:

Guerre d’Algérie

 

img544

UNC/AFN Halluin, 50ème anniversaire de la création de la section locale,

 le Dimanche 18 Octobre 2009.

Les personnalités : MM Jean-Luc Deroo Maire,

Christian Vanneste Député, Marie Deroo Conseillère Générale,

 et les récipiendaires : MM. PhilippeGrimonpont, Fernand Meeuros, Hubert Tyberghien,

 JulesVerfaillie, Henri-Jean Gevaert et Francis Poulain.

(Photo Mairie DD 08527 n° Img. 544)

 

(9/9) Le 50ème Anniversaire de l'UNC/AFN Halluin

(1959 - 2009).

 

Dimanche 18 octobre 2009 la section halluinoise de l'UNC-AFN

(Union nationale des combattants d'Afrique du Nord)

célébrait le 50e anniversaire de sa création.

Fondée en 1959, la section halluinoise de l'UNC-AFN

a offert une journée commémorative exceptionnelle.

 

P1440113

(UNC DD 29566  n° P1440113)

 

La journée a débuté par une cérémonie religieuse en l'église Saint Hilaire. Une messe animée par la Lyre halluinoise suivie d'un rassemblement des personnalités, des délégations d'anciens combattants, des véhicules militaires, place du Général de Gaulle. L'Harmonie municipale a ouvert le défilé impressionnant jusqu'au monument au Morts et au square des anciens combattants d'Afrique du Nord.

Des remerciements ont été adressés, aux nombreux porte-drapeaux des associations patriotiques (françaises et belges), des pompiers et JPS, des scouts de France... et  à ceux qui ont assuré le succès de cette journée du souvenir, suivie par près de 500 personnes.  


Après l'arrivée du cortège dans la salle municipale du Manège le président Philippe Grimonpont a débuté la cérémonie officielle en retraçant l'historique de la section créée par Gérard, René, Michel, Charles, André, Benoit, Roger, Jean-Marie, Bertrand, ils venaient de rentrer d'Algérie… « Ils décidèrent en cette fin d'année 1959 de se réunir, de parler, puis de créer une Amicale qui devint ensuite une section d'anciens combattants d'Afrique du Nord, dans le cadre de l'Union nationale du combattant ».

 

P1440116

(UNC DD 29568  n° P1440116)


Ils ont été rejoints peu de temps après par Hildevert Wancquet qui en devint le premier président (1961-1968). Il a salué également la mémoire des présidents de l'association qui se sont succédé André Van Garsse (1968-1973), Roger Strobbe (1973-1988), Bertrand Vangaeveren (1988-2001), Raymond Dekeyser (2001-2004).

L'objectif de la section était alors d'accueillir et d'aider les camarades quelque peu perdus, voir traumatiser à leur retour dans leur foyer. La réadaptation à la vie civile, au travail, à la famille ne fut pas toujours chose aisée après tant de mois d'épreuves.

« Il nous appartient à nous anciens d'Afrique du Nord de léguer à nos jeunes générations cette mémoire combattante mais mémoire vivante aussi slogan de notre association », déclarait le président. 

 

P1440115

Raymond Dekeyser ... (sans t)

(UNC DD 29567  n° P1440115)

 

Remise de décorations. 


Le maire, Jean-Luc Deroo, a souligné l'importance de l'UNC dans la ville et dans la transmission du devoir de mémoire, « toujours présente et efficace ».

Les remises de décorations ont été le point d'orgue de cet anniversaire, en présence d'Edgard Buino, vice président départemental de l'UNC, avec une pensée émouvante pour Francis Poulain, honoré de la médaille du Mérite de l'UNC et père du caporal-chef David Poulain, mort pour la France et pour la paix en 2006, en Afghanistan.


Parmi les récipiendaires : Fernand Meeros et Hubert Tyberghien qui ont reçu la Croix du Combattant Jules Verfaillie, pour la médaille de Reconnaissance de la Nation et Henri-Jean Gevaert pour la médaille d'Afrique du Nord.

Le maire en a profité pour remettre la médaille de la Ville à la section AFN de l'UNC Halluin « pour citation sur le drapeau ».

 

Christian Vanneste, député, a remis à Philippe Grimonpront la médaille de l'Assemblée Nationale. Celui-ci, dans son allocution de fin, a d'ailleurs posé des réserves « sur la multiplicité des cérémonies et commémorations engendrant à terme une désaffection des participants… ». 

 

 Voir aussi... cliquez ci-dessous :

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 1/9 (Historique d'une Guerre Coloniale).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 2/9 (Régis Verschae "Mort pour la France" en 1961).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 3/9 (Témoignages d'Halluinois en 2009).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 4/9 (Le Colonel Hildevert Wancquet 1936 - 2007).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 5/9 (Square des AFN en 1990 et Stèle 2001 Historique).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 6/9 (Square du 19 Mars 1962 – 1997 Historique). 

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin7/9 (15ème Anniversaire UNC/AFN Halluin 1976)

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 8/9 (Roger Strobbe 1936 - 2008). 

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 9/9 (50ème Anniversaire AFN Halluin 1959 - 2009)

 

14/10/2011 - 7/5/2017

Commentaire  et Photos : Presse - Mairie - UNC - Daniel Delafosse

Lien : unc.halluin.free.fr (AFN Halluin). 

 

img545

Roger Strobbe (1936-2008)

(Photo VdN DD 08528 n° Img. 545)

(8/9) Roger Strobbe (1936 - 2008)...

Ancien Président de l'UNC/AFN d'Halluin. 

 

En avril 2008,  Roger Strobbe s'en est allé  à l’âge de 72 ans.

 Il était une figure bien connue des Halluinois. 

Elu conseiller municipal d’opposition lors des élections de juin 1995,

il a, durant cinquante ans, tenu respectivement les cafés « Les Combattants »,

« La Paix », « le Karlsbrau » et « La Renaissance ». 

 

Sous-officier et ancien combattant d’A.F.N.,

il était l’ancien président fondateur de l’U.N.C. section A.F.N. d’Halluin (1973 - 1988)

 avec Henri Joncquiert, Pierre Desprez pour l’U.N.C. et Michel Bauwens pour l’A.F.N.

 

LC 0878

En 1982, Roger Strobbe dépose une gerbe au Monument aux Morts d'Halluin,

entouré de Guy Desreveaux et Bertrand Vangaeveren.

(LC DD 29548  n° LC0878)

 

Roger Strobbe était également l’ancien président fondateur du club de javelot « Les Mousquetaires » avec Alexandre Adric,

ancien président des supporters de l’U.H. Football et créateur du club des rouges et noirs (vétérans de l’UH Foot).

Roger Strobbe était titulaire de la croix de la valeur militaire,

croix du combattant, médaille commémorative Algérie,

médaille du mérite UNC, croix du Djebel, croix de l’Europe Bleue et verte.  

 

P1440117

(UNC DD 29562  n° P1440115)

 

Ses funérailles, le mardi 29 avril 2008 à 9 h 30 en l’église Saint-Hilaire à Halluin,

ont été suivies de son inhumation au cimetière d'Halluin.

 

Voir aussi... cliquez ci-dessous :

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 1/9 (Historique d'une Guerre Coloniale).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 2/9 (Régis Verschae "Mort pour la France" en 1961).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 3/9 (Témoignages d'Halluinois en 2009).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 4/9 (Le Colonel Hildevert Wancquet 1936 - 2007).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 5/9 (Square des AFN en 1990 et Stèle 2001 Historique).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 6/9 (Square du 19 Mars 1962 – 1997 Historique).  

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin7/9 (15ème Anniversaire UNC/AFN Halluin 1976)  

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 9/9 (50ème Anniversaire AFN Halluin 1959 - 2009)  

 

14/10/2011 - /5/2017

Commentaire et Photos :  Presse - ARPH - Daniel Delafosse

Lien : unc.halluin.free.fr (AFN Halluin).

  

05407

Trois Halluinois durant la Guerre d'Algérie.

 De gauche à droite : Daniel Debévère, Arthur Houte, Bernard Dubus.

(photo n° 5407)

 

A l'occasion de la "Journée du souvenir", ce Dimanche 16 Octobre 2011 à partir de 9 H 30, 

en hommage spécialement aux Halluinois tombés en Afrique du Nord...

Vous pouvez suivre, en neuf volets, un Historique relatif à la Guerre d'Algérie et aux Combattants Halluinois... 

 

img910

Débarquement d'appelés de l'armée de l'air à Alger.

A partir de 1956, la France envoie le contingent en Algérie.

(X DD 29490  n° Img 910) 

 LC 0348 Gevaert Jean Marie

L'Halluinois Jean-Marie Gévaert embarqué sur le "Ville d'Alger".

(LC-0348)

 

(1/9) Histoire d’une Guerre Coloniale...

celle d’Algérie (1954 - 1962). 

 

Le 19 mars 1962, les accords d’Evian mettaient fin à la guerre d’Algérie, un conflit qui, en huit ans, a tué des centaines de milliers d’Algériens musulmans et 27.500 soldats français, et entraîné l’exode d’un million d’Européens.

 

En réponse à l’insurrection lancée dans la nuit de la Toussaint 1954 par une organisation nationaliste jusque là inconnue, le Front de libération nationale (FLN), la France déclenche des « opérations de maintien de l’ordre » en Algérie. 

Car pour les gouvernements successifs de la IVe République, « l’Algérie c’est la France ». Colonisée depuis 1830, elle est composée de trois départements où vivent neuf millions de musulmans et un million d’Européens, les « pieds-noirs ». Depuis 1947, les deux communautés votent dans des collèges séparés : une voix européenne vaut neuf voix musulmanes.

 

La « Bataille d’Alger ».

 

Après la Toussaint 1954, un soulèvement paysan éclate le 20 août 1955 dans le Nord Constantinois, là où des émeutes avaient été réprimées dans le sang en mai 1945. Aux massacres d’Européens répond une répression sauvage.

Sous l’impulsion du gouvernement du socialiste Guy Mollet, le Parlement vote en 1956 une loi sur les pouvoirs spéciaux suspendant en Algérie la plupart des garanties de liberté individuelle.

La guerre s’intensifie avec l’envoi du contingent. Les parachutistes du général Massu se voient confier la mission d’enrayer la vague d’attentats que le FLN commet à Alger. C’est la « bataille d’Alger », déclenchée à partir du 30 septembre 1956 par le FLN, et son engrenage de violences, de tortures et de répression.

 

img913

1956 : A la suite d'une série d'attentats commis par le F.L.N,

l'armée prend le contrôle de la Ville d'Alger. 

(X DD 29493  n° Img 913)

 

img912

Affiche éditée par les Forces libres,

réclamant une paix immédiate en Algérie et l'arrêt de la torture.

(X DD 29492  n° Img 912)

 

En janvier 1958 paraît La Question, le témoignage d’Henri Alleg qui bouleverse les consciences en révélant l’usage de la torture par l’armée française.

Le 13 mai 1958 à Alger, des centaines d’étudiants en colère mettent à sac les locaux du Gouvernement général. A 20 H40 un « comité de salut public » est créé sous la présidence du général Massu. Le général Salan, commandant en chef en Algérie,  ance alors son fameux  « vive le général de Gaulle », qui résonne jusqu’en métropole, où depuis le 16 avril il n’y a plus de gouvernement.

A Paris, l’Assemblée nationale installe dans la nuit le gouvernement Pflimlin, contraint à démissionner le 28. De Gaulle apparaît comme le seul recours à la subversion militaire. Le président Coty lui demande de prendre la tête du gouvernement.

 

« Je vous ai compris ».

 

Le 1er juin 1958, l’Assemblée nationale vote l’investiture par 329 voix contre 224. Le lendemain, de Gaulle obtient les pouvoirs spéciaux en Algérie et les pleins pouvoirs en métropole pour six mois.

A Alger le 4 juin, sur le forum où son massés pieds-noirs et quelques « Français-musulmans », il lance ces mots « Je vous ai compris » , mais ne prononce toutefois pas le rituel « vive l’Algérie française ».  La IVe République vient de mourir.

 

Le fondateur de la Ve République racontera dans ses Mémoires d’espoir  (1970) que sa religion était faite dès son retour au pouvoir : Il n’y avait plus à mes yeux d’issue en dehors du droit à l’Algérie à disposer d’elle-même ». De Gaulle engage l’Algérie sur la voie de « l’autodétermination », approuvée par référendum le 8 janvier 1961.

 

5.990.000 « oui », 16.400 « non ».

 

Les jusqu’au-boutistes de l’Algérie française se disent « trahis » par de Gaulle. Leur Organisation armée secrète (OAS) multiplie les attentats et le 22 avril 1961, à Alger, les généraux Salan, Challe, Jouhaud et Zeller tentent un putsch qui échoue. Moins d’un mois plus tard, le 20 mai, des négociations débutent à Evian.

Le 18 mars 1962, après des mois de difficiles tractations sont signés les Accords d’Evian entre les représentants français, menés par Louis Joxe, et ceux du Gouvernement provisoire de la république algérienne (GPRA), dont le chef est Krim Belkacem, colonel de l’Armée de libération nationale.

Le cessez-le-feu est décrété le lendemain 19 mars à midi, après sept ans et quatre mois d’un conflit qui ne portait  pas le nom de guerre. Les combats de rue vont pourtant se poursuivre et l’été 1962 sera encore très meurtrier.

Le 1er juillet 1962, lors du référendum prévu par les accords d’Evian, 5.990.000 d’Algériens se prononceront en faveur du « oui », 16.400  pour le « non ».

 

L’indépendance sera proclamée le 3 juillet 1962,

après 132  années de présence française en Algérie.

 

Date-polémique.

 

Il avait fallu attendre le 5 octobre 1999 pour que le Parlement français reconnaisse officiellement la « guerre d’Algérie ». Jusque-là, on parlait des « événements d’Algérie ». 

Et en janvier 2002, une majorité de députés avaient adopté la date du 19 mars comme journée du souvenir pour les victimes. Mais le gouvernement avait choisi de ne pas présenter au Sénat le texte voté à l’Assemblée. Les débats s’étaient en effet déroulés dans une ambiance particulièrement électrique et le gouvernement avait estimé qu’une décision de cette nature nécessitait un large consensus.

 

Combien de victimes ?

 

Le bilan des sept années et demi de guerre en Algérie n’a jamais pu être établi avec précision, étant donné le peu de sources et les polémiques sur les disparus.

Les estimations récentes chffrent le bilan à près de 500.000 morts -civils et militaires ou combattants- pour une population d’à peine dix millions d’habitants (dont un million d’ »Européens »). Les pertes de l’armée française, qui a mobilisé jusqu’à 400.000 hommes, sont les mieux connues : autour de 25.000 morts, tués ou accidentés (chiffre publié par l’armée).

Du côté algérien, tandis que le discours officiel de l’après-guerre parlait du « pays d’un million et demi de martyrs », le bilan estimé par l’armée française s’élève à environ 200.000 morts, tués au cours de combats avec l’armée (141.000) ou avec le FLN et civils assassinés.

 

img915

Arrestation d'un fellaga (combattant algérien) par des soldats français

placés sous le commandement du Colonel Bigeard.

(X DD 29495  n° Img 915)

 

Les recherches historiques récentes, qui tiennent compte du grand nombre de disparus, du nombre inconnu de victimes de l’OAS, des massacres de harkis et des combats pour le pouvoir au cours de l’été 1962, estiment que les pertes humaines du côté algérien pourraient se situer entre 300.000 et 400.000. 

 

Les pieds-noirs.

 

Colons fortunés ou petites gens, descendants de Français, d’Espagnols, d’Italiens ou de Maltais, les pieds-noirs ont été près d’un million à traverser la Méditerranée pendant l’été 1962, fuyant l’Algérie pour recommencer leur vie de zéro dans une métropole qui les accueillait plutôt froidement. 

Environ 2.800 « pieds-noirs » ont été tués durant la guerre d’Algérie. En novembre 1964, le gouvernement français révélait en outre que 1.773 Européens avaient « disparu » après mars 1962 : 1.165 d’entre eux ont été retrouvés morts ; Le nombre des victimes européennes s’établit donc entre 4.000 et 4.500, chiffres jugés inférieurs à la réalité par des associations de Français d’Algérie.

Beaucoup des « Européens » d’Afrique du Nord s’installent dans le sud. Certains choisissent l’Espagne, les Etats-Unis ou même l’Argentine, l’Afrique du Sud, le Canada ; Leur désespoir fait monter le taux national de suicides en 1962. Mais la croissance économique va favoriser leur intégration.

Aujourd’hui, à la différence des harkis, les « pieds-noirs » se sont fondus dans la société française, tout en gardant la nostalgie d’un « là-bas » souvent idéalisé.

  

Les harkis.

 

Les 200.000 harkis étaient des musulmans engagés par l’armée française comme supplétifs au cours de la guerre d’Algérie.  Quelques 20.000 d’entre eux (60.000 personnes avec leurs familles) ont pu se réfugier en France. Les autres désarmés par l’armée française, ont été victimes de cruelles représailles. 

Le nom des victimes de ces massacres est très difficile à évaluer : les estimations varient de 30.000 à plus de 150.000, chiffre repris dans la plainte déposée par les harkis en août 2001 pour «  crimes contre l’humanité et complicité ». Un dernier chiffre excessif pour la plupart des historiens qui estiment que les victimes seraient entre 55.000 et 75.000.

 

Les harkis qui ont pu quitter l’Algérie et leurs descendants forment aujourd’hui une communauté de quelque 500.000 personnes. Ils ont été installés en France pendant vingt ans dans des camps de fortune et hameaux forestiers, principalement dans le Midi, puis dans des cités.

Depuis 1974, les fils de harkis ont mené des grèves de la faim et marches de protestation pour obtenir la reconnaissance de leur drame et une amélioration de leur sort.

 

Voir aussi... cliquez ci-dessous : 

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 1/9 (Historique d'une Guerre Coloniale).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 2/9 (Régis Verschae "Mort pour la France" en 1961).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 3/9 (Témoignages d'Halluinois en 2009).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 4/9 (Le Colonel Hildevert Wancquet 1936 - 2007).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 5/9 (Square des AFN en 1990 et Stèle 2001 Historique).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 6/9 (Square du 19 Mars 1962 – 1997 Historique). 

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 7/9 (15ème Anniversaire UNC/AFN Halluin 1976)

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 8/9 (Roger Strobbe 1936 - 2008). 

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 9/9 (50ème Anniversaire AFN Halluin 1959 - 2009)

12/10/2011 - 2/5/2017

Commentaire et Photos : Doc. divers - ARPH - Daniel Delafosse

Lien :  unc.halluin.free.fr  (AFN Halluin).  

 

  p1020111

Stèle de Régis Verschae au Cimetière d'Halluin.

(Photo DD 08524  n° p1020111) 

 

P1440097 

Régis Verschae (1938-1961).

(UNC DD 29570  n° P1440097)

 

(2/9) Poème dédié à un jeune soldat halluinois...

Régis Verschae "Mort pour la France" en Algérie. 

 

Le 28 février 1985, le Docteur Charles Dereu s’éteignait à l’âge de 84 ans. Linsellois d’origine, il s’était installé à Halluin en 1925 où il effectua toute sa carrière professionnelle en qualité de médecin généraliste. 

Mobilisé en 1939, le Docteur Dereu termina la campagne 39-40 comme médecin commandant, puis reprit son activité de généraliste en assurant cependant la défense civile et les soins à une dizaine de résistants, et à plusieurs blessés en septembre 1944.

Membre éminent de plusieurs sociétés de médecine, sa grande culture lui ouvrit, également, les portes de la société des écrivains médecins français et de la société des poètes français. Rappelons que le Docteur Dereu est l’auteur, notamment, d’un recueil de poèmes intitulé : « Au carrefour du sentiment et de la pensée ». 

 

Dans ce recueil, on peut y trouver un poème sur la mort d’un jeune soldat halluinois,

Régis Verschae Maréchal des Logis au 30ème Dragons, survenue le 22 janvier 1961 à Mezlouc,

 durant la Guerre d’Algérie, alors qu’il n’était âgé que de 22 ans,

et qu'il aurait dû être libéré dix jours plus tard.

 

img911

Durant la Guerre d'Algérie, des soldats français en patrouille.

(X DD 29491  n° Img 911)

 

C'est ce poème, publié ci-dessous,

que l’on peut dédier à la mémoire de tous les combattants

qui se sont tant battus pour notre liberté... et qui ont laissé leur vie. 

 

ancien

En 2002 : Stèle, rue de Lille, au square des AFN d'Halluin.

(29499  n° anc)

 

Sur la mort d’un soldat 

 

Il était jeune et beau, son âme restait tendre.

Il git sous un ciel bleu. Serait-il mort en vain ?

Il ne connaîtra plus les ciels brumeux de Flandre

où le pain ne pourrait être bon sans levain.

 

Les kabyles, là-bas, l’ont connu sous les armes,

ils l’ont vu professeur et puis encor soldat.

Ils surent qu’un Français ne verse pas de larmes

mais qu’il n’en aime point pour autant le combat.

 

Il n’est pas ici-bas de souffrances stériles.

« Heureux chantait Péguy, les épis moissonnés ».

Sont-ils heureux vraiment ? Du moins ils sont utiles

et sous la faux ils sont parfois prédestinés.

« Une âme, tu le sais, ne meurt pas toute entière ».

Ainsi parlait jadis le poète latin.

Pour toi, jeune Français, est close la carrière

dans l’orbe où s’est inscrit, hélas, ton court destin.

En mon pays natal, des amours m’étaient chères

et dans mon bled lointain formaient mon seul avoir.

Adieu ! Qu’à ces amours ma voix familière

Redise encor ces mots : amour, espoir, devoir ! »

 

Ta tombe va s’ouvrir un jour au cimetière

où, petit enfant, tu trottais d’un pas léger ;

en la glèbe d’argile et sous une bruyère,

il te sera, crois-nous, un frais et doux verger.

Régis, ô notre ami, tu n’avais pas de frère.

Se brise une lignée où manque un seul chaînon.

Dis-nous. Que restera-t-il de toi sous la pierre ?

…………………………………………………

« Sur une croix de bois, mon nom, mon simple nom ».   

 

                                            Charles DEREU 

 

Rgis Verschae

 Publication "La Vie chez Nous" Halluin.

(VCN DD 15607  n° Rég)

 

P1440103

Funérailles de l'Halluinois Régis Verschae ... Place Abbé Bonpain Halluin - 1961.

(UNC DD 29569  n° P1440103)

 

p1060001

Square dédié aux Anciens Combattants Halluinois 

décédés en Afrique du Nord... situé rue de Lille - Juin 2012. 

(Photo DD 12755  n° p1060001)

 

Voir aussi... cliquez ci-dessous :

Le Médecin et Poète Charles Dereu (1900 - 1985).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 1/9 (Historique d'une Guerre Coloniale).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 2/9 (Régis Verschae "Mort pour la France" en 1961).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 3/9 (Témoignages d'Halluinois en 2009).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 4/9 (Le Colonel Hildevert Wancquet 1936 - 2007).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 5/9 (Square des AFN en 1990 et Stèle 2001 Historique).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 6/9 (Square du 19 Mars 1962 – 1997 Historique). 

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 7/9 (15ème Anniversaire UNC/AFN Halluin 1976)

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 8/9 (Roger Strobbe 1936 - 2008). 

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 9/9 (50ème Anniversaire AFN Halluin 1959 - 2009)  

13/10/2011 - 3/5/2017

Commentaire et Photos : Doc - Presse - Daniel Delafosse

Lien : unc.halluin.free.fr (AFN Halluin). 

 

LC 0046

(Membre de l'ARPH) L'Halluinois Marcel Lecluyse en Afrique du Nord :

Cie méhariste de la Sahoura au Grand erg oriental basé dans l'oasis à Timimoun.

(LC DD 29549   n° LC0046)

 

P1440119

(UNC DD 29564  n° P1440119)

 

 LC 0859

19 Décembre 1976 : Cérémonie au Monument aux Morts, rue de Lille,

pour le 15ème anniversaire de l'UNC/AFN d'Halluin.

En présence de MM Albert Houte Maire, Maurice Schumann Sénateur,

  Gérard Haesebroeck Député, René Bocktaels Conseiller Général.

(Photo VdN DD 08529 n° Img.547) 

 

(7/9) Le 15ème anniversaire de

 l’UNC/AFN Halluin... 19 Décembre 1976.

 

La section locale de l’U.N.C.-A.F.N. avait bien fait les choses pour fêter le 15ème anniversaire de la création de sa section, qui se déroula le Dimanche 19 Décembre 1976. Les responsables ont réussi à déplacer de nombreuses personnalités, et surtout avaient très bien minuté les diverses manifestations.

 

Des dirigeants opiniâtres. 

 

La journée avait débuté le matin par une messe célébrée à l’église Saint-Hilaire. 

A la mairie, M. Houte, maire accueillit ensuite les anciens d’A.F.N. et toutes les personnalités présentes. Il salua notamment MM. Haesebroeck député, Schumann sénateur, Bocktaels conseiller général. Il rappela la création de la section, il y a quinze ans, et son développement grâce au travail opiniâtre de ses dirigeants. 

Il félicita ceux-ci d’avoir su réunir une telle pléiade de personnalités politiques et civiles prouvant ainsi qu’Halluin n’était pas une ville morte. 

« Halluin est une petite ville par le nombre de ses habitants, dit-il ; mais elle est grande par le cœur. C’est une ville que l’on envie parce qu’elle reste à l’échelle humaine et que le mot fraternité y a encore un sens. 

 

M. Roger Strobbe, le président de la section remercia le maire et la municipalité pour cette belle réception. Après le vin d’honneur, un cortège se forma. Emmené par la Jeanne d’Arc de Roncq, il se dirigea vers le monument aux Morts où cinq gerbes furent déposée.

 

LC 0861

Au centre, Roger Strobbe Président actif de l'UNC/AFN d'Halluin

pour le dépôt de gerbes au Monument aux Morts, rue de Lille Halluin.

(LC 0861)

 

Une réception eut lieu en la salle du Manège. Vingt-quatre drapeaux de sociétés patriotiques avaient pris place sur la scène, derrière les personnalités.Cinq discours furent prononcés dans lesquels revinrent souvent les mots de Paix et d’Europe.

M. Strobbe remercia les personnalités qui, par leur présence, manifestaient leur sympathie envers les anciens d’A.F.N. Il dit son admiration et son respect envers les anciens combattants de 14-18 et de 39-45 et rappela le conflit différent qu’avaient connu ceux de sa génération. 

Il exprima sa satisfaction en soulignant que la qualité d’ancien combattant soit reconnue pour ceux d’A.F.N., et assura que sa section continuerait à travailler pour le bien de tous les anciens combattants.

M. Victor Blancquart, vice-président national de l’U.N.C.- Nord rappela la création de la section locale et son rattachement à l’U.N.C. Parlant ensuite de la qualité de combattant des A.F.N., il rendit hommage à M. André Bord qui avait su faire avancer le dossier depuis tant années. 

« Les anciens d’A.F.N., déclara-t-il, sont prêts à reprendre les contacts avec ceux vivant en Afrique du Nord ».  Il souhaita ensuite que l’Europe ne soit plus un rêve et que tous préparent pour les enfants un avenir de paix.

 

Un contentieux à régler. 

 

M. Gérard Haesebroeck rendit hommage aux anciens d’A.F.N. Il parla longuement du contentieux qui existait pour les anciens combattants et notamment celui difficile des A.F.N. 

Il souhaita qu’il soit réglé au plus vite et rappela que à l’Assemblée, nil n’avait pas voté le budget des anciens combattants en signe de protestation parce que tout n’était pas réglé.

M. Maurice Schumann rappela sa présence en Algérie et son retour, il y a vingt ans, jour pour jour. Il rendit hommage à M. Guy Mollet pour sa conduite courageuse, aux soldats du contingent qui ont fait leur devoir, aux harkis qui ont partagé notre combat et opté pour la nationalité française puis aux Algériens qui ont réclamé en grand nombre leur indépendance. 

Il rappela qu’il avait été le premier ministre français à s’être rendu dans l’Algérie indépendante et souhaita que les relations entre la France et l’Algérie se développent dans un climat de respect et de fraternité. 

Il conclut également sur l’Europe et la Paix, « Nous lions la construction de l’Europe à la construction de la paix. Il faut construire l’Europe sans détruire la France » dit-il.

C’est sur les mots de « Vive l’Europe, vive Halluin » qu’auparavant M. Albert Houte avait terminé son discours. Il regretta de n’avoir pas vu parmi tous les drapeaux présents, celui bleu de l’Europe. Il dit combien il était un européen convaincu. 

Il avait souhaité précédemment que tous les Halluinois ayant servi en Algérie viennent grossir les rangs de la section qui compte près de 200 membres. 

« Vous avez le droit non seulement de vous grouper et vous défendre, dit-il, mais vous avez le devoir de collaborer, prêter votre concours aux différentes manifestations patriotiques. 

La politique chez vous doit être bannie. Vous avez le droit d’avoir vos opinions, mais ne jamais se servir de son titre d’A.F.N. pour faire de la politique hors de votre groupement ».

 

LC 0860

A la salle du Manège, remise de décorations en présence 

de Roger Strobbe Président actif de l'UNC/AFN d'Halluin (1er à droite)

et de Albert Houte Maire d'Halluin.

 

Au cours de cette journée, dix membres de la section furent honorés : MM. Noël Dumortier, Pierre Desprez et Henri Joncquiert reçurent la Croix du Djebel ; MM. Michel Bauwens et Christian Catrix, la Croix de l’Europe bleue ; MM. Bernard Beaurieux, Michel Bonneville, Jean-Marie Gilles, Jean-Marie Broutin et Jean-Marie Vanwalleghem, la Croix de l’Europe Verte.  

Après la remise des décorations et le vin d’honneur, anciens d’A.F.N. et personnalités se rendirent au « Foyer de la Paix » rue Emile Zola pour le banquet. 

 

P1440118

(UNC DD 29563  n° P1440118) 

 

Voir aussi... cliquez ci-dessous :

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 1/9 (Historique d'une Guerre Coloniale).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 2/9 (Régis Verschae "Mort pour la France" en 1961).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 3/9 (Témoignages d'Halluinois en 2009).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 4/9 (Le Colonel Hildevert Wancquet 1936 - 2007).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 5/9 (Square des AFN en 1990 et Stèle 2001 Historique).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 6/9 (Square du 19 Mars 1962 – 1997 Historique). 

 Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 8/9 (Roger Strobbe 1936 - 2008). 

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 9/9 (50ème Anniversaire AFN Halluin 1959 - 2009)

Commentaire et Photos : Presse - ARPH - Daniel Delafosse

Lien :unc.halluin.free.fr(AFN Halluin). 

 

LC 0300 b 

  Alger : la Place du Gouvernement et la Mosquée.

(LC DD 29538  n° LC300)

 

img548

Le 2 Mars 1997 : Inauguration "Square du 19 Mars 1962",

en présence de M. Régis Vanhalst Premier adjoint au Maire d'Halluin,

et de M. Pierre Duprat (à droite de la photo) Président de la FNACA d'Halluin.
(Photo Mairie DD 8530  n° Img 548)  
 
 
(6/9) Square du 19 Mars 1962... Historique. 
 
 
Le 18 mars 1962 étaient signés les accords d’Evian, aboutissant à la fin des hostilités en Algérie par un cessez-le-feu décrété dès le lendemain le 19 mars à midi. 

Cette date marqua la fin d’une guerre qui fit autour de 25.000 morts du côté de l’armée française, et près de 250.000 blessés ; sans compter les pertes humaines du côté algérien qui se chiffrent entre 300.000 et 400.000. La fin du conflit qui durait depuis sept ans et demi.

 

Dimanche 2 mars 1997, les membres de la Fédération Nationale des Anciens Combattants d’Algérie (la FNACA) et des représentants du Conseil municipal d’Halluin inauguraient un square dédié aux soldats morts pour la France en Afrique du Nord, square du « 19 mars 1962 ». 

Parti de la place du Général de Gaulle, l’important cortège, parmi lequel bon nombre de porte-drapeaux de la FNACA se dirigea vers l’angle de la rue Gustave Desmettre et de la rue Gabriel Péri. C’est à cet endroit qu’a été récemment apposée une plaque commémorative sur laquelle on peut lire « Square du 19 mars 1962 ». 

Mais au-delà de cette simple plaque, tout un symbole. Celui du retour à la paix ; une date qui ne fait pourtant pas l’unanimité chez les anciens combattants.

 

En tête de la délégation de la FNACA, Pierre Duprat, président de la section halluinoise. Accompagné de Régis Vanhalst, premier adjoint, les deux hommes découvrirent, dans un geste solennel, la plaque commémorative, cachée par le drapeau tricolore. 

Un moment de recueillement suivit la sonnerie aux morts de la Marseillaise prirent toute leur signification, et plus encore la minute de silence. 

Puis le cortège se dirigea vers le monument aux Morts, où la délégation des Anciens Combattants déposa une gerbe en mémoire des soldats français tombés lors des diverses guerres.

 

Enfin, un dernier hommage fut rendu au square des Anciens Combattants d’Afrique du Nord dédié aux Halluinois morts là-bas : Roger D’helft, Gérard Desmet, Christian Lefebvre tué le 31 août 1958 alors qu’il n’était en Algérie que depuis 8 jours et Régis Verschae, Maréchal des Logis au 30e Régiment des Dragons, tombé le 22 janvier 1961, alors qu’il aurait dû être libéré 10 jours plus tard. 

 

Une étrange pacification. 

 

« Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1954, une explosion de violence s’étend sur tout le territoire algérien ». C’est par ce rappel historique que Pierre Duprat entama un long discours dans lequel il évoqua les terribles souffrances endurées par des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants. 

Il dénonça la nostalgie de certains envers un passé révolu qu’ils qualifient « d’opérations de police ». Pierre Duprat s’insurgea contre cette vision des évènements d’Algérie :

« Singulières opération de maintien de l’ordre, qui ont nécessité en permanence, depuis 1956, la présence de 420.000 hommes… Etrange pacification, alors que de 1952 à 1962 l’on a engagé trois millions d’hommes ». Il n’hésita pas à dénoncer « ces différents gouvernements successifs qui se refusent à reconnaître cette date historique du 19 mars 1962. Date qui ne fait même pas l’unanimité parmi le monde combattant. Pourtant ce sont plus de 90 % de Françaises et de Français qui approuvèrent le cessez-le-feu  lors du référendum du 8 avril 1962. 

 

L’inauguration de ce square était pour la FNACA « un devoir » : celui de « sensibiliser la jeunesse au problème de l’intolérance, du racisme et de la xénophobie qui n’engendrent que des catastrophes ». Il s’agissait également de se remémorer ce douloureux souvenir, et de ne pas le laisser tomber dans les oubliettes de l’histoire. 

Pierre Duprat cita Saint-Exupéry : Un peuple qui oublie son histoire est condamné à la subir, perd de son identité ». « Un devoir de mémoire sacré ». dira Pierre Cadel, président départemental de la FNACA, ajoutant que le 18 mars 1962 était « Une victoire de la raison, de la paix sur la guerre ».

 

Quant à Régis Vanhalst premier adjoint de la ville d’Halluin, représentant le maire Alexandre Faidherbe, qui a lui-même vécu cette guerre au sein du neuvième RCP (régiment de parachutistes), il évoqua les « soi-disant opération de maintien de l’ordre, alors que les soldats français se heurtaient à de véritables régiments organisés », et désapprouva l’intervention française en Algérie « Ca n’a jamais été ma guerre, j’ai bien connu Régis Verschae… Je ne crois pas que c’était sa guerre non plus ». Mais à cette époque, on parlait de faire son « devoir ». 

 

 LC 1991 0917

En 1991 : Alexandre Faidherbe Maire d'Halluin et Régis Vanhalst 1er Adjoint .

(DD 29539  n° LC)

 

 Le 19 mars 1962, ou plus tard ?  

 

C’est en 1963, au 4e Congrès national de la FNACA, qu’un grand blessé de la guerre d’Algérie proposa de commémorer chaque année le souvenir des camarades tombés en Afrique du Nord ainsi que celui des victimes civiles.La date retenue fut celle du 19 mars 1962, devenue journée nationale du souvenir et du recueillement que les membres de la FNACA commémorent depuis 34 ans.

« 2513 municipalités ont déjà inauguré une rue, un square ou une place en souvenir de ce jour, Halluin est devenue la 2.514e » fut-il souligné. Pourtant cette date est loin de faire l’unanimité parmi le monde combattant.

En effet l’UNC-AFN considère que cette cessation des hostilités n’a pas été appliquée, et que trop de soldats sont tombés dans les rangs français après cette date. La carte des Anciens Combattants stipule que les hostilités ont réellement pris fin le 2 juillet 1962, et accorde même le titre de reconnaissance jusqu’au 1er Juillet 1964.

Depuis des décennies, aucun gouvernement, aucun chef de l’Etat n’a accepté de commémorer la date du 19 mars 1962, et la polémique est encore vive ! 

 

M. Régis Vanhalst en sa qualité d’ancien d’Algérie laissa parler son cœur dans un discours qu’il conclut en ces termes « Si j’ai été un peu long, veuillez m’excuser, mais j’ai laissé faire, à mon esprit de combattant, une petite envolée ». La sincérité de ses propos l’excusa amplement et il prévint pour finir : « Ne commettons pas l’erreur d’inculquer à nos jeunes une fausse histoire de la guerre d’Algérie, qui se résumerait en une histoire de date sur la fin des hostilités… mais sachons leur dire l’envie de ne pas accepter l’inacceptable ! ».

Du 19 mars 1962 au 1er juillet 1962, ces deux jours ont pour chacun une signification. Au-delà de cette polémique, tous les anciens combattants d’Algérie se souviennent, et la commémoration des soldats tombés en Algérie, quelle que soit sa date, a toujours la même signification : rendre hommage et transmettre aux jeunes générations le passé historique et les renseignements que l’on peut tirer.

 

p1040025

 Plaque commémorative au square du 19 Mars 1962.

(Photo  DD 8909  n°  p1040025) 

 

Fin mars 1997, lors de la journée commémorative pour les anciens combattants d’Algérie, M. Didier Duprat rappela l’évènement que fut l’inauguration récente du square du 19 mars 1962 et remercia le maire Alexandre Faidherbe pour les efforts déployés qui permirent cette implantation :

« Nous savons que vous vous êtes beaucoup impliqué, malgré quelques peaux de bananes déposées ça et là par ceux à qui le 19 mars donne des boutons. Tant que nos forces le permettront, nous irons le 19 mars de chaque année, et pas un autre jour, rendre hommage à 30.000 camarades tués pour la plupart à l’âge de 20 ans, ainsi qu’à toutes les victimes civiles d’une guerre qui n’osait et n’ose toujours pas dire son nom ».

Alexandre Faidherbe, maire rappela que la décision d’implantation du square relevait d’une décision du conseil municipal « dans sa majorité mais, hélas, pas à l’unanimité. Et cela alors qu’outre la tolérance qui aurait du guider l’appréciation de chacun, la date du 19 mars 1962 restera celle d’un acte politique essentiel ».

Il souligna encore que l’Algérie n’était pas une colonie comme les autres mais un territoire qui a subi 130 années de présence donc « Une terre qui n’était pas fondamentalement française, n’en déplaise à ceux qui ont la prétention d’affirmer le contraire ». Et de rappeler que, lors de la signature du cessez-le-feu, beaucoup ont senti un soulagement profond. 

 

Remise de Médailles...

 

On procéda ensuite à la remise de la croix du combattant à Claude Crombez, Pierre Jenart, Derradji Souiki et Raymond Debaecker ; la médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l’ordre en Algérie à Georges Grignon, Jacques Mornie, Roland Crype, Jean-Claude Thomas et Roland Vandevyver. 

M. Pierre Duprat remit la médaille d’argent de la FNACA à Alexandre Faidherbe et à Francis Poulain. La médaille de bronze fut remise à Pierre Duprat, président, et à André Mestdagh, vice-président, par M. Mornie. M. Quertigniez reçut la médaille d’honneur des porte-drapeaux. 

 

p1020528

Square du 19 Mars 1962 - Halluin, en Juillet 2011.

(Photo DD 8929  n°  p1020528) 

   

Le Décès de Pierre Duprat

Fondateur du Comité Halluinois de la FNACA.

Né à Tourcoing (Nord) le 3 décembre 1932, M. Pierre Duprat

 Ancien combattant d’Algérie et Fondateur du Comité Halluinois de la FNACA,

est décédé le 22 mars 2009 à Tourcoing, dans sa 77ème année.

 

Pierre Duprat était aussi membre vétéran du Parti communiste français, membre de l’Association des Amis de la résistance, de l’ARAC, du Syndicat CGT des retraités d’Halluin, du Secours populaire français. Il était Diplômé et Insigne d’honneur de la FNACA, médaillé de la CGT et des retraités de la CGT.

 

M. Pierre Duprat avait reçu la Médaille d’Or de la Ville d’Halluin. 

Ses funérailles se sont déroulées le jeudi 26 mars 2009 au cimetière d’Halluin.  

Duprat img171

Le 8 Mai 2007 : Inauguration de la rue Rol-Tanguy à Halluin.

de gauche à droite : Marcel Daminet,Pierre Duprat,

Raymond Detaevernier, et Jean-Luc Deroo Maire d'Halluin.

(Photo Mairie DD 29535  n° Img dup)

 

Voir aussi... cliquez ci-dessous : 

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 1/9 (Historique d'une Guerre Coloniale).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 2/9 (Régis Verschae "Mort pour la France" en 1961).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 3/9 (Témoignages d'Halluinois en 2009).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 4/9 (Le Colonel Hildevert Wancquet 1936 - 2007).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 5/9 (Square des AFN en 1990 et Stèle 2001 Historique).

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 7/9 (15ème Anniversaire UNC/AFN Halluin 1976)

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 8/9 (Roger Strobbe 1936 - 2008). 

Guerre d'Algérie 1954/62 Halluin 9/9 (50ème Anniversaire AFN Halluin 1959 - 2009)

19/3/2011- 7/5/2017 

Commentaire et Photos : Presse - Mairie - Daniel Delafosse

Lien :unc.halluin.free.fr  (AFN Halluin).