:

Elus et agents municipaux

01936

01937

En 1970 : Jubilé des 50 ans de mariage,

de Mme et M. Charles Vanoverschelde,

Maire d'Halluin.

(photos n° 1936-1937)

03856

Assemblée Générale du "Coin de Terre Halluinois" vers 1960/65.

 - 1er rang assis : X, Marceau Oosterlinck, Daniel Decottignies Président, X.

(photo n° 3856)  

 

Marceau Oosterlinck

 ou « Monsieur Etat-Civil ». 

 

Pour la mémoire collective relative à la Ville d’Halluin,  je me dois de rappeler le souvenir ému de Marceau Oosterlinck le « Monsieur Etat-Civil d’Halluin ».

 

Durant la guerre de 1939-1945, il fut incorporé au 149e régiment d’infanterie. Fait prisonnier près de Toul le 23 juin 1940, il a passé cinq années de captivité en Allemagne. De cette douloureuse période, il en retira une certaine aisance pour les langues, comme l’anglais, le néerlandais, l’allemand,  et un peu le russe, qui lui permit de servir souvent d’interprète dans ses fonctions d’infirmier.

 

« Marceau » comme on le surnomme, pas seulement pour les intimes, est employé à la mairie d’Halluin, au service de l’état-civil, en 1947, d’abord comme adjoint de M. Léon Huysentruyt (son prédécesseur bien connu lui aussi), puis comme responsable de ce service en 1961.

 

Sa courtoisie, sa discrétion et sa compétence professionnelle étaient unanimement appréciées par la population halluinoise. Il assistera à environ 2.000 mariages, et lors des dernières années de fonctions il publiait les bans des « enfants » dont il avait enregistré la naissance.

 

Aussi, on peut dire sans se tromper, qu’à cette époque, il était l’un des responsables de l’état-civil qui, pour une ville de 15.000 habitants, a enregistré le moins de naissances, puisque la presque totalité des Halluinois naissaient à Menin !

 

« Marceau » abandonnera définitivement ses registres d’état-civil, sa machine à écrire et ses carbones, sans oublier sa… caisse du cimetière, en sa qualité d’administrateur, en Mai 1974.

 

Pour l’anecdote, à son départ, il fut le premier bénéficiaire de la création de l’amicale du personnel municipal. Malheureusement, sa retraite, bien méritée, aura été de courte durée ; gravement malade, il devait décéder quatre ans plus tard en 1978, à l'âge de 64 ans.

 

Marceau Oosterlinck était Chevalier du Mérite Agricole, vice-président du Coin de terre halluinois, membre de la commission des anciens combattants UNC. Il était aussi titulaire de la médaille d’argent départementale et communale, du diplôme des donneurs de sang.

 

Et n’oublions pas son épouse Geneviève née Vanhée, qui seconda durant plusieurs années Mademoiselle Yvette Vanhoutte, en apportant une aide précieuse à la Maison des Aveugles d’Halluin, totalisant une cinquantaine de voyages comme accompagnatrice du train bleu pour Lourdes !

 

Marceau Oosterlinck aura indiscutablement rendu beaucoup de services à  de nombreux Halluinois et à… la presse dans un métier souvent bousculé et difficile.

 

Mon premier poste en Mairie d'Halluin...

 

Pour ce qui me concerne, le souvenir de Marceau Oosterlinck est rattaché à celui qui fut mon premier chef de service lors de mon entrée à la Mairie d’Halluin le 16 septembre 1968, au service de l'état-civil et des affaires militaires, jusqu'au 1er Juillet 1972 date à laquelle  je suis nommé responsable du personnel et de la comptabilité, en remplacement de M. André-Jacques Dewailly promu nouveau Secrétaire Général de la Mairie d'Halluin.

 

En 1969, c'est M. Jean Verhaeghe qui faisait ses débuts à la Mairie, aux côtés de Marceau Oosterlinck et de moi-même, jusqu'en 2009, soit 40 années de présence dans le même service de l'état-civil et de la population.  Assurément, pour cet halluinois aussi, les souvenirs et anecdotes relatifs à la vie halluinoise ne manquent certainement pas !

 

18/7/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

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Les Médaillés Halluinois des Donneurs de sang,

 reçus Salle du Conseil en Mairie (au 103, rue de Lille).

De gauche à droite, au 1er rang :  X, Mme Verhulst-Ampe, X, Mme Angèle Lagrange-Devoldère,

 Jules Menet, Mme Henri Beils, Dedeine, Mme Claire Faidherbe-Castel (Foulard), Julien Declercq.

 2ème et 3ème rang :  Emile Dansette, Henri Joncquiert, François Bisbrouck, X,

 Oscar Crombez, Marcel Splète, Charles Vanoverschelde (Maire), Augustin Grimonpont,

 De Facq, Edouard Lemaitre, X.

(photo n° 2399)

 

Mme Claire Faidherbe - Castel (1912 - 1997)...

 Chevalier de l’Ordre National du Mérite. 

 

Le 26 juillet 1997, c’est une figure halluinoise très connue qui vient de disparaître en la personne de Madame Paul Faidherbe née Claire Castel le 28 novembre 1912 à Roubaix, et mère du premier Magistrat de la ville, M. Alexandre Faidherbe.

 

Ancienne « cheville ouvrière » de la section halluinoise du Secours catholique, Mme Faidherbe s’occupa pendant plusieurs années du sort et de l’aide aux plus défavorisés. Toujours sans faire de bruit, elle était aussi sur la brèche à l’Aide aux Mères et à l’Association halluinoise des Familles.

 

Les lycéens des années 1970 n’ont pas oublié, que c’était elle qui démarchait  pour eux leur carte de transport au dépôt de Marcq.

 

Amie et conseillère du journal paroissial « La Vie chez Nous » elle en a assuré longtemps la distribution. Les anciens se souviennent, de ces réunions où elle s’éclipsait discrètement car sa vieille voisine avait besoin de son aide pour aller au lit.  

 

Parallèlement elle exerça les fonctions de conseillère municipale à compter du 26 avril 1953, à une époque où, là, bien peu de femmes trouvaient leur place.

 

Après la dissolution du Conseil municipal de l’époque, elle fut nommée adjointe à M. Charles Vanoverschelde, maire du 24 mai 1957 jusqu’au 21 mars 1971. A notre connaissance, elle devenait alors, la première femme halluinoise au poste de Maire-adjointe d’Halluin.

 

A ce titre, Claire Faidherbe était rattachée plus particulièrement à l’aide sociale, et faisait partie notamment de la Commission administrative de l’hospice d’Halluin.

 

Sa discrétion, son abnégation et son dévouement au service des autres, étaient appréciés de très nombreux halluinois. Et la population  n’oubliera pas la disponibilité et le rayonnement de cette femme courageuse, éprise de justice.

 

Son action et son attention envers les plus démunis furent récompensées par sa nomination au grade de Chevalier du Mérite National.

 

Mère de six enfants, elle avait obtenu la Médaille de Bronze de la Famille Française.

 

9/7/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

 

(Pour agrandir ou laisser un commentaire, cliquez sur le titre principal ci-dessus).

 

Elections cantonales 1987 à Halluin...

Petite électrice deviendra grande !

(Photo NE DD 20689  n° Img 460)

 

Il y a 70 ans....  21 Avril 1944 - 2014 :

 

C'est grâce à l'amendement déposé le 21 Avril 1944

par l'ancien Halluinois Fernand Grenier, 

à l'Assemblée consultative provisoire à Alger,

que le droit de vote des femmes est établi en France. 

 

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Camps de Vacances Municipaux d'Halluin, créés par Fernand Grenier,

 à l'ancien stade de football, rue des Frères Martel, années 1931/1932.

 (Photos n° 1223, 2863)

Fernand Grenier l’employé de la Mairie d’Halluin,

devenu Maire, Député et Ministre de l’Air ! 

 

L’histoire d’Halluin « La Rouge » est, aussi, étroitement liée au destin de Fernand Grenier. Par la suite, ce militant du Parti communiste français est rendu célèbre comme élu de la ville de Saint-Denis et par le rôle qu’il a exercé pendant la Seconde guerre mondiale comme représentant du PCF auprès du Général de Gaulle, à Londres puis à Alger.

 

 

Fernand Grenier (1901 - 1992)

(Photo VdN DD 20624  n° Img 456)

 

Né à Tourcoing le 9 juillet 1901, d’un père camionneur et d’une mère ouvrière du textile. Orphelin à 16 ans, il adhère au Parti communiste français à la section de Neuville-en-Ferrain à l’âge de 21 ans, juste après le Congrès de Tours, et devient secrétaire de la section des Jeunesse communistes d’Halluin.

Après avoir obtenu  son certificat d’études, Fernand Grenier sera ouvrier boulanger mais aussi aide-comptable. Puis, il devient, de fait, permanent du parti sous le couvert d’un poste d’employé à la mairie d’Halluin en 1926.

 

C’est en novembre 1924, qu’il suit les cours de l’ « Ecole léniniste » de Bobigny et se fait remarquer par ses capacités à écrire dans les journaux syndicaux et communistes. Promu à des responsabilités au sein de la Région Nord, en 1927, il est condamné à huit mois de prison pour action antimilitariste. A sa sortie, en 1928, il poursuit son action militante.

Soupçonné de trotskysme en 1930 à cause de son amitié avec Albert Cornette, secrétaire de la CGTU, il connaît une brève période de disgrâce jusqu’en 1932 où il reprend des responsabilités dans le Nord, puis comme permanent du Comité Central, à Paris où il est chargé de l’animation de  «  l’association des Amis de l’URSS » fonction qu’il va conserver jusqu’en 1939. En 1933, il séjourne un mois en URSS. L’association compte 70.000 adhérents en 1936, et sa revue «  Russie d’Aujourd’hui » tire à plus de 100.000 exemplaires.

 

 Il quittera Halluin en janvier 1933, après avoir reçu en novembre 1932 un télégramme de Maurice Thorez l’appelant à Paris.

 

En 1935, Fernand Grenier est chargé de la reconquête de la ville de Saint-Denis. En 1937, l’ancien halluinois sort vainqueur des élections municipales, avec 4.000 voix d’avance, face au député-maire sortant Jacques Doriot.

Le 1er août 1937, Fernand Grenier devient député de Saint-Denis après avoir facilement battu le remplaçant de Doriot. A la Chambre des députés, il siège à la commission des comptes définitifs et des économies et à celle des Affaires étrangères.

Mobilisé en septembre 1939, resté fidèle au parti après le Pacte germano-soviétique, il participe en uniforme à la séance de l’Assemblée du 9 janvier 1940 en compagnie de trois autres députés de la Seine. Tous trois refusent de se lever lorsque le président rend hommage aux armées, ce qui leur vaut d’être déchus de leurs mandats de députés.

 

Il participe à la résistance ; arrêté le 5 octobre 1940, il sera emprisonné à Aincourt, Fontevrault et au camp de Châteaubriant d’où  il s’évadera le 19 Juin 1941 pour continuer la lutte comme rédacteur à « L’humanité Clandestine ».

 

Il est choisi pour représenter le Comité Central lors des premiers contacts avec des envoyés de la France Libre. Il rencontre ainsi Rémy le 25 novembre 1942, et en sa compagnie, gagne l’Angleterre en janvier 1943. A cette date, Il sera délégué du Parti communiste auprès du Général de Gaulle à Londres, et chroniqueur de la BBC.

 

Le parti communiste présente des exigences pour la participation des communistes au Comité Français de la Libération Nationale créé par De Gaulle et Giraud le 3 juin 1943 à Alger. Ce  comité deviendra le 3 juin 1944 le Gouvernement provisoire de la République Française, présidé par le Général de Gaulle.

Ce n’est que le 4 avril 1944, qu’un compromis est trouvé et que De Gaulle nomme deux commissaires communistes, dont Fernand Grenier commissaire à l’Air. Il le restera jusqu’au 10 septembre 1944.

Le conflit qu’il a avec De Gaulle à propos de l’affaire du Maquis du Vercors se traduit finalement par son remplacement par Charles Tillon au poste de commissaire à l’Air. En octobre 1944, celui-ci  est nommé à la tête du ministère de l’Air.

 

Fernand Grenier représente le PCF à l’Assemblée consultative jusqu’en octobre 1945 où il est réélu député de Saint-Denis à l’Assemblée constituante en octobre 1945. Député de la Troisième, de la Quatrième et de la Cinquième République, il conserve cette fonction jusqu’en mai 1968. Il est également membre du Comité Central jusqu’en mai 1964.

 

M. Fernand Grenier (ancien employé de la Mairie d'Halluin)

qui a permis le droit de vote des femmes, il y a 70 ans.

(Photo NE DD 20703  n° Img 470)

 

A noter tout particulièrement dans son action : c’est grâce à un amendement qu’il dépose le 21 avril 1944 à l’Assemblée consultative provisoire à Alger que le droit de vote des femmes est établi en France.

 

Ceux qui l’ont connu à Londres pendant la guerre, ou plus tard, dans les instances du Parti ou à Saint-Denis parlent de lui comme d’un homme au commerce agréable et bon vivant. 

Fernand Grenier est aussi l’auteur de cinq ouvrages, « C’était ainsi » et « Au pays de Staline » (1949), « Ceux de Châteaubriant (1961), «De Munich à Vichy » (1969) et « Ce bonheur-là » (1974).

 

Il décèdera à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) en Août 1992. 

 

                                                                                                                                                                          Daniel DELAFOSSE  

 

Petit retour en arrière...

sur sa période halluinoise : 

 

« C’est à Halluin qu’il est devenu communiste » n’hésite pas à dire Madeleine Mittenaere, militante locale du Parti communiste, conseillère municipale en 1952. Qui a toujours conservé des liens d’amitié avec celui qu’elle présente comme le meneur des jeunesses communistes locales, du temps « d’Halluin la Rouge ».

En 1978, dédicaçant son livre « Ce bonheur-là », où un chapitre est consacré à « Halluin la citadelle assiégée » il écrit : « A Marcel et Madeleine, mes bons camarades des années héroïques pendant lesquelles j’ai acquis à Halluin une inaltérable confiance dans la classe ouvrière ».

 

Madeleine Mittenaere a connu Fernand Grenier dès 1926, par celui qui allait devenir son mari en 1934. Alain Mittenaere est membre de la commission des jeunesses communistes : 

« Tous les dimanches, ils partaient en vélo pour distribuer  « l’Enchaîné » (Journalcommuniste du Nord) à Halluin, Bousbecque, Roncq et Linselles.

 

Elle, attendra la guerre pour prendre sa carte au Parti, mais déjà elle participe aux réunions et manifestations. Comme la plupart des Halluinois, elle a quitté l’école à treize ans et travaille comme ouvrière dans une usine de textile. 

Elle est au premier rang lors de la préparation, puis du déclenchement de la grève qui paralysera toutes les usines d’Halluin du 12 septembre 1928 au 11 avril 1929.

Fernand Grenier n’est pas là au démarrage de la grève. Il a été arrêté la veille par des gendarmes qui l’emmènent purger à Loos, une condamnation datant de 1927, à huit mois de prison pour « provocation de militaires à la désobéissance ».

 

Madeleine Mittenaere se souvient des réunions, dont certaines avaient lieu dans une prairie, près de chez ses parents, au bout de la rue de la Lys, dans le quartier du Colbras : 

« Tout le monde se groupait autour de Fernand pour éviter que les gendarmes l’arrêtent. Il parlait contre le gouvernement et contre les patrons ». 

Dans son souvenir, il y a eu deux arrestations : « chaque fois, lorsqu’il sortait de prison, tout le monde allait l’attendre à la gare… ».

 

Avec sa femme Andréa Beulque, qui était couturière, Fernand Grenier habitait rue Pasteur. 

Pendant la grève générale, Fernand Grenier avait eu l’idée d’organiser des soirées chantantes avec des lots provenant de dons de commerçants qui étaient mis aux enchères.

Le bénéfice allait aux familles les plus démunies. Il raconte dans « Ce bonheur-là… » comment il avait obligé son petit groupe de jeunes militants, férus de chants révolutionnaires, à apprendre dans les plus brefs délais, pour les soirées, les chants à la mode : « Ramona », « Nuits de Chine… ». Les soirées avaient lieu dans les bistrots et à la salle du Peuple.

« C’est toujours lui qui commençait la première chanson. Il commençait toujours par une chanson qu’il avait inventée : avec min pot d’papin, j’colle des affiches… Il chantait en patois tourquennois et tout le monde reprenait… C’est toujours lui qui animait. C’était lui qui pensait tout ; Il organisait aussi des bus pour les grévistes ». 

Madeleine Mittenaere n’a pas oublié non plus une autre chanson qu’elle fredonne sur l’air de « Voilà les gars de la marine ». Fernand Grenier était particulièrement fier de cette comptine intitulée : «Voilà les gars des camps de vacances… » pas pour son retentissement poétique, mais parce qu’elle était née de la collaboration d’une communiste et d’un chrétien… en l’occurrence Joseph Declercq, également employé de mairie et chansonnier célèbre localement.

Fernand Grenier était sensible à tout ce qui touche à la jeunesse : 

 

« C’est à son époque qu’on a créé à Halluin, les premiers camps d’été (l’équivalent de nos centres aérés) dans une plaine à la place de l’école Marie-Curie. Fernand amenait les enfants à la mer une fois par semaine. Parfois il y avait quatre ou cinq bus.  Au moment du départ, les enfants agitaient des petits drapeaux rouges et on chantait l’Internationale. Pour goûter il y avait un biscuit et un sachet de coco ». 

Fernand Grenier était également passionné de photo :  

« Une fois à la Maison du Peuple, il avait présenté aux enfants un diaporama qui avait eu un succès fou. C’était intitulé « Vos enfants à l’écran ».

 

Et puis il y a eu l’énorme remue-ménage dans la ville, lorsque Fernand Grenier ressort des archives municipales, un rapport accablant établit quelques années auparavant à la demande du gouvernement, qui se préoccupe du taux important de mortalité infantile dans le Nord.

 Halluin, choisit pour l’expertise y est gravement montrée du doigt, lorsque les médecins dénoncent le manque d’hygiène, les taudis, les privations et les bas salaires. 

Là encore, les souvenirs de Madeleine Mittenaere sont vifs : « Ma mère a eu douze enfants. Huit sont morts en bas âge à cause de la misère. C’était une drôle d’époque ! ».

Voir aussi suite :

http://alarecherchedupasse-halluin.net/index.php?option=com_content&view=article&id=7383:fernand-grenier-oublie-de-tous&catid=146:elus-et-agents-municipaux&Itemid=126&lang=fr#comment-1647

 

5/2/2011 - 15/4/2014

Commentaire et Photos : Presse - Daniel Delafosse

  

Candidats du parti socialiste d'Halluin,

 aux élections municipales de 1912.

(Photo n° 1821)

 

La Première Liste Socialiste

 Halluinoise en 1912. 

 

C’était faut-il le dire, avant la scission du congrès de Tours, la seule évocation des noms en témoigne. Première liste socialiste ? Il semble bien que oui…

 

Sur cette liste socialiste aux élections municipales halluinoises de 1912, on trouve les personnes suivantes :

 

MM. Baert, Cornette, Coudron, Desmettre, Demeulenaere, Decraene, Dumoulin, Lamaire, Lombaere, Mulleman, Sinaeve, Vandeputte, Vandewalle, Vanoverberghe, Vanstenkiste, Verkindère, Villers,Vansieleghem.

 

Cette liste fut battue par celle emmenée par M. Pierre Defretin.

 

24/1/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

          

En mars 2014, se dérouleront les prochaines élections municipales. C’est l’occasion d’effectuer un retour en arrière de deux siècles, pour retracer l’histoire de ces maires qui, à des époques et dans des contextes différents, ont eu la responsabilité des affaires communales. C’est le résultat de ces recherches que nous vous livrons ci-dessous.

  

Au moment de la Révolution de 1789, c’est P.L. Delannoy qui devenait le premier magistrat d’Halluin, le 24 décembre 1790. 

Jusqu’en 1830, quatre élus se succédèrent : Jean-François Delannoy, maire de 1794 à 1795, Jean-Baptiste Duflo de 1795 au 16 juin 1800, Jean-Baptiste Vandebeulque du 17 juin 1800 au 26 avril 1805, puis un troisième Jean-Baptiste  Chombart, élu par les Halluinois pendant vingt-cinq ans, du 29 avril 1805 au 9 septembre 1830. 

 

Aucune photo des Maires, pour  la période détaillée ci-dessus. 

 

                                                                                       P. L. Delannoy                                                                Jean-François Delannoy                                                                                                                                24.12.1790 - 1794                                                                1794 - 1795                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   Jean-Baptiste Duflo                                                                Jean-Baptiste Vandebeulque                                                                Jean-Baptiste Chombart                                                                1795 - 17.06.1800                                                                17.06.1800 - 26.04.1805                                                                29.04.1805 - 09.09.1830                                                                Décédé le 26.01.1807 à Halluin                                                                Né le 17.04.1754 à Halluin

Décédé en 1839 Halluin
(à 85 ans)                                                                Né le 02.01.1760 à Roncq
Décédé le 09.06.1839 à Halluin
(à 79 ans)    

 

Veuillez nous excuser pour ce décalage (informatique) entre les photos et les dates...

 Pour consulter  la suite de l'historique détaillé des Maires, cliquez sur chaque photo (ou le nom éventuellement) ci-dessous.                                                                                                                                                          

                                                                                                                                                                                                                                                                                              Pierre Joseph Demeestère Delannoy, beau-père d'Edouard Lemaître, grand-père de Paul Lemaître                                                                Edouard Lemaitre Demeestère, Père de Paul Lemaître, Gendre de Pierre-Joseph Demeestère et petit-fils de Jean-Baptiste Vandebeulque                                                                Alfred-Paul Lemaitre Bonduelle, fils d'Edouard Lemaître, Petit-fils de Pierre-Joseph Demeestère et arrière-petit-fils de Jean-Baptiste Vandebeulque                                                                Pierre-Joseph Demeestère-Delannoy                                                                Edouard Lemaitre-Demeestère                                                                Paul Lemaitre-Bonduelle                                                                12.09.1830 - 25.08.1865                                                                26.08.1865 - 27.10.1873                                                                23.02.1874 - 01.05.1900                                                                Né le 24.08.1784 à Halluin 

Décédé le 18.07.1869 à Halluin
(à 83 ans)
                                                                Né le 29.01.1811 à Halluin
Décédé le 27.08.1873 à Halluin
(à 63 ans)
                                                                Né le 11.10.1840
Décédé le 15.01.1901 à Halluin
(à 60 ans)
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                Paul Pierre Defretin                                                                Louis Joseph Odou Loridan                                                                Paul Pierre Defretin                                                                Paul-Pierre Defretin                                                                Louis-Joseph Odou-Loridan                                                                Paul-Pierre Defretin                                                                20.05.1900 - 1907                                                                1907 - 1909                                                                1909 -1919                                                                Né le 30.11.1845 à Halluin
Décédé le 15.01.1922 à Halluin
(à 77 ans)
                                                                Né le 30.07.1836 à Halluin
Décédé le 25.11.1915 à Halluin
(à 79 ans)
                                                                Né le 30.11.1845 à Halluin
Décédé le 15.01.1922 à Halluin
(à 77 ans)
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                Gustave Desmettre                                                                Gilbert Declercq                                                                                                                                Gustave Desmettre                                                                Gilbert Declercq                                                                 Gaston Petit                                                                1919 - 1935                                                                1935 - 1939                                                                15 .10.1939 - 23.01.1944                                                                Né le 10 03.1882 à Halluin
Décédé le 09 04.1935 à Halluin
(à 53 ans)
                                                                Né le 16.08.1896 à Halluin
Décédé en 09.1944 à Nîmes
(à 48 ans)
                                                                Né le 11.01.1884 à Vendin-le-Vieil
Décédé le 23.01.1944 à Halluin
(à 60 ans)                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                Joseph Wanquet                                                                Gustave Casier, Frère de Robert Casier                                                                Joseph Wanquet                                                                Joseph Wanquet                                                                Gustave Casier                                                                Joseph Wanquet                                                                1944 - 1945                                                                28.04.1945 -1947                                                                1947 -1953                                                                Né le 08.01.1872 à Halluin
Décédé le 14.05.1953 à Halluin
(à 81 ans)
                                                                Né le 05.07.1896 à Halluin
Décédé le 15.11.1983 à Roubaix
(à 87 ans)
                                                                Né le 08.01.1872 à Halluin
Décédé le 14.05.1953 à Halluin
(à 81 ans)
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                Charles Vanoverschelde                                                                Albert Houte                                                                Robert Casier                                                                Charles Vanoverschelde                                                                Albert Houte                                                                1953 - 15.03.1957                                                                09.05.1957 -03.1971                                                                21.03.1971 - 05.10.1980                                                                Né le 03.11.1898 à Halluin
Décédé le 16.05.1972 à Halluin
(à 74 ans)                                                                Né le 21.06.1896 à Halluin
Décédé le 06.09.1978 à Halluin
(à 82 ans)
                                                                Né le 20.07.1910 à Halluin
Décédé le 06 06.1989 à Tourcoing
(à 79 ans)
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                Henri Leveugle                                                                Albert Desmedt (décédé en cour de mandat)                                                                 Patrick Tierrie (Conseil municipal établi – 1er adjoint au Maire)                                                                Henri Leveugle                                                                Albert Desmedt                                                                Patrick Tierrie                                                                05.10.1980 - 03.1983                                                                03.1983 - 25.07.1987                                                                25.07.1987 - 03.09.1987                                                                Né le 14.11.1924 à Wattrelos                                                                Né le 13.12.1916 à Bousbecque
Décédé le 25.07.1987 à Halluin
(à 71 ans)
                                                                Né le 10.04.1942 à Mouvaux
Décédé le 23.01.1998 à Tourcoing (à 56 ans)
                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                Didier Desprez                                                                Alexandre Faidherbe                                                                Jean-Luc Deroo                                                                Didier Desprez                                                                Alexandre Faidherbe                                                                Jean-Luc Deroo                                                                                                                                03.09.1987 - 03.1989                                                                03.1989 - 03.2001                                                                25.03.2001 -                                                                                                                                                                                                Né le 27.02.1953 à Menin (Belgique)                                                                Né le 24.06.1935 à Halluin                                                                Né le 24.08.1945 à Hazebrouck 

 

 

                                 Les Maires de la Ville d'Halluin... en Chiffres.

 

 Le 23 mars 2010,  Jean-Luc Deroo a entamé sa dixième année aux fonctions de maire d’Halluin. Mais encore, durant 220 années depuis la Révolution à ce jour, la ville d’Halluin a été administrée par 24 personnes différentes, élues ou nommées officiellement Premier magistrat de la ville.

 

Amateur d’histoire locale, Daniel Delafosse a bien voulu nous faire un récapitulatif, en chiffres, détaillé de la façon suivante :

 

De 1790 à 1900, soit pendant 110 ans, on relève les noms de 8 maires. De 1901 à 1952 on compte 7 maires et de 1953 à 2010 on arrive à un total de 9 maires.

 

Voici donc le classement des 24 maires, en fonction du nombre d’années de présence (Pour Gaston Petit et Gustave Casier est ajoutée la période relative à la Présidence de Délégation…) :

 

M. Pierre Demeestère-Delannoy, Chevalier de la légion d'Honneur, a accompli le plus longtemps les fonctions de Maire d’Halluin, avec 35 années de présence ininterrompue du 12 septembre 1830 au 25 août 1865.

 

A la seconde place, on trouve Paul Lemaitre-Bonduelle pour plus de 26 années de présence du 23 février 1874 au 19 mai 1900.

 

La troisième place revient à Jean-Baptiste Chombart, du 29 avril 1805 au 9 septembre 1830 soit 25 ans et 4 mois.

 

Viennent les maires suivants : 4e Pierre Defretin et 17 années de fonctions ; 5e Gustave Desmettre 15 ans ; 6e Charles Vanoverschelde 14 ans ; 7e Alexandre Faidherbe 12 ans ; 8e Albert Houte et Jean-Luc Deroo 9 ans (mandat actuel en cours) ;  10e Edouard Lemaitre 8 ans. 

 

A la 11e place on trouve Joseph Wanquet 6 ans 2 mois ; 12e Jean-Baptiste Duflos 5 ans ½ ; 13e Jean-Baptiste Vandebeulque 4 ans 10 mois ; 14e Gilbert Declercq 4 an 5 mois ; 15e Gaston Petit et Albert Desmedt  4 ans 4 mois ; 17e Robert Casier 4 ans ; 18e P.L. Delannoy et  Gustave Casier 3 ans ; 20e Henri Leveugle 2 ans ½ ; 21 Louis Odou 2 ans ; 22e Didier Desprez 1 an 7 mois ;  23e Jean-François Delannoy 1 an ; 24e Patrick Tierrie 1 mois.

 

Pour être complet, Paul Lemaitre-Boutry est le seul Halluinois à avoir exercé les responsabilités de Maire, sans être désigné ou élu officiellement, et ceci  dans des circonstances exceptionnelles. En effet, lors de la Première guerre mondiale, M. Pierre Defretin le maire et son 1er adjoint M. Louis Odou-Loridan, étant tous deux septuagénaires, confièrent l’administration de la ville à Paul Lemaitre-Boutry, adjoint au maire, dès l’arrivée des Allemands, le 16 octobre 1914 jusqu’en Octobre 1918.

 

Président de la Délégation spéciale en octobre 1939, Gaston Petit sera nommé Maire en 1941. Président de la Délégation municipale en septembre 1944, Gustave Casier sera élu Maire en mai 1945. Quant à Hildevert Wancquet, il sera désigné uniquement Président de la Délégation spéciale, que pour la durée du mois de mars en 1957. 

 

Depuis la Révolution également, Joseph Wanquet reste encore le Maire le plus âgé  (81 ans) dans les fonctions de Premier magistrat d’Halluin ; il devance de quelques mois M. Pierre Demeestère-Delannoy.  

 

Les Halluinois et les Nominations…

 

Toujours depuis la Révolution, deux Halluinois ont eu l’honneur d’assurer la charge de Député du Nord : Gilbert Declercq (Maire) et Adrien Verkindère (1er Adjoint au Maire Charles Vanoverschelde).

 

Au poste de Conseiller Régional, un seul Halluinois y figure : Alexandre Faidherbe.

 

Quatre Halluinois sont devenus Conseiller Général : Paul Lemaitre-Bonduelle, Gustave Casier, Alexandre Faidherbe et Albert Desmedt (tous ancien maire) ainsi que Marie Deroo (conseillère générale actuelle), première halluinoise à exercer des responsabilités cantonales.

 

Quant à l’ancien Halluinois Fernand Grenier (employé à la mairie d’Halluin de 1926 à 1933) il fut successivement Maire et Député de Saint-Denis, Délégué du Parti communiste auprès du Général de Gaulle à Londre en 1943 et ministre de l’Air au gouvernement provisoire à Alger du 4 avril au 10 septembre 1944.

 

« Les uns et les autres, par leur disponibilité, leurs compétences, le sens des responsabilités, leur courage, parfois dans des périodes très difficiles, ont manifesté une belle preuve de civisme qu’il est de temps à autre bon de rappeler », conclut Daniel Delafosse.

 

25/1/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse

 



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Gustave Desmettre

Maire d'Halluin

1919 - 1935

Né le 10 03.1882 à Halluin 
Décédé le 09 04.1935 à Halluin 

 

Gustave Desmettre est né à Halluin le 10 mars 1882 dans une famille ouvrière de douze enfants. Il fréquente l’école primaire jusqu’à l’âge de treize ans, puis entre comme apprenti en tissage aux Ets Sion.

 

Il adhère très vite aux Jeunesses socialistes, puis au Parti du même nom. Il est aussi membre fondateur et adhérent actif de toutes les organisations ouvrières dépendant de la « Maison du Peuple ».

 

En 1919, Gustave Desmettre échoue aux élections départementales et législatives, mais est élu, en décembre, Maire d’Halluin. Encore socialiste à l’époque, il passe au Parti communiste un an plus tard, après le congrès de Tours.

 

Le Conseil Municipal de 1919 est constitué ainsi : Gustave Desmettre (Maire), Dereus Charles-Henri, Lauridan Henri, Verkindère Pierre-Jean, Vandewattyne Edouard, Sinaeve Charles, Breemeersch Cyrille, Vansieleghem Joseph, Vandeweghe Octave, Carton Léonard, Lombaere Henri, Lamaire Arthur, Vandenbon Jules, Courtens Julien, Demeulenaere Félix, Cornette Gustave, Debaere Léon, Vercruysse Jean-Baptiste, Charle, Demassiet, Vanackère, Danset, Graye, Declercq, Devernay, Lemaitre, Defretin.

 

Le Conseil Municipal de 1925 était composé de : G. Desmettre, P.J. Verkindère adjoint, C. Demassiet, L. Declercq, L. Carton, H. Lombaere, J. Vandenbon, J. Courtens, F. Demeulenaere, G. Cornette, L. Debaere, J.B. Vercruysse, C. Dereus, E. Vandewattyne, C. Sinaeve, C. Breemeersch, O. Vandeweghe, J. Vansieleghem, Lauridan, Vanackère, Graye, Lemaitre, Defretin, Danset, Devernay, Lamaire.

 

Résultats des Elections Municipales d’Halluin

 

  Année

     Tour

  Inscrits

      Droite

 Communiste

 Socialiste

   1919

      1er

    1.947

   45 - 49

    55 -  51

   56  -  51

 

       2                       

 

       47

 

        53

   1925

      1

    3.400

       45

        47

         7

 

      2

 

     48,7

       51,2

         -

   1929

      1

    3.761

       43

        49

         6

 

      2

 

       49                   

        51

         -

   1935

      1

    4.115

      12

        57

         4

 

La municipalité communiste élue le 12 mai 1929 se compose ainsi : autour du maire Gustave Desmettre,  Gilbert Declercq,  Pierre-Jean Verkindère, Charles Dereus Gustave Casier, Etienne Delattre, Julien Destailleurs, Georges Masseles, Charles Sinnaeve, Etienne Vantomme, Georges Vanmeerhaeghe,Oscar Verkindère, Henri Vervacke, Emile Demeulenaere, Auguste Dewaele, Louis Mignon, Emile Vandermeeren, Félix Demeulenaere, Michel Desseaux, Henri Lombaere, Georges Tomme, Octave Vandeweghe, Achille Veranneman, Gustave Cornette, Jean-Baptiste Vercruysse, Emile Bostoen.

 

Après une tentative malheureuse en 1929, les chrétiens sociaux se lancent ouvertement dans la bataille municipale de 1935. A leur tête se trouvent Arthur Houte et d’autre militants connus, tous adhérents à la Jeune République.

 

Les résultats restent très positifs pour le parti communiste, mais font chuter la Droite qui tombe à 13 % des suffrages. « Les catholiques sociaux » obtiennent 24 % des voix. Ce vote traduit assez bien l’influence réelle des syndicats libres auprès de la population ouvrière d’Halluin.

 

Fondateur de toutes les organisations communistes halluinoises aux côtés de Gilbert Declercq et d’E. Vandewattyne, Gustave Desmettre contribue à faire de sa ville la « Citadelle communiste du Nord ».

 

En 1925, la préfecture le suspend des ses fonctions de maire : il faut dire qu’il avait activement et bruyamment soutenu les grèves du textile cette année-là. Cela ne l’empêche pas de se retrouver aux côtés des grévistes lors des grandes grèves de 1927-1928, et notamment de la célèbre grève dite « des dix sous ».

 

Considéré comme un « modéré » au sein du Parti communiste, Gustave Desmettre proteste vigoureusement contre l’exclusion de M. Cornette,  et c’est pour cette raison qu’il est lui-même exclu du PC en 1930.

 

L’immense popularité dont il jouit dans sa ville lui permettra néanmoins d’être réélu maire jusqu’à son décès le 9 avril 1935. 

Durant toute cette période, Halluin est devenue pour le parti communiste, une « citadelle ouvrière dénommée « Halluin La Rouge », où les élections lui étaient toujours favorables.

 

Comme l’écrivait Maxence Van der Meersch, « Halluin La Rouge » devenait la « ville sainte du communisme ».

 

Epoux de Dame Alida Desmet, Gustave Desmettre est enterré civilement le 14 Avril 1935 au cimetière d’Halluin face au Mémorial  des Combattants Halluinois.  

C’est Gilbert Declercq qui succède à Gustave Desmettre aux responsabilités de Premier magistrat de la commune.

 

22/1/2011.

Commentaire : Daniel Delafosse 

 

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Gilbert Declercq

Maire d'Halluin

1935 - 1939

Né le 16.08.1896 à Halluin 
Décédé en 09.1944 à Nîmes (Gard).

 

A son décès, Gustave Desmettre Maire d’Halluin est remplacé à l’Hôtel de Ville par Gilbert Declercq, un fils d’ouvrier né à Halluin le 15 août 1896. Orphelin de père dès l’âge de neuf ans, il commence à travailler dès douze ans comme canneur de chaise, puis comme apprenti tisserand.

 

Très jeune, la lecture de la presse révolutionnaire le passionne, et à quinze ans il apporte son soutien enthousiaste à la section halluinoise des Jeunesse socialistes dont il est nommé secrétaire quelques mois plus tard.

 

Emprisonné plusieurs mois pendant la Première Guerre mondiale, il fonde, après l’Armistice, le Sport ouvrier, la société de gymnastique « l’Avant-Garde », la Symphonie, le Cercle dramatique, autant de sociétés qui font l’orgueil des ouvriers d’Halluin. Il prend une part active dans la direction de toutes les grèves du secteur, à Halluin bien sûr, mais aussi à Lille, Dunkerque et Armentières, et ses prises de position lui valent plusieurs jours de prison.

 

Elu conseiller municipal et adjoint au maire en 1925, Gilbert Declercq occupe cette charge jusqu’en avril 1935 date à laquelle il succède à Gustave Desmettre comme Maire.

 

Le Conseil Municipal de 1935 est ainsi constitué : Declercq Gilbert (Maire), Bostoen Emile, Dereus Charles, Tesse Isidore, Verkindère Oscar (Adjoints), Cornette Gustave, Demeulenaere Emile, Verkindère Pierre, Hoedt Auguste, Mignon Joseph, Casier Gustave, Demeulenaere Félix, Verhanneman Achille, Decraene Joseph, Tomme Georges, Vandekerckhove Julien, Deneweth Médard, Vandeweghe Octave, Dewaele Auguste, Lenez Victor, Desseaux Michel, Huyghe Constant, Rousseau Arthur, Vanmeerhaeghe Georges, Vercruysse Jean-Baptiste, Delattre Etienne, Masselles Georges.

 

En avril 1936, il est le candidat du Parti au siège de député de la 9ème circonscription dont fait partie Halluin. Il sera élu, grâce à l’unité issue du Front Populaire, par 12932 voix contre 12230 au candidat de droite Jean Bataille (dont 58 % des voix sur Halluin).

 

Plus que les évènements de politique générale, la crise économique et l’action engagée en faveur des chômeurs expliquent ce succès.

 

On notera au passage, que c’est à l’occasion de cette élection législative de 36, que le parti communiste halluinois obtient son meilleur score (de toute son histoire …) avec 2263 voix soit 58 % des suffrages exprimés ! Ce pourcentage record dépasse légèrement celui des élections municipales de l’année précédente, où il avait obtenu 2141 voix et 57 % des suffrages exprimés.

 

A la déclaration de la guerre en septembre 1939, il est l’un des cinq députés à renier le Parti, en manifestant son désaccord avec le pacte germano-soviétique. Gilbert Declercq est suspendu de tous ses mandats électifs.

 

L’attitude hostile des militants l’obligera à fuir Halluin, et à chercher refuge en Touraine. Toutes les organisations de la « Maison du Peuple » seront alors dissoutes durant la guerre. Gilbert Declercq meurt en septembre 1944 dans la région de Nîmes (Gard).

 

Fin 1939, vu les circonstances exceptionnelles, une délégation spéciale fut alors mise en place, qui choisit Gaston Petit (Contrôleur des contributions indirectes) pour président, et deux adjoints Joseph Wanquet et Emile Vandaele. Par la suite, Gaston Petit fut nommé maire en octobre 1941, et mourut le 23 janvier 1944.

 

18/1/2011.

Commentaire : Presse - Daniel Delafosse

 

 

          Pas de photo.

 

           Gaston Petit

         15.10.1939 - 23.01.1944

           Né le 11.01.1884 à Vendin-le-Vieil

         Décédé le 23.01.1944 à Halluin

 

Gaston Petit est nommé Président

de la Délégation Spéciale en 1939,

et Maire d’Halluin de 1941 à 1944. 

 

 

Il y a 71 ans, le Journal Officiel, en date du 14 octobre 1939,  publié la suspension du Conseil Municipal d’Halluin, jusqu’à la cessation des hostilités.

 

Il est institué dans la Commune d’Halluin, une délégation spéciale habilitée à prendre les mêmes décisions que le conseil municipal et ainsi composée : 

Président de la délégation spéciale : M. Gaston Petit contrôleur des contributions indirectes, vice-présidents : M. Emile Vandaele employé de bureau et M. Joseph Wanquet rentier.

 

En Mairie d’Halluin, sont convoqués, pour une réunion le 29 mai 1940 : Messieurs Petit, Demassiet, Walbron, Splete, Nollet, administrateurs de l’Hospice ou du Bureau de Bienfaisance. Godec, Commissaire de Police, Dubled Secrétaire de Mairie, Debock, Verkindère, Myngers et Henri Acquette.

Le Comité pourra s’adjoindre toute autre personne susceptible de rendre des services à la population et désignera les responsables de tous les services.

 

Comité de Guerre : Réunion du Mercredi 29 Mai 1940, sont présents :

 

MM. Petit, Demassiet, Walbron, Delafosse, Debock, Myngers, Verkindère. 

Excusé : Splete, Absents d’Halluin : Nollet, Acquette.

M. Gaston Petit fait connaître que dans la situation actuelle, il est nécessaire que les personnalités compétentes soient appelées à collaborer à l’Administration. C’est la raison de la réunion actuelle. 

M. H.F. Delafosse et les autres membres présents se déclarent prêts à apporter toute leur collaboration. Il est reconnu par tous les présents que la question la plus importante et qui exige une solution immédiate c’est celle du ravitaillement.

Il est décidé de former des commissions pour chaque branche, dans les conditions suivantes : 

Boulangerie : Parmentier et Verkindère pour la coopérative « L’Epi », C. Huyghe et D. Destoop pour la « Fraternelle ». 

Boucherie : Morel et Duthoit, étant entendu que M. Demassiet sera responsable pour l’abattage des animaux et la répartition de la viande aux bouchers. 

Epicerie : M. Degryse des docks du Nord et Couzineau. 

Le Maire prendra notamment un arrêté réglementant l’abattage des bestiaux et la répartition de la viande. (…).

 

M. Gaston Petit fut nommé officiellement Maire d’Halluin en Octobre 1941.

Le Conseil Municipal d’Octobre 1941 était composé ainsi : Petit Gaston (Maire) Wanquet Joseph, Vandalle Emile, Desbuquois Paul, Nollet Jules, Demassiet Adrien, Vandewalle Léon, Wancquet Hildevert,  Menet Gustave, Mme Lemaitre-Duprez Elisabeth, Descamps Achille, Walbron Léon, Montagne Victor, Leclercq Henri, Destombes Julien ,Pipart Albert, Desprez Robert, Bisbrouck Albert, Nuyttens Marcel, Jean Sion.

 

22 Mai 1943 : Installation du nouveau Conseil Municipal d’Halluin.

 

Conformément à la loi, le Conseil Municipal d’Halluin s’est réuni le 22 Mai 1943.  Etaient présents : MM. Gaston Petit, Joseph Wanquet, Emile Vandalle, Paul Desbuquois, Jules Nollet, Adrien Demassiet, Léon Vandewalle, Hildevert Wancquet, Gustave Menet, Achille Descamps, Léon Walbron, Victor Montagne, Henri Leclercq, Julien Destombes, Albert Pipart, Robert Desprez, Albert Bisbrouck, Marcel Nuyttens, Mme Lemaitre née Duprez Elisabeth. 

Absent : M. Jean Sion qui s’est fait excuser pour raison majeure.

(…) Considérant que la Commune d’Halluin compte 13.278 habitants, sont nommés Membres du Conseil Municipal de la Commune d’Halluin :  MM. Gaston Petit Maire, Joseph Wanquet, Emile Vandalle, Paul Desbuquois, Jules Nollet, Adrien Demassiet, Léon Vandewalle, Hildevert Wancquet, Gustave Menet, Mme Lemaitre Duprez Elisabeth, Achille Descamps, Léon Walbron, Victor Montagne, Jean Sion, Henri Leclercq, Julien Destombes, Albert Pipart, Robert Desprez, Albert Bisbrouck, Marcel Nuyttens.

Le Maire déclare officiellement installés dans leurs fonctions d’Adjoints : MM. Joseph Wanquet, Emile Vandalle, Paul Desbuquois et Robert Desprez.

 

 

Gaston Petit décéda le 23 janvier 1944. C’est son 1er adjoint Joseph Wanquet qui lui succède officiellement le 25 Janvier 1944 jusqu’au 25 Septembre 1944.

A la Libération de la Ville,  la délégation spéciale emmenée par le Maire Gaston Petit, puis le nouveau conseil municipal nommé par le gouvernement de Vichy et l’Etat français en 1943 ont laissé place à une délégation municipale pluraliste représentant toutes les sensibilités patriotiques locales.

Par arrêté préfectoral en date du 26 Septembre 1944, le communiste Gustave Casier est nommé Président de la nouvelle Délégation Municipale jusqu'au 14 Mai 1945. 

Les membres qui composent cette délégation sont : Dereus Charles, Myngers Albert, Veranneman Achille, vice-présidents, Amez Robert, Lenez Victor, Rousseau Arthur, Mme Dujardin Monique, Mittenaere André, Delafosse Henri-France, Verkindère André, Parmentier Henri, Decraene Joseph, Vandekerkhove Julien, Huyghe Constant, Delattre Etienne, Bekaert Marcel, Verkindère Gérard, Detaevernier Pierre.

 

14/01/2011

Commentaire : Presse - Daniel Delafosse

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Gustave Casier

Président de la Délégation Municipale

du 26.9.1944 au 14.5.1945

Maire d'Halluin

19.05.1945 -1947

Né le 05.07.1896 à Halluin 
Décédé le 15.11.1983 à Roubaix (Nord)

 

Après la Libération de 1944, le communiste Gustave Casier fut le 1er Maire officiellement élu de la ville d’Halluin, le 19 Mai 1945.

Né à Halluin le 5 juillet 1896, dans une famille ouvrière de cinq enfants, Gustave Casier commence lui aussi à travailler très jeune comme apprenti tisserand puis employé de coopérative.

 Trop jeune pour être mobilisé en 1914, il est réquisitionné comme travailleur forcé par les troupes allemandes. Et après s’être distingué dans la résistance aux nazis,  il fut arrêté et s’évada du camp d’Ecrouves, près de Toul.

C’est en 1923 qu’il prend sa carte au Parti communiste. Jusqu’en 1939, il occupe d’importantes fonctions dans le secteur de la Vallée de la Lys et de Tourcoing, notamment secrétaire de l’Union départementale des syndicats du nord ; membre du comité régional depuis 1924, il entra au bureau de la Fédération communiste du Nord en 1936.

En 1948, Gustave Casier devient directeur de la publication de « Liberté », le quotidien régional du Parti communiste dans le Nord et conserve ce poste jusqu’en 1967. Il avait quitté sa ville d’Halluin pour Roubaix au début des années 60. 

Il est élu pour la première fois conseiller municipal en 1925, au sein d’un municipalité emmenée par Gustave Desmettre. En 1937, il devient conseiller général du canton de Tourcoing Nord-Est.

Gustave Casier est déchu de ses mandats électifs en janvier 1940. Il entre alors dans la clandestinité, mais est arrêté par la police française en septembre 1941. Interné au camp d’Ecouvres (Meurthe-et-Moselle), il s’échappe en 1943 et revient dans le Nord.

A la Libération de la Ville,  la délégation spéciale emmenée par le Maire Gaston Petit, puis le nouveau conseil municipal nommé par le gouvernement de Vichy et l’Etat français en 1943 ont laissé place à une délégation municipale pluraliste représentant toutes les sensibilités patriotiques locales.

Par arrêté préfectoral en date du 26 Septembre 1944, le communiste Gustave Casier est nommé Président de la nouvelle Délégation Municipale jusqu'au 14 Mai 1945. 

Les membres qui composent cette délégation sont : Dereus Charles, Myngers Albert, Veranneman Achille, vice-présidents, Amez Robert, Lenez Victor, Rousseau Arthur, Mme Dujardin Monique, Mittenaere André, Delafosse Henri-France, Verkindère André, Parmentier Henri, Decraene Joseph, Vandekerkhove Julien, Huyghe Constant, Delattre Etienne, Bekaert Marcel, Verkindère Gérard, Detaevernier Pierre.

A noter, par ailleurs, que pendant toute cette période 1939-1944, Stéphane Dubled, secrétaire général de mairie et Edouard Penasse, receveur municipal, tous d’eux proches de la municipalité d’avant 1939, ont assuré leurs tâches de gestion et tenu administrativement la mairie. 

 

En avril 1945, c’est la première fois depuis 1936 que le corps électoral est appelé à s’exprimer dans les urnes.

La constitution des listes électorales n’est pas une mince affaire. Car il y a une innovation fondamentale : les femmes pour la première fois dans l’histoire française sont à la fois électrices et éligibles. Le verrou mis depuis trente ans par la majorité du Sénat vient enfin de sauter.

C’est la volonté de De Gaulle mais dans la préparation de cette décision à Alger Fernand Grenier, qui fut dans les années trente employé municipal à Halluin, n’est pas resté inactif. ( Fernand Grenier fut délégué du PC en janvier 1943 auprès du Général De Gaulle à Londres et en 1944 ministre de l’Aviation au gouvernement provisoire à Alger. Député jusqu’en 1968, il décède à Saint-Denis en août 1992).

Lors de ces Elections Municipales de 1945, deux listes sont en présence : La liste d’Union patriotique républicaine et antifasciste animée par le parti communiste, le Front national, les Forces unies de la jeunesse patriotique et la CGT avec notamment Gustave Casier en tête de liste.

La liste des candidats du Mouvement républicain populaire où se retrouvent, entre autres, Julien Alard, le docteur Albert Louf, Adrien Verkindère, Gérard Verkindère et Madame Edouard Lemaitre née Duprez Elisabeth comme Célina Vuylstecke, commerçante.

Le Mouvement républicain populaire est un nouveau venu. Né à la Libération de la fusion du parti démocrate populaire d’avant-guerre et de la Jeunesse république, puissante à Halluin, il veut afficher, à la fois sa fidélité aux valeurs de la Résistance, ses sentiments gaullistes et une certaine sensibilité sociale autour d’équipes ouvrières.
 

Maurice Schumann en devient le président. On le retrouve bientôt candidat aux législatives dans la dixième circonscription. Jusqu’en 1973, sa présence comme député de la vallée de la lys sera constante.

 

En ce mois d’avril 1945 à Halluin, un seul tour a suffi. Il n’y a pas à cette date de candidats de la SFIO. La liste menée par Gustave Casier, membre du parti communiste et ancien conseiller général, l’emporte de près de huit cents voix et gagne tous les sièges. Il y a absence d’une opposition au sein du conseil.

Le nouveau Conseil Municipal se compose ainsi : Casier Gustave (Maire), Veranneman Achille, Derudder Georges, Knockaert Urbain, Devriese Armand, Detaevernier Pierre, Huyghe Constant, Auvelick André, Decraene Joseph, Lombaere André, Mmes Destailleurs-Vandamme, Vandenberghe-Milleville, Mlle Oost Amanda, Mme Samyn-Viaene, Bekaert Marcel, Dereus Charles, Mme Deceuninck-Jacques, Lagae Cyrille, Mittenaere André, Veyer Marceau, Velghe Albert, Graye R., Mme Callemyn-Rousseau, Mme Vanderhem-Verleye, Mme Taffin-Nuns. 

Aux nouvelles Elections Municipales de 1947, la liste soutenue par le PC obtient treize sièges avec à sa tête Gustave Casier, celle s’appuyant sur le MRP douze sièges et la SFIO, deux sièges. Cette coalition MRP-SFIO désigna Joseph Wanquet maire SFIO et Gérard Verkindère premier adjoint. La majorité change d’orientation.

L’écart entre la liste conduite par le parti communiste, et celle soutenue par le MRP sera de soixante voix. La liste socialiste ayant obtenue près de huit cents suffrages.

Gustave Casier décède à Roubaix (Nord) le 15 Novembre 1983, à l’âge de 88 ans. Ses funérailles civiles se sont déroulées le 10 novembre 1983 au crématorium de Wattrelos. Il repose au cimetière d’Halluin.

Lors de cette cérémonie, on pouvait reconnaître tout l’aéropage nordiste du Parti communiste français : MM Alain Bocquet, Jean-Pierre Marescaux, Yvan Renart, Gustave Ansart, mais aussi de nombreux élus dont Mme Emilienne Galicier député honoraire, M. Hector Viron sénateur, tandis que M. Albert Desmedt maire d’Halluin et M. Jean Dillies adjoint à Comines représentaient la vallée de la Lys.

13/1/2011.

Commentaire : Presse - Daniel Delafosse