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cinéma

 

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 Premier emplacement du cinéma "Familia",

rue des Ecoles Halluin, en 1928.

(Photo 12029  n° Img 935)

 

Ce samedi 14 Avril 2012, à l'occasion de l'arrivée officielle du Numérique et de la technologie 3D au cinéma municipal d'Halluin, nous poursuivons l'historique des salles cinématographiques de la ville, de 1919 à ce jour... 

 

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Entrée Cinéma "Le Familia"

  rénovée en Décembre 1999,

 Place Jacquard Halluin.

 (Photo DD 8829   n° Img 092)

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Salle de Projection du cinéma "Le Familia",  Avril 2012 :

Au 1er plan, le nouvel équipement numérique,

et à côté le projecteur 35 mm.

(Photo DD 12067  n° p1040163)

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Nouveau Cinéma "Le Familia", installé depuis 1979,

Place Jacquard Halluin... salle renouvelée en Décembre1999.

(Photo DD 12068  n° p1040165)

(Utilisez la loupe, à droite, pour agrandir

ou déplacer la photo à votre convenance).

  

Cinéma Halluinois... "Familia",

 Historique de 1928 à 1966.

 

Après le cinéma "Le Régent", le second cinéma halluinois à voir le jour fut le "Familia" installé en 1928. Cette salle était spacieuse et permettait d’accueillir cinq cent soixante personnes. Les deux salles halluinoises avaient leur clientèle particulière et fidèle ; elles traversèrent sans trop de mal les crises durant les années 1930-31 et 1932, dues au lancement de la T.S.F. 

 

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Années 1920/1930. L'équipe des militants du cinéma Familia, 

   et de la gestion de la Maison des Syndicats Libres.  

 De gauche à droite : Henri Boonaert, (?), Michel Coorevits, G.Verbecke,

Jules Vervaecke, Julien Nollet,Victor Desplanque, Victor Montagne,  

Jules Evrard, Julien Lahousse, Wallaeys, Henri Parmentier ,Albert Myngers. 

(Photo n° 2988)

 

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Ce film, de 1935, fait de Gary Cooper une star.

(Photo DD 12052  n° Img 952) 

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Affiche "La grande illusion" en 1937.

(Photo DD 12059  n° p1040195) 

 

Après la guerre fut votée la loi d’aide au cinéma, qui permettait de ristourner jusqu’à 80 % des taxes, à condition que les propriétaires des salles embellissent leurs installations et améliorent leur système de sécurité. Les deux salles locales profitèrent pleinement de cet avantage. Dans les années cinquante, le cinémascope fait son apparition.

 

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Le "Familia"  était situé à l'emplacement 

 de l'actuelle M.J.C. d'Halluin. Cette photo date des années 1950.  

(Photo 8840  n° Img 833)

 

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Affiche du film "L'équipée sauvage" en 1953.

(Photo DD 12033  n° Img 939)

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Mort de sa fureur de vivre, le 30 septembre 1955,

à bord de sa Porsche sur l'autoroute 66 (Californie),

James Dean entre dans la légende à 24 ans.

(Photo DD 12062  n° p1040184)

 

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La salle du "Familia", son écran et ses fauteuils rouges (1950).

(Photo 8841  n° Img 817)

(Utilisez la loupe, à droite, pour agrandir

ou déplacer la photo à votre convenance).

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M. Julien Demeyer  projectionniste,  

au cinéma "Familia",

rue Gustave Desmettre Halluin.

  (Photo n° 2092) 

 

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Affiche du film "Ben Hur" de William Wyler - 1959,

qui remporta 11 Oscars.

(la signature de l'acteur Charlton Heston, en bas à gauche)

(Photo DD 12061  n° p1040192) 

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Charlton Heston aux galères dans "Ben Hur",

 remporte l'Oscar du meilleur acteur le 5 Avril 1960.

(Photo DD 12057  img 956)

 

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 Steve McQueen dans le rôle d'Eric Stoner, le Kid - 1965.

(Photo DD 12069  n° p1030544)

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Edward G. Robinson dans le rôle de Lancey Howard - 1965.

(Photo DD 12070  n° p1030545)

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dans "Le Kid de Cincinnati"

du cinéaste Norma Jewinson - 1965.

(Photo DD 12071  n° p1030543)

 

Le 15 septembre 1966, le "Familia" ferme définitivement ses grilles. L’exploitation des bâtiments et l’entretien sont une charge rop lourde pour la société des syndicats libres : SEDOP qui dirige et gère le cinéma. Cette société décide de vendre les locaux, et ceux-ci seront repris par la ville.

 

Ce fut « un gros morceau » à digérer, et qui marquait, sans aucun doute, la fin de l’âge d’or du cinéma. Le Familia" c’était une salle importante, qui avait connu un grand succès, un des deux grands du cinéma halluinois qui avait tenu envers et contre tout, souvent au-delà de ses forces. Entre temps les salles de Menin (B) connurent le même sort, notamment le « Bucksom » principal concurrent à la frontière.

 

A suivre : Historique du Cinéma "Jean Fiévet" Halluin. 

 

14/4/2012.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

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"Le Familia" d'Halluin sur FR3 Lille,

pour l'installation du nouvel écran,

et du son Dolby-Stéréo, en septembre 1991.

(Photo DD 12065  n° Img 813)

 

Projections en Numérique et en 3D... Mars 2012,

au Cinéma "Le Familia" Halluin. 

 

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  Cinéma "Le Familia" Halluin : 

  Nouvel équipement en numérique

et en technologie 3D - Mars 2012.

(Photo DD 12063  n° p1040161)

 

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Affiche du film "Hugo Cabret" en 3D,

du cinéaste Martin Scorcese.

(Photo DD 12064  n° p1040156)

 

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Le jeune public halluinois équipé des fameuses lunettes 3D,

lors d'une séance en Mars 2012, au cinéma "Le Familia".

(Photo DD 12066  n° Img 958)

 

14/4/2012.

Commentaire : Daniel Delafosse 

 

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Le 1er Cinématographe Lumière,

fabriqué par l'ingénieur Carpentier en 1895.

(Photo X DD 12049  n° Img 949)

 

En 1894, l'Américain Edison a inventé la pellicule et plusieurs appareils projetant des images animées préfigurant le cinéma... Mais c'est un Français, Louis Lumière, qui va réussir la synthèse de ces inventions, avec son cinématographe.

 

Les Frères Louis et Auguste Lumière...

ou les Prémices du Cinéma.

 

Pour présenter leur invention, les frères Lumière organisent des projections publiques. La première a lieu le 28 décembre 1895 au Grand Café, sur le boulevard des Capucines (à Paris). A l'entrée, une pancarte annonce : "Cinématographe Lumière, un franc". D'abord sceptiques, les 33 spectateurs présents reçoivent bientôt le choc de leur vie en voyant les images s'animer.

 

Devant L'Arrivée du train en gare de La Ciotat, certains sont même pris de panique et s'enfuient pour ne pas se faire écraser par la locomotive qui semble leur foncer dessus ! Mais ils reviennent aussitôt, poussés par la curiosité... Bientôt, le bouche à oreille aidant, on se bouscule pour assister aux projections du cinématographe.

 

"L'Arrivée d'un train en gare."

(Photo X DD 26756  n° Img 864)

 

Georges Méliès... l'ancêtre de Spielberg.

 

Le 28 décembre 1895, un magicien nommé Georges Méliès était dans la salle. Fasciné par le cinématographe, il décide de se faire fabriquer un appareil semblable. Mais au lieu de filmer la réalité, comme Louis et Auguste Lumière, il s'en sert pour inventer des histoires féeriques, en faisant jouer des acteurs dans le studio qu'il a installé dans le jardin de sa villa, à Montreuil-sous-Bois.

 

C'est L'Homme à la tête de caoutchouc, Barbe Bleue, et surtout Le Voyage dans la Lune inspiré de Jules Verne. 2000 à 3000 personnes se pressent chaque jour à ses projections ! On est encore loin de E.T. ou d'Alien, mais la bonne fée "fiction" vient d'offrir au cinéma son don le plus merveilleux : celui de faire rêver. La folle aventure du cinéma ne fait que commencer...

 

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Film le plus remarqué : "Le Voyage dans la Lune" de Georges Méliès,

comporte dix scènes en trente tableaux.

(Photo X DD 12050  n° Img 950)

 

L'ancêtre de Spielberg se nomme bien Georges Méliès. Magicien de métier, il se servait du cinéma pour créer des illusions : donner un visage humain à la lune, faire vivre des cartes  à jouer, faire apparaître des diables ou des fantômes... Il a réalisé plus de 500 films entre 1896 et 1913, mais le plus long ne dure qu'un quart d'heure.

 

Par hasard, Méliès a aussi inventé les premiers trucages du cinéma comme la surimpression et la substitution : "Alors que je filmais, la pellicule se déchira. En projetant la bande à l'endroit exact où s'était produit la rupture, je vis subitement un omnibus changé en corbillard, des hommes changés en femmes".

 

13/4/2012.

Commentaire et Photos : Documentations - Daniel Delafosse

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Film "Titanic" de James Cameron.

(Photo DD 12045  n° Img 943)

 

Le Titanic... Il y a 100 ans !

 

C'est du port de Southampton (Angleterre) que le paquebot s'était élancé, le 10 avril 1912, pour sa première traversée de l'Atlantique jusqu’à New-York. Cinq jours plus tard, l'immense paquebot réputé insubmersible sombrait, après avoir heurté un iceberg, dans la nuit du 14 au 15 avril 1912, échouant au fond de l'Atlantique à 650 km au large de Terre-Neuve, dans les eaux internationales.

 

Le navire a coulé tout droit en moins de trois heures, et s'est brisé en deux.  

Sur les 2 200 passagers, environ  1 500 personnes ont péri dans les eaux glacées, et près de 700 ont survécu.

 

L’épave fut découverte en 1985 à quelque 3 800 m de profondeur de l’océan Atlantique.

 

En cette année du centenaire de cette catastrophe, le film « Titanic » de James Cameron, récompensé par dix Oscars en 1998, ressort en version 3D.

 

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Sorti en 1997, le film "Titanic"

 connaîtra un succès planétaire.

(Photo DD 12046  n° Img 944)

 

13/4/2012.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

 

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Le 5 Février 1936 sortie du film

"Les Temps Modernes".

 (Photo DD 12044  n° p1040194)

 

Les camps municipaux et les patronages du jeudi et des vacances, furent pour beaucoup les premiers contacts avec le cinéma, les Tintin projetés en fixe et en noir et blanc. « L'éducation cinéphile » pour beaucoup d'Halluinois... sans oublier pour d'autres (Années 1950-60) les premiers films muets noir et blanc  de Max Linder, Harold Lloyd, Buster Keaton, Charlot, Laurel et Hardy, et les célèbres Walt Disney etc, projetés dans la salle paroissiale du Colbras (actuelle salle Pierre Declercq).  

 

13/4/2012.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

 

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Devanture du cinéma "Le Régent"

(Photo 12024  n° Img 930)

(Utilisez la loupe, à droite, pour agrandir

ou déplacer la photo à votre convenance). 

 

Depuis ce mois de Mars 2012, Le cinéma municipal halluinois "Le Familia" est équipé en numérique et en technologie 3D. Les nouvelles installations seront  inaugurées officiellement lors de la soirée du samedi 14 Avril 2012, où sera projetée en "3 Dimensions" le dernier film de Martin Scorsese "Hugo Cabret".

 

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Avril 2012 : Salle de projection

 du cinéma "Le Familia" Halluin.

Au 1er plan, le nouvel équipement numérique.

(Photo DD 12090  n° p1040174)

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L'envers de la salle de projection,

du cinéma "Le Familia" Halluin - Avril 2012.

(Photo DD 12091  n° p1040179)

 

Ce passage à l'ère du  numérique est une nouvelle vie qui commence pour le cinéma local. C'est l'occasion également de se souvenir de la naissance du cinéma halluinois, et en particulier du cinéma "Le Régent".  

 

En 1989, Daniel Delafosse, passionné de cinéma, nous avait fait découvrir ou redécouvrir, dans la presse locale, ce passé de la "cinémathèque halluinoise".

 

Cinéma Halluinois... "Le Régent"

Historique de 1919 à 1970.

 

Le premier cinéma , installé à Halluin, était situé rue des Ecoles en 1919 (aujourd’hui, rue Gustave Desmettre). A cette date, une association d’amis, parmi lesquels MM. Leman et Decottignies créa « La Brasserie des Familles » ; cette salle pouvait accueillir trois cents personnes. Elle était encastrée entre deux cafés et une bourloire. Très vite, cette association céda l’affaire à MM Henri Naeye et Surmont, ce dernier laissant la place seule à M. Naeye en Juin 1924

 

« La Brasserie des Familles » était le nom officiel du cinéma, mais la sortie de cette salle donnait sur le café voisin « Chez Olivier », et rapidement l’habitude fut prise de dire : « Je vais chez Olivier ». Le café disparaîtra, mais le nom restera. 

 

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 Le café-ciné "chez Olivier".

(Photo 12023  n° Img 929)

 

Le cinéma muet attirait alors la grande foule. C’était une révolution, et le cinéma halluinois n’avait alors comme concurrent que celui de Menin-Baraques, appelé « Bucksom ». A cette époque, on se déplaçait fort peu, et il n’était pas question de craindre la concurrence des grandes villes. 

 

Le bruitage des films muets nécessitait l’emploi d’instruments divers. Ainsi, lors de la sortie du film « La grande parade » (le premier long métrage sur la grande guerre 14-18) divers artifices furent employés : des roues en fer imitaient le bruit des camions et des chariots, une grosse caisse celui des détonations du canon ; il y avait en plus, un orchestre composé d’un pianiste (Ernest Debock ou Nadia Vandewattyne)  et d’une violoniste (Mme Splete-Boussemaert). Pour les grands films, l’orchestre était renforcé d’un saxo (Ernest Lioen) et parfois d’une chanteuse, ce qui fut le cas lors du passage du film « Les bateliers de la Volga ».

 

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En 1925, dans "La Ruée vers l'or",

Charlie Chaplin est au sommet d'un art du comique.

(Photo DD 12089  n° Img 945)

 

Le second cinéma à voir le jour fut le "Familia " installé en 1928. Cette salle était spacieuse et permettait d’accueillir cinq cent soixante personnes. Les deux salles halluinoises avaient leur clientèle particulière et fidèle ; elles traversèrent sans trop de mal les crises durant les années 1930-31 et 1932, dues au lancement de la T.S.F.

 

C’est à ce moment-là que l’apparition du cinéma parlant assura une reprise en force. Le premier film parlant projeté à  « La Brasserie des familles », « Le chant du marin » fit salle comble ; c’était la période où il y avait six et sept séances par semaine, le mercredi étant le seul jour de fermeture. Les débuts du parlant sont cahotants pour M. Naeye, le propriétaire, et des effets comiques en découlaient parfois :

 

« A l’époque, les films étaient plus fragiles car inflammables, et prenaient souvent feu. Au collage, cela faisait souvent un petit bout de film en moins. Or, les premiers films parlants étaient accompagnés de disques 78 tours qui, eux, restaient intacts, figés dans la rapidité de leur matière. Cela donnait des effets de désynchronisation plutôt cocasses ».

 

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Affiche de "Le Quai des Brumes" en 1938.

(Photo DD 12060  n° p1040199)

 

Il y eut une nouvelle chute des affaires en 1936 et jusqu’à la guerre, au cours de laquelle les salles furent pleines à chaque séance, car il n’y avait pas d’autres distractions. Mais les contraintes deviennent plus réelles : le choix du film évidemment, et le nombre de films proposés. Jusqu’alors les spectateurs avaient droit à deux films par séance… ils n’en auront plus qu’un. Les actualités « propagandistes » sont imposées. C’était aussi le moment où le guetteur se trouvait à l’entrée de la salle pour alerter les jeunes en cas de l’arrivée des Allemands.

 

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 "Les Hauts de Hurlevent"  :

Oscar de la meilleure photographie,

en noir et blanc, en 1940.

(Photo DD 12030  n° Img 936)

 

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Vivien Leigh et Clark Gable, acteurs principaux du film

 "Autant en emporte le vent" réalisé en 1939,

et adapté du roman éponyme de Margaret Mitchell.

(Photo DD 12040  n° Img 940) 

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"Autant en emporte le vent" de Victor Fleming,

le film remporte 10 Oscars en 1940.

(Photo DD 12032  n° p1040188)

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Dans le rôle de Mamma "Autant en emporte le vent", Hattie McDaniel

 obtiendra l'oscar du Meilleur second rôle féminin, le 29/2/1940,

devenant la première actrice noire à obtenir cette récompense.

(Photo DD 12041  n° Img 941)

 

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"Les Enfants du Paradis",

de Marcel Carné, sorti en 1945,

considéré comme le plus grand film du cinéma français.

(Photo DD 12043  n° p1040196)

 

Après la guerre fut votée la loi d’aide au cinéma, qui permettait de ristourner jusqu’à 80 % des taxes, à condition que les propriétaires des salles embellissent leurs installations et améliorent leur système de sécurité. Les deux salles locales profitèrent pleinement de cet avantage. Dans les années cinquante, le cinémascope fait son apparition et oblige M. Naeye, de « Chez Olivier » à agrandir l’écran et la salle, dont la contenance fut portée à six cent cinquante places !  

 

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Projectionnistes du cinéma "Le Régent",  

 situé au n° 15 rue Gustave Desmettre : 

 Jérome Gryson, à gauche, et Noël Mahieu. 

 (Photo n° 2396) 

   

Profitant des transformations, M. Naeye a rebaptisé la salle, elle s’appellera désormais « Le Régent ». Toute la famille participe à l’exploitation. Un des fils est opérateur, l’autre place les spectateurs, la belle-fille vend les confiseries pendant l’entracte.

 

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Cinéma "Le Régent", rue Gustave Desmettre Halluin,

Transformations de la salle, dans les années 1950.

 (Photo 12022  n° Img 928)

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(Photo 12025  n° Img 931)

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(Photo 12026  n° Img 932) 

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Fauteuil du cinéma "Le Régent",

exposé au CCAD Halluin en Mars 2011.

(Photo DD 12088  n° Img 968) 

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  "La Grande Vadrouille" avec Bourvil - De Funès.

Le dernier grand succès du cinéma français,

 projeté en 1967 au "Régent".

(Photo DD 12042  n° p1040201)

 

La société Naeye cessera l’exploitation du « Régent » le 31 décembre 1967. Cette société ne cessera pas ses activités par manque de fréquentation, au contraire, mais la suppression de la loi d’aide aux petites exploitations, ayant été déviée vers les M.J.C. par la loi Malraux en 1959, ne permettait plus d’envisager de nouveaux investissements indispensables (hall d’entrée, fauteuils etc).

 

 « Le Régent » sera mis en location gérance au circuit « Casino »  de Roubaix, jusqu’au 31 décembre 1970, date à laquelle le premier et dernier cinéma local ferme définitivement ses portes ; il aura vécu cinquante-et-un ans ! Ce cinéma restera longtemps rideaux baissés, avant d’être transformé en entrepôt commercial. 

 

Dès 1973, l’administration municipale en place, lança le projet de l’aménagement de l’ancien cinéma « Familia », tombé en désuétude, en salle polyvalente, permettant d’accueillir les spectacles les plus variés : musique, danse, cinéma, théâtre, conférences etc.

 

A suivre… Historique des anciens cinémas "Jean Fiévet" (1950-1964) et "Familia" (1928-1966)…

 

12/4/2012.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

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Cinéma "Bucksom",

rue de Reckem Menin (Belgique).

(Photo 12028  n° Img 934)  

 

L'incendie du cinéma "Bucksom" en 1912...

 

1912, année de naufrage du Titanic, a été une année noire pour le cinéma à Menin (B). Le dimanche 22 décembre 1912, 700 personnes assistaient à la séance de 18 h au Bucksom, située alors au 4, rue de Reckem, l’actuelle rue Hoornwerk.

 

Bien que ce cinéma soit meninois, il était très fréquenté par les Halluinois. Tout à coup, le film brûla, une grande flamme apparut sur l’écran, un spectateur cria « au feu », ce qui créa dans l’obscurité due à un court-circuit une panique épouvantable. Des femmes et des enfants furent piétinés. On dénombra 14 morts dont 6 enfants. Il y avait 7 Halluinois parmi les victimes.

 

Les funérailles furent célébrées à Saint-Hilaire par le Doyen Emile Deram, le jeudi 26 décembre 1912. Une foule franco-belge immense y assista, les usines ont chômé ce jour-là.

 

12/4/2012.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

 

 

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Au 1er plan, Dominique Blanc sort du Café de l'Union,

où se déroule quelques plans du film "Faut-Il aimer Mathilde ?",

en septembre 1992.

(Photo DD 8911  n° Img 874)

 

Tournage à Halluin en 1992... 20 ans déjà !

 

En ce jour du 14 Mars, fête des Mathilde... l'occasion nous est donnée de se souvenir du tournage du film d'Edwin Baily "Faut-il aimer Mathilde ?", avec  dans le rôle principal l'actrice Dominique Blanc (César du meilleur second rôle féminin dans "Indochine" avec Catherine Deneuve)et dont certaines scènes furent tournées avec des figurants halluinois, notamment au café de l'Union chez M. Maurice Buttenaere, et au relais de l'Europe à Halluin-Est... C'était il y a 20 ans... en 1992 !

 

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Projecteurs installés devant

le café de l'Union Halluin.

septembre 1992.

(Photo DD 8913  n° Img 876)

(Utilisez la loupe, à droite, pour agrandir

et déplacer la photo à votre convenance).

 

Sur cette photo, au milieu de la chaussée, entre deux prises de vue du film "Faut-il aimer Mathilde ?", nous apercevons le second assistant du film, Serge de Closets... le fils de François de Closets, journaliste et producteur de télévision et de la comédienne Danièle Lebrun.

 

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Dominique Blanc est filmée sur le parking face au relais de l'Europe,

à Halluin-Est, en septembre 1992,

pour le film "Faut-il aimer Mathilde ?"

(Photo DD 8912  n° Img 875)

 

Décès de Serge de Closets... Avril 2014.

 

Ce 24 Avril 2014, nous apprenons  la disparition de M. Serge de Closets, âgé de 50 ans, des suites d'une longue maladie. 

 

Serge de Closets (chemises bleue) entre plusieurs prises de vue,

à l'intérieur du Café de l'Union à Halluin - Septembre 1992.

(Photo DD 20775  n° Img 477)

 

Le fils aîné de François de Closet et Danièle Lebrun avait passé plusieurs jours dans la Vallée de la Lys et notamment à Halluin, pour le tournage du film "Faut-il aimer Mathilde" (voir ci-dessus) en septembre 1992. Connaissant ma passion pour le cinéma, Serge de Closets m'avait fait un superbe cadeau en me permettant, pour la première fois, d'être figurant au cinéma, dans une scène de restaurant tournée à Armentières, en présence de la comédienne Dominique Blanc. 

 

Depuis, Serge de Closets avait suivi les traces de Marcel Bluwal réalisateur de télévision, devenu son beau-père. En 2013 Serge et sa mère Danièle Lebrun avaient travaillé ensemble sur "Les Vieux Calibres" un téléfilm de TF1 avec également Michel Aumont.Serge de Closets a été aussi premier assistant-réalisateur sur les oeuvres télévisées "Le Grand Georges" et "Jeanne Devère" et sur le long métrage "Le Rôle de sa vie" avec Karin Viard.

Ses obsèques se sont déroulées ce 17 Avril 2014 à Bez-et-Esparon dans le Gard.

Avec mes très sincères condoléances à sa famille. 

 

14/3/2012 et 24/4/2014

Commentaire et Photos : Daniel Delafosse

 

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Cinéma "Le Familia" : Projection en  Mars 2012.

(Photo DD 8910  n° p 1030967)

 

Tous les films 35 mmm étant amenés à disparaître, En ce mois de Mars 2012, le cinéma halluinois "Le Familia" passe désormais à l'heure du numérique.

 

14/3/2012.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

 

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Michèle Morgan

reçoit un César d'Honneur

le 22 Février 1992.

(Photo DD 8867  n° Img 834)

 

Bon anniversaire  !

 

Il y a 20 ans, le 22 Février 1992, Madame Simone Roussel alias Michèle Morgan née le 29 Février 1920 à Neuilly-sur-Seine,  encore toute émue par l’hommage de Jean-Loup Dabadie, président de l’académie des arts et techniques du cinéma, qui lui a remis un César d’honneur pour sa prestigieuse carrière.

 

Pour ma part, ce fut la première grosse émotion de cette « sacrée soirée » que d’être en présence de l’une des plus grandes dames du cinéma français, l’inoubliable interprète de « La symphonie pastorale », « Les orgueilleux » ou « Quai des Brumes », celle qui possédait les plus beaux yeux et incarnait, à travers les générations, le charme et la beauté du cinéma français.

 

29/2/2012.

Commentaire : Daniel Delafosse