérina Coine. 
 Assis de gauche à droite : Marthe Deltoer, Albert Autem, Mérina Coine, Denise Rosseel,
Roger Deltoer. Au second rang, de gauche à droite : Joseph Riolo, Claudine Van Gorp,
 Yvette Autem, Judith Mazeda, Carmen Gucciardo, Emilia Mazeda, Laurence Gryson,
 Arminia Ribeiro, Anny Pissoort, Ilda Mazeda,  Corinne Deprez, Carole Ocman...
 Puis derrière : Gisèle Delebecque, Jocelyne Delebecque, Nicole Turpin,
 Solange Vanderplaeste, Mireille Tanghe, Emmanuel Autem, Patricia Ocman,
Viviane Dumortier, Lilo Riolo, Ariane Gryson.
    (photo n° 01166) 
 
Ets A. Autem & Cie... Historique. 
 

L’entreprise Autem est créée dès la fin de la guerre 1914-1918 par Clément Albert Autem (Décédé en 1939). 

 

Cette fabrique de casquettes anglaises (type casquettes d’uniforme) connaît un rapide développement, mais dans les années 35, sous les effets capricieux de la mode et face à un marché en régression, Clément Albert Autem et son fils Gaston qui allait lui succéder, entreprennent la première reconversion de l’entreprise, orientant celle-ci vers la fabrication de lingerie masculine, principalement  la chemise de travail destinée à l’exportation.

 

Les débouchés les plus importants se concrétisent en Afrique du Nord où la firme développe rapidement une forte clientèle de grossistes en Algérie et au Maroc. La marque de fabrique « La Panthère » y connaît un très grand succès.

 

L’entreprise paye un lourd tribut à la guerre 1939-1944. Le 3 septembre 1944, la maison d’habitation de Gaston Autem est incendiée par les troupes allemandes, suite aux attaques de la Résistance sur les colonnes en retraite venant de la direction d’Armentières. 

Si la maison d’habitation est complètement détruite en une heure de temps (d’où la disparition des archives), l’atelier de fabrication, situé nettement en retrait de la rue n’est pas atteint, et l’entreprise reprend progressivement son activité en 1945.

 

Pendant cette période d’après guerre, Denise Rosseel, qui est entrée en 1946 dans la société et qui y est restée 40 ans, se souvient d’avoir confectionné des chemises avec épaulettes et des cravates kaki pour l’intendance militaire. On fabrique également des caleçons courts ou longs, des casquettes jockey, des bleus de travail et même des chéchias de 7 mètres de long…

 

L’évolution des mouvements d’indépendance dans les années 50, laisse déjà planer le doute sur la fiabilité des marchés d’Afrique du Nord : aussi Gaston Autem entreprend-t-il une nouvelle phase de reconversion en transférant sa fabrication vers la confection de linge de maison.

 

Cette reconversion est poursuivie et développée par son fils Albert qui transforme l’entreprise en S.A.R.L. en 1965. Avec son nouvel associé Roger Deltoer (1920-2000), Albert Autem (1935-2007) développe à fond la production de linge de lit et de maison et crée en 1976 un développement « broderies automatisées » qui constitue un élément important dans le cadre de l’élargissement de son domaine d’activité.

 

D’un effectif de 50 personnes, très bien équipé dans le domaine technique par des investissements importants et continus dans le domaine de l’automatisation, la Société Autem & Cie a conquis une très bonne notoriété dans la profession du linge de maison « haut de gamme ».

 

L’effectif, essentiellement féminin, comprend beaucoup de jeunes filles, aussi pendant de très nombreuses années, la Sainte Catherine est fêtée dans l’atelier et se termine par un repas dans un restaurant. 

Les associés n’ayant pas de successeur intéressé, l’affaire est cédée fin 1993. 

 

 16/6/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse

  

 

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 "Le Chaland" Société Declercq-Jonckheere Halluin. 

Direction et Personnel pour la Ste Anne Patronne des Couturières. 

A l'extrême-gauche : Georges Declercq, à l'extrême-droite : Guy Jonckheere. 

   (ARPH DD 31837  n° cha)
 
"Le Chaland"...
 
 Société Declercq - Jonckheere
 
 (1931 - 1996).
 
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(ARPH DD 31831  n° Img 858)
 
La société est créée le 1er janvier 1931 par Georges Declercq et René Jonckheere, "Le Chaland" est choisi comme marque de fabrique.
Au début  la société comprend un tissage situé rue des Ecoles (rue Gustave Desmettre) et un atelier de confection à l'emplacement actuel rue de l'Abbé Bonpain.
La teinture des pièces tissées est confiée à des entreprises extérieures. En 1960, le tissage qui comprend huit métiers, s'arrête. On confie le tissage à d'autres entreprises halluinoises comme Winckels ou Vanhalst. On travaille le croisé que l'on tisse partout et la longotte plus solide et plus rarement tissée.
Après le tissage, les pièces sont teintes en bleu et confiées à l'atelier de confection où travaillent une dizaine d'ouvrières.
 

chaland 01186

Confection "Le Chaland", lors d'une fête de la Sainte Anne,

patronne des couturières, chez Declercq-Jonckheere.

(ARPH DD 31836  n° cha)

 
M. Guy Jonckheere, le fils de Roger, intègre la société en 1960, et en devient responsable à la mort de son père en mai 1966.
La vente de la marchandise se faisait autrefois dans les magasins et sur les marchés. Les collectivités et entreprises sont les principaux clients. La gamme s'est diversifiée : à côté des "bleus de travail", on confectionne des blouses pour hommes et pour femmes avec des tissus de couleur ou à rayures.
L'effectif de l'entreprise fut de 11 personnes dont 7 à la production.  
En 1996, il ne restait qu'un magasin de négoce.
 
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(ARPH DD 31832  n° Img 861)
 
 
Voir aussi... cliquez ci-dessous : 
 
15/6/2011 - 21/3/2019
 
Commentaire et Photos : ARPHalluin - Daniel Delafosse
 

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Le Tissage Vanhalst-Deroo, Négociant en toile à matelas,
rue Jean Jaurès Halluin.
  (Photo n° 2739-2740) 
 
 Tissage Vanhalst - Deroo... Historique. 
 
 
M. Raymond Vanhalst, négociant en toile à matelas, décide de créer un tissage. Installé au lieu-dit "Le Caoutchouc", il achète 11 métiers à tisser aux Ets Mille, puis 7 aux Ets Lemaitre-Demeestère.
 
Le local devenant trop petit, il s'installe rue Jean Jaurès, à la place de la fabrique de châles Delangre. Avec l'aide de son beau-père M. Samyn, ancien contremaitre aux Ets Gratry, il modernise les anciens métiers. Puis M. Vanhalst achète des métiers automatiques d'occasion chez Coboitex, chez Urgé mais également des nouveaux métiers à navettes.
 
La marche du tissage est assurée par deux équipes de deux tisserands. Avec leurs aides, la maîtrise et le personnel de bureau, une quinzaine de personnes travaillent dans ce tissage.
 
Le tissage Vanhalst-Deroo est spécialisé dans la fabrication de toile à matelas de laine ou à ressorts. Ce coutil est d'un prix élevé car il doit être très solide pour assurer le maintien des capitons. Il est à rayures grises ou de couleur, mais aussi à fleurs damassées.
 
Avec l'apparition des matelas synthétiques, notamment de mousse, la toile peut-être moins solide et coûte beaucoup moins cher.
 
La S.C.O.A. (Société Commerciale de l'Ouest Africain) est cliente. Elle commande chaque année de 30 à 40 000 mètres de toile destinés à ses comptoirs. Les africains changent la toile de leur natte tous les ans, ils sont donc gros utilisateurs de cet article.
 
Un client particulièrement connu, à cause de ses fameuses colonnes, est M. Buren. Cet artiste décorateur utilises de la toile à matelas, rayé noir et blanc, pour la décoration de ses expositions à travers le monde.
 
Halluin est spécialisée dans la fabrication de cette toile. A une certaine époque, sur une quarantaine d'usines qui la fabriquent, une quinzaine y sont situées.
 
En 1991, à l'arrêt du tissage Vanhalst-Deroo, il en reste trois. En 1996, seuls les Ets Gratry-Lorthiois-Huet et une autre usine située dans l'ouest, tissaient encore cette toile.
 
10/6/2011.
Commentaire : Daniel Delafosse