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Elus et agents municipaux

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Didier Desprez

Maire d'Halluin

03.09.1987 - 24.03.1989

Né le 27.02.1953 à Menin (Belgique).

 

Il y a 23 ans,  le jeudi 3 septembre 1987, Didier Desprez , professeur de mathématiques à l’E.I.C. de Tourcoing, marié et père de trois enfants, devenait à l’âge de 34 ans le nouveau Maire de la Ville d’Halluin.

 

Ce jour-là, après 19 h, l’élection du nouveau maire d’Halluin ne fut pas une surprise. L’ensemble des élus de la majorité (ils occupent 25 des 33 sièges) a conservé une cohésion assez forte après le décès en juillet 1987 du maire Albert Desmedt. Certaines voix firent défaut, mais c’est une preuve de démocratie.

 

Il est 19 h donc quand M. Patrick Tierrie, premier adjoint, ouvre la séance, ayant à ses côtés M. Patrick Vandeputte, secrétaire général de la mairie. M. Tierrie annonce officiellement l’investiture de Mlle Yvette Vanhoutte, qui complète le conseil municipal. Mlle Vanhoutte, institutrice dans le privé, figurait en 30ème position sur la liste « Sécurité et Gestion ».

 

Les 25 premiers furent élus puis Mme Catherine Lemerse-Gille (26e) remplaça M. Castelain après son décès et M. Jean-Pierre Quivron (27e) M. Pascal Delafosse après sa démission. Théoriquement, c’est M. Jules Beel (28e) qui aurait pu entrer au conseil municipal ou M. Georges Bostyn (29e). C’est finalement Mlle Yvette Vanhoutte qui siègera pour un an et demi au conseil.

 

Premier hommage…

 

Immédiatement après cette intronisation, Patrick Tierrie demanda à ce que les élus mais aussi la foule des spectateurs observe une minute de silence à la mémoire de M. Albert Desmedt.

 

C’est ensuite M . Jules Wattel qui fut appelé à présider cette séance extraordinaire, le vice-doyen remplaçant le doyen M. Albert Houte, retenu à son domicile pour raison de santé.  M. Wattel fut aidé de Mme Catherine Lemerse, benjamine de l’assemblée, qui occupa les fonctions de secrétaire de séance.

 

Au nom de la liste « Sécurité et gestion », M. Patrick Tierrie premier adjoint, proposa le nom de M. Didier Desprez pour l’élection du maire. Aucun autre nom fut proposé. M. Houte donna pouvoir à M. Leveugle.

 

M. Didier Desprez obtint 20 voix, douze élus s’abstenant. L’assistance applaudit le nouveau maire, à qui M. Wattel remit l’écharpe tricolore de premier magistrat.

 

… et second

 

L’hommage rendu par M. Desprez à Albert Desmedt fut bref et clair. M. Desprez est le dauphin d’Albert Desmedt. La majorité municipale a pratiquement suivi cette dernière volonté. Et M. Didier Desprez de déclarer :

 

« Albert, c’est ainsi que nous l’appelions, m’a proposé de poursuivre la tâche qu’il a entrepris depuis quatre années déjà. 

C’est un personnage qui nous a quittés. C’est un ami que nous avons perdu, c’est un homme intègre et courageux que nous regretterons.

L’équipe qui me fait l’honneur de me soutenir, je le sais, continuera à travailler pour construire comme le disait Albert une cité prospère, plus unie et surtout plus fraternelle. 

Je me mets entièrement au service des Halluinois, mais j’essaierai de sauvegarder une partie de mon temps afin de ne pas négliger, mon foyer, mon épouse, mes enfants ». 

 

Les neuf mêmes

 

L’on commença alors les neuf votes pour les postes d’adjoints. Aucune surprise là non plus, puisque les neuf adjoints sortants furent réélus. Voici le décompte des voix : premier adjoint, M. Patrick Tierrie (pour 24, abstentions 9) ; deuxième adjoint, Mme Marie-Paule Heiblé Doléans (22-11) ; troisième adjoint, M. Jean Ostyn (22-11) ; quatrième adjoint, M. Louis-Paul Ampe (19-14) ; cinquième adjoint, M. Freddy Mathys (21-12) ; sixième adjoint, Mme Jacqueline Vanhoutte (25-8) ; septième adjoint, M.Christian Verpraet (25-8) ; huitième adjoint, M. André Rampelberg (24-9) ; neuvième adjoint : Mme Denise Simono Delannoy (23-10).

 

Le temps que soit dactylographié (avant la signature) le procès-verbal de cette réunion extraordinaire, le maire fut félicité notamment par son épouse et ses trois jeunes enfants ainsi que par ses parents. 

M. Desprez invita à se rendre, le samedi 5 septembre à 18 h 15 au monument aux morts, puis sur la tombe d’Albert Desmedt et enfin à Neuville, en souvenir de la Libération.

 

Halluin compte désormais un jeune maire qui aura à conduire les affaires municipales durant un an et demi jusqu’aux élections municipales générales. Sera-t-il maire d’intérim ou ce fauteuil sera-t-il un tremplin pour 1989 ? 

L’outsider devenu leader

 

Adjoint supplémentaire sur la liste « Union pour la sécurité et la gestion d’Halluin », Didier Desprez , juste après son élection, se laissa aller à la confidence :

 

« Il y a longtemps que j’envisageais la possibilité de devenir un jour maire, mais je l’imaginais survenir dans un futur bien plus éloigné. Dans une quinzaine d’années par exemple : le décès d’Albert Desmedt a précipité les choses, rien de plus… ».

 

S’il a finalement brûlé les étapes, c’est tout simplement qu’Albert Desmedt, dans un testament politique, avait lui-même désigné celui qui devrait poursuivre sa tâche. Didier Desprez ne s’est pas dérobé bien au contraire, en annonçant plus clairement la couleur ; Albert Desmedt avait abordé avec Didier Desprez la question de sa succession en 1986 :

 

« Dans nos esprits, la chose murissait depuis plusieurs années et c’est l’année dernière, en 1986, qu’Albert Desmedt m’a fait précisément la proposition. Je me suis fait d’autant plus facilement à cette idée que la philosophie d’Albert Desmedt me convient parfaitement. 

Il n’était pas un politique, je n’en suis pas un non plus. Que le maire puisse avoir les mains libres, tout en tenant compte évidemment du poids des partis politiques, j’estime que c’est une bonne chose pour une ville comme Halluin ».  

(…) «  Je ne serai pas un maire de transition, et comme je l’ai dit aux membres du groupe majoritaire, je briguerai un autre mandat en 1989 ! ».

 

Pas de doute, celui qui jusque là avait évité la lumière trop directe des projecteurs, n’entendait pas demeurer dans la pénombre. C’est d’ailleurs sans doute ce ton direct qui lui valut ses premiers désagréments. 

Comment expliquer autrement les « bavures » qui accompagnèrent son élection : 20 voix « pour » certes mais aussi trois de ses colistiers qui se réfugient dans l’abstention… Une sorte d’avertissement sans frais de la part de certains adjoints, peut-être vexés de voir passer au-dessus de leur tête un simple conseiller municipal.

 

« Franchement, cela m’a surpris. En effet lors de la réunion préparatoire du groupe, tout le monde était d’accord. Mais ce sont les aléas du vote à bulletins secrets. Je ne crois toutefois pas que cela soit très important. Le groupe est solide : je lui demanderai simplement de resserrer davantage les rangs » a précisé Didier Desprez.

 

Au moment de son élection comme Maire, M. Didier Desprez était professeur au collège Charles-Péguy de Tourcoing, après avoir assumé les fonctions de directeur de collège à l’E.I.C. Tourcoing.

 

« Je suis issu d’une famille halluinoise (mon père était ouvrier chez Lepoutre et ma mère travaillait dans la confection et ils demeurent d’ailleurs toujours à Halluin) Après les classes maternelles à Notre-Dame des Fièvres et le primaire au Sacré Cœur, j’ai poursuivi mes études à l’E.I.C. Tourcoing où je suis devenu professeur ».

 

Le samedi 10 Septembre 1987, c’est en présence d’une assemblée très importante que M. Didier Desprez Maire d’Halluin, a posé la première pierre de la nouvelle Maison des Associations. Didier Desprez précisait que cette nouvelle implantation permettra de regrouper en un même lieu la quasi-totalité des services associatifs et culturels municipaux.

 

Lors de cette manifestation, il convient de signaler la présence de Madame Albert Desmedt, dont le mari avait eu à cœur de mener à bien cette réalisation. Le Maire Didier Desprez rappela que sur sa proposition, la majorité du Conseil Municipal avait accepté de dénommer l’ensemble de cette structure (Bibliothèque et Maison des Associations, situées rue de Lille)  « Centre Culturel Albert Desmedt ».

 

Aux élections municipales de mars 1989, Didier Desprez est battu par son adversaire socialiste Alexandre Faidherbe. Il se représentera  successivement en 1995, 2001 et 2008, mais sans succès. Après ce dernier échec, il décide de se retirer définitivement de la vie politique halluinoise.

 

Sa distraction favorite est la musique (Membre de la Lyre Halluinoise et de l’Harmonie Municipale). Passionné d’informatique, il a créé un club au collège Charles-Péguy de Tourcoing ,avant de devenir Directeur du collège Saint-Joseph de Lille.

 

Depuis quelques années, Didier Desprez préside l'association halluinoise "Les Amis des orgues de Saint-Hilaire". Cette association s'emploie à développer et fidéliser un public amateur de concerts d'orgue.

17/12/2010.

Commentaire : Presse - Daniel Delafosse

 

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Alexandre Faidherbe

Maire d'Halluin

25.03.1989 - 24.03.2001

Né le 24.06.1935 à Halluin.

Halluinois de naissance,  M. Alexandre Faidherbe a pratiquement toujours vécu dans sa ville.

 

Après l’obtention du Bac philo avec mention bien en 1955 et plusieurs années d’études universitaires, il est revenu à Halluin pour y enseigner dès 1959. 

De 1963 à 1981, ce père de cinq enfants, enseignera à l’école Jean-Macé avant d’en devenir le directeur. 

 

Chevalier du Mérite Agricole et colombophile passionné, il est président du groupement colombophile de l'arrondissement de Lille, ainsi que président de l'association halluinoise "Les amis de la basse-cour".  Sportif  pratiquant, coureur de fond et demi-fond, il occupa également les fonctions de président du club d’Athlétisme Halluin Val de Lys, avant d'être nommé président d'honneur.

 

En janvier 1995, pour ses 32 années passées au service de l’Education nationale, il reçoit l’insigne d’Officier de l’Ordre des palmes académiques.

Dans son discours de remerciements, Alexandre Faidherbe dit notamment : (…) « L’entourage est primordial. Je suis quelqu’un qui ne croît guère à la réussite en solitaire, persuadé que les vraies réussites sont toujours collectives ».

 

Reprenant son cheval de bataille d’enseignement convaincu, Il redit combien : « l’éducation est une tâche qui ne saurait être considérée comme de la responsabilité exclusive des enseignants. L’école seule ne peut pas tout. Elle repose sur le trépied enseignants, familles, responsables municipaux ». 

Un discours que son arrière grand-père (Alexandre, aussi) également directeur d’école, à Roubaix, tenait déjà en 1855 !

 

Pour la première fois en 1971, il est élu conseiller municipal et adjoint sur la liste emmenée par le Maire d’Halluin Albert Houte (Etant carté socialiste, sa mère Mme Faidherbe née Castel Claire, gaulliste siégeant au conseil municipal sortant, se retira pour éviter l'affrontement).

Deux ans plus tard, aux  Législatives de 1973, Alexandre Faidherbe devient suppléant du nouveau Député socialiste élu, après la victoire historique de Gérard Haesebroeck Maire d’Armentières (Parti Socialiste) sur Maurice Schumann, Ministre des Affaires étrangères de 1969 à 1973, neuf fois élu député du Nord depuis, 1945.

 

A l’élection cantonale de Tourcoing Nord, en octobre 1987, contre toute attente, les électeurs ont fait passer ce siège traditionnellement détenu par un candidat de droite à la gauche. 

Alexandre Faidherbe (ancien adjoint au maire d’Halluin, conseiller à la communauté urbaine, conseiller régional et suppléant de M. Gérard Haesebroeck,  député de la 10ème circonscription, actuel conseiller municipal d’Halluin) succède à Albert Desmedt, ancien maire d’Halluin, au siège de conseiller général du canton de Tourcoing-Nord avec 54,86 % des suffrages exprimés, contre 45,13 % des voix à son adversaire, Henri Desmettre, maire de Roncq UDF/CDS.

 

Lors des élections municipales en mars 1989, pour la première fois, Alexandre Faidherbe (PS), conseiller général, emporte la mairie d’Halluin. Après l’annonce officielle des résultats, la première pensée du nouveau maire fut pour ceux qui ont fait confiance à sa liste, à ceux qui ont présidé le comité de soutien et à MM Houte et Leveugle, anciens maires, et demanda que l’on respecte tous les candidats présents à cette élection « Nous somme élus ce soir, nous sommes au service de tous les halluinois » devait-il conclure.

 

Le samedi 25 mars 1989, autour du maire Alexandre Faidherbe sont nommés neufs adjoints : Régis Vanhalst, Jean-Luc Deroo, Jeannine Gheysen-Castro, Jean-François Lesage, Didier Duprat, Vianney Leveugle, Brigitte Casier-Duforest, Didier Delahousse, Didier Watry, trois conseillers délégués : François Bisbrouck, Francis Poulain, Olivier Ghesquière, et les conseillers municipaux : Pour la majorité, Claude Hernaert, Maurice Bels, Nelly Vankesbeulque, Lucien Dupont, Francis Vandenbrouck, Raymond Detaevernier, Michel Odent, Pierre Delbassez, Christiane Verkindère Debon, Patrick Boucourt, Jacques Brulin,  Marcelle Varrasse-Delporte. Pour l’opposition, Didier Desprez, Patrick Tierrie, Marie-Paule Heiblé-Doléans, Freddy Mathys, Jean-Pierre Verschaeve, Serge Maugeais, Raymond Vanhalst, et représentant le PCF, Francine Vanoverberghe. 

 

A l’élection cantonale partielle de Tourcoing Nord en juin 1989 (Cette élection était provoquée par la plainte déposée par le leader du Front National Christian Baeckeroot pour l’annulation de la cantonale de 1987 « faux candidats-fantômes »), le Conseiller Général sortant Alexandre Faidherbe, qui est aussi Député suppléant de Jean-Pierre Balduyck depuis 1988 et Maire d’Halluin, est réélu Conseiller Général du canton de Tourcoing-Nord.

Aux élections cantonales de 1992, Alexandre Faidherbe (homme de terrain, connaissant sur le bout des doigts le moindre dossier du canton de Tourcoing Nord,  élu conseiller général en 1987, après le décès d’Albert Desmedt, puis de nouveau en 1989, après l’annulation de la partielle de 1987) est victime de la vague de mécontentement qui touchait alors le Parti Socialiste sur le plan national. Et la presse locale titre : « La défaite d’un parti… plus que celle d’un homme ».

 

Le Maire d’Halluin laisse son siège de conseiller général à Henri Desmettre candidat de l’Union Pour la France CDS  et Maire de Roncq, âgé de 65 ans, qui devient  ainsi le premier Maire roncquois conseiller général du canton de Tourcoing- Nord.

 

Au moment des élections législatives de 1993, après la victoire du nouveau Député Christian Vanneste (RPR), le Maire d’Halluin Alexandre Faidherbe perd son poste de suppléant du député sortant Jean-Pierre Balduyck, cela un an après avoir perdu celui de conseiller général.  

 

Le 25 juin 1995, Alexandre Faidherbe (PS),  est élu pour la seconde fois consécutive dans le fauteuil de Premier Magistrat d’Halluin. 

Lors de son discours, il eut une pensée personnelle pour sa mère, présente au côté de son épouse, qui longtemps eut un engagement dans la vie publique et sociale d’Halluin, tout en élevant ses six enfants : « Je lui dois cette envie d’un engagement fort au service de notre ville, le désir de suivre le sillon avec pour exigences le respect d’autrui… »

 

 Il est procédé à la nomination de neuf adjoints : Régis Vanhalst, Jean-Luc Deroo, Jeanine Gheysen, Didier Duprat, Jean-François Lesage, Christiane Verkindère, Didier Delahousse, Brigitte Casier, Francis Poulain, et de trois conseillers municipaux délégués : Serge Maugeais, Franck Haelewyn, François Bisbrouck, et des conseillers municipaux : Delbassez Pierre, Plets-Tachon Christiane, Vankesbeulque-Prunez Nelly, Degavre Robert, Daminet Marcel, Bosquillon-Claeys Nadine, Detaevernier Michel, Varrasse Fabrice, Verein-Delebecque Françoise, Lassalle Henri, Watry Didier, Devlies-Elias Ginette. Liste Opposition « Mieux Vivre Halluin », Didier Desprez, Marie-Paule Heiblé-Doléans, Emmanuel Delannoy, Christian Verpraet, Jean-Pierre Verschave. Liste Front National, Roger Strobbe, Claude Potier, Richard Cools. 

Il est à préciser, que trois des cinq têtes de la liste « Mieux vivre à Halluin » à savoir Didier Desprez, Marie-Paule Heiblé-Doléans et Christian Verpraet démissionnèrent pour laisser leur place aux trois suivants sur la liste : René Schmidt, Philippe Grimonpont et Danièle Monteyne qui siégèrent à leur place.

 

Aux Législatives de 1997, Jean-Pierre Balduyck (PS) récupère son siège de Député du Nord, qu’il avait cédé en 1993 à Christian Vanneste. Pour le parti socialiste, les Législatives se suivent mais ne se ressemblent pas !  Le Maire d’Halluin Alexandre Faidherbre récupère également son poste de Suppléant du nouveau Député, le Maire de Tourcoing Jean-Pierre Balduyck, qui obtient auprès de l’électorat halluinois  près de mille voix de plus que le député sortant Christian Vanneste.  

 

Aux Elections Cantonales 1998, le dimanche 22 mars, au soir du second tour, Alexandre Faidherbe (PS) maire d’Halluin retrouve son siège de conseiller général, perdu en 1992, avec plus de quatre points d’avance, soit 981 voix sur son principal rival le RPR Christian Vanneste.

 

A nouveau, Alexandre Faidherbe retrouve ses deux fonctions, (de suppléant du député et de conseiller général), cédées à la droite.  Une bonne nouvelle en cachant une autre, on apprenait qu’en même temps (quasiment) Alexandre Faidherbe était grand-père pour la douzième fois…

 

Lors des  élections municipales de 2001, le maire sortant Alexandre Faidherbe se retire pour laisser la place à son 1er adjoint M. Jean-Luc Deroo, qui est élu, pour la première fois, Maire d’Halluin.

 

Après avoir  été conseiller municipal, adjoint et Maire d’Halluin, conseiller communautaire, conseiller général, conseiller régional, suppléant de Député, Alexandre Faidherbe est élevé au titre de Maire Honoraire de la ville d’Halluin, par son successeur Jean-Luc Deroo.

 

Le 9 novembre 2001, en présence du Président du Conseil Général du Nord Bernard Derosier, le Maire d’Halluin Jean-Luc Deroo inaugure la nouvelle salle polyvalente, rue Marthe Nollet, baptisée « Alexandre Faidherbe ».

 

Aux législatives de 2002, Alexandre Faidherbe perdra son poste de suppléant au député Jean-Pierre Balduyck, après la défaite de ce dernier face à Christian Vanneste (UMP).

 

Aux cantonales de 2004, Alexandre Faidherbe cède son poste de conseiller général à Marie Deroo (PS) (épouse du maire d’Halluin), qui devient pour la première fois Conseillère Générale du Nord, après sa victoire, au second tour, face à Vincent Ledoux (UPN) et René Declercq (FN).

 

18/12/2010

Commentaire : Presse - Daniel Delafosse

 

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Jean-Luc Deroo

Maire d'Halluin

25.03.2001 - 30.03.2014

Né le 24.08.1945 à Hazebrouck (Nord).

 

 Jean-Luc Deroo, professeur de lettres, arriva à Halluin en 1977 et dirigea pendant vingt ans l’école Notre-Dame des Fièvres à Halluin, jusqu’à la rentrée 2000. Ces premières années dans l’enseignement il les passa à Dunkerque et à Lille. 

 

Il occupa également, pendant 8 ans, des responsabilités importantes à la tête du syndicat  CFDT de l’enseignement privé. Son père a participé à l’élaboration de la loi Debré sur les rapports Etat-écoles privées. 

En Mai 68, il était du côté des barricades. Il débutait dans l’enseignement et entrait dans la vie active. Comme il le dit : « Une entrée forcée puisque j’étais le deuxième d’une famille de douze enfants, et  je devais « ramener l’argent à la maison » comme l’on dit. Sinon j’aurais choisi autre chose ».  

 

Son souhait était de devenir chirurgien. Tout en ayant  effectué une carrière dans l’enseignement littéraire et la philosophie, l'ancien directeur d’école dit aussi être d’un tempérament scientifique, aimant la biologie et la chimie.  

 

Aux élections municipales de mars 1989, il siège pour la première fois au sein du conseil municipal, en qualité de  second adjoint de M. Alexandre Faidherbe Maire d’Halluin. Il est réélu au poste de second adjoint , aux élections de mars 1995. 

 

Six ans plus tard, lors des élections municpales,  M. Jean-Luc Deroo est nommé, pour la première fois, au fauteuil de Premier Magistrat de la ville d’Halluin ,le 25 mars 2001.

 

Le nouveau conseil municipal est composé ainsi : Entouré de neuf adjoints, dans l’ordre de nomination : Christiane Verkindère-Debon, Alain Lambré, Fabrice Varrasse, Annie-Bagein-Declercq, Franck Haelewyn, Didier Delahousse, Serge Maugeais, Jean-Claude Klimanek, Jacques Vanoverberghe, de quatre conseillers délégués : Françoise Verein-Delebecque, Laurence Vanoverberghe-Faidherbe, Jean-Claude Hazebroucq, Stéphane Bedleem, de ses conseillers municipaux : Nadine Bosquillon-Claeys, Andrée Brun-Hachin, Christiane Boucourt- Crombez, Francine Lagrange, Maryse Vandevyver, Jocelyne Lefebvre, Marcel Daminet, Michèle Nollet, Pierre Delbassez, Nelly Vankesbeulque-Prunez,  Jan-Louis Leoen et des conseillers municipaux représentant l’opposition : Didier Desprez, Marie-Paule Heiblé-Doléans, Jean-Pierre Verschave, Ghislain Maerten, Claudette Lebas-Cornard, Marie-Cécile Derveaux, Marie-Madeleine Boone, Dominique Voet.

 

Lors de son discours-fleuve, dont l’introduction sonnait comme un soulagement : «Voilà, je suis à vous ! »  et après avoir élevé Alexandre Faidherbe, conseiller général, au titre de maire honoraire de la ville d’Halluin, Jean-Luc Deroo a répété qu’il serait au service de tous les halluinois en s’appuyant : « sur les compétences et les motivations, les savoir-faire et le sens du service public de l’ensemble du personnel municipal ».

 

Aux élections municipales de mars 2008, La liste de Gustave Dassonville « Unissons-nous pour Halluin » UMP obtient 3.920 voix  soit  48,25 %,  la liste de Jean-Luc Deroo « En Avant Halluin » PS obtient 4.204 voix soit 51,75 %.

 

284 voix séparent les deux listes (209 en 2001), de bons reports de voix dans les deux camps, mais plus d’abstentionnistes que prévu. Au bout d’un duel « terrible » la liste de Jean-Luc Deroo l’emporte et permet à Halluin de rester la seule ville à gauche de la Vallée de la Lys.

 

Le Dimanche 23 Mars 2008, Jean-Luc Deroo (PS) est élu pour la seconde fois consécutive Maire d’Halluin, entouré de neuf adjoints dans l’ordre de nomination : Didier Delahousse, Jocelyne Lefebvre, Fabrice Varrasse, Jean-Claude Klimanek, Françoise Verein, Marc Desbuquois, Gaëlle Thual, Jacques Vanoverberghe, Yasmina Chigri, de ses conseillers municipaux : Fatima Guettaf, Claudette Lebas, Alain Cappe, Jennifer Lacroix, Jean-Pierre Vercruysse, Catherine Vanthomme, Stéphane Bedleem, Michèle Nollet, Hamza El Kostiti, Isabelle Combas, Jean-Claude Hazebroucq, Marie-Line Mulliez, Mickaël Moglia, Annabelle Salembier, Thierry Demeester et des conseillers de l’opposition : Gustave Dassonville ; Marie-Thérèse Canoot, Patrick Splete, Pascale Lesage, Yvan Hennion, Denyse Simono, Gauthier Desplanque, Marie-Cécile Derveaux.

 

Dans son discours, Jean-Luc Deroo dit notamment : « Nous sommes responsables et comptables de la qualité de la vie politique que nous avons à conduire dans notre ville ».  

 

M.  Jean-Luc Deroo est notamment un enfant de parents enseignants comme son épouse Marie Deroo, actuelle Conseillère Générale du Nord, qui débuta sa carrière également comme institutrice en 1959. 

 

 Marié, père de quatre enfants, le Maire d'Halluin est  Vice-Président de Lille Métropole Communauté Urbaine, mais aussi en 2010,   Président du syndicat  Lys Nord Métropole et Président  de la Maison de l'Emploi de Tourcoing et la Vallée de la Lys.  

 

A l'instar d'Euralille, de l'Eurométropole, le secteur d'activité de la Vallée de la Lys a été identifié sous l'appellation Euralys (regroupant sept communes). L'acte fondateur a eu lieu à Wervicq le 10 février 2012 sous la présidence de Jean-Luc Deroo Maire d'Halluin.

 

 Après 25 années de présence au sein du conseil municipal d'Halluin, dont treize ans aux fonctions de Maire, M. Jean-Luc Deroo a décidé de ne pas se représenter lors des élections municipales de Mars 2014.

 

20/12/2010 - 7/4/2014

Commentaire : Daniel Delafosse

 

 

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Paul Pierre Defretin
  (1845 - 1922)
 
 Nommé pour la première fois au sein du conseil municipal en 1878, Pierre Defretin, fabricant textile, est élu maire du 20 mai 1900 au 10 décembre 1919.

Avec un intérim de deux ans du 27 avril 1906 au 17 mai 1908, pendant lesquels la charge fut exercée par M. Louis Odou-Loridan, son second adjoint. 

 

La loi de séparation des Eglises et de l’Etat entraîne de graves incidents à Halluin trois mois après sa promulgation en décembre 1905. 

Les biens des paroisses et des communautés religieuses iront, après inventaire, à des associations culturelles, constituées par des laïcs ou à défaut à des établissements communaux d’assistance ou de bienfaisance ; l'Etat confisquant purement et simplement tous les biens d'Eglise antérieurs à la Révolution.

  

 

Eglise Saint-Hilaire Halluin :

Inventaire du 8 Mars 1906.

(Photo 4052)

 

Les inventaires d'Halluin auraient dû avoir lieu le 7 ou 9 mars 1906 : M. Rabier, inventorieur, ne peut effectuer son travail ni à Saint-Hilaire, ni à Saint-Alphonse.Selon le "Journal de Roubaix", on parle de 3000, 8000 et même 12 000 manifestants catholiques qui interdisent l'approche de l'église. 

 

Quatre à cinq cents fidèles sont enfermés dans l'église. Des troupes de Lille arrivent et dégagent la place. Ils établissent des barrages. Après les sommations réglementaires, les "crocheteurs" se mettent à l'oeuvre et défoncent la porte. Celle-ci a été renforcée par d'énormes poutres provenant de vieux métiers à tisser. Des chaises ont également été empliées. Des projectiles de toute sorte ont été lancés sur les crocheteurs et les soldats.

 

Milices, échauffourées, armée réquisitionnée pour accélérer les opérations : cette atmosphère de guerre civile larvée prend à Halluin une intensité redoutable. Les incidents survenus à Saint-Hilaire et Saint-Alphonse sont illustrés par des cartes postales.  Les évènements d'Halluin font même écho dans les journaux d'Italie, de Grande-Bretagne et de Belgique.

 

 

 La Mairie rénovée, Place de l'Eglise, vers 1910.

(Photo ARPH DD 22701  n° Img 114) 

 

 A la suite des ces évènements le maire, Pierre Defretin et ses deux adjoints Jules Demeestère et Paul Lemaitre sont suspendus de leurs fonctions pour un mois. Le 12 mars 1906 hommage leur est rendu hors réunion officielle du Conseil municipal.  Démis de leurs fonctions ils seront cependant réélus en 1908.

  

La police enquête sur les agissements de certaines personnes qui sont convoquées au commissariat. Deux travailleurs belges sont alors expulsés.Le 20 mars 1906, l'inventaire est réalisé par effet de surprise.Des solutions provisoires seront mises au point pour laisser aux fidèles l’accès à l’église. 

Le 20 novembre 1906, à nouveau les inventorieurs reviennent à Halluin. Le tocsin sonne, les soldats du génie défoncent la porte, mais aucun incident n'est à signaler. C’est à cette époque que le denier du culte est établi afin de pourvoir au traitement des prêtres.   

 

En 1905-1906, Halluin souffre encore d’un double et triste record : mortalité de la population et mortalité infantile. 

 

Au moment de la déclaration de la Première guerre mondiale, Paul Lemaitre était âgé de 39 ans, et adjoint au maire. Père de dix enfants, il lui fut permis de demeurer à Halluin. M. Pierre Defretin le maire, l’autre adjoint M. Louis Odou-Loridan, étant tous deux septuagénaires, lui confièrent l’administration de la ville dès l’arrivée des Allemands, le 16 octobre 1914.  

 

(Photo ARPH DD 22700 n° Img 113)

  

Le conseil municipal du 30 Juin 1915 est une séance extraordinaire de nuit où les Allemands envisagent d’anéantir la ville et de supprimer ses habitants, si les ouvriers des usines réquisitionnées ne reprennent pas le travail. Une séance nocturne où la vie d’Halluin aurait pu basculer.

  

M. Pierre Defretin prend la parole et explique les motifs de ce conseil : 

« Premièrement : le refus de la ville de continuer le paiement des lourdes réquisitions de salaires des ouvriers travaillant dans les tissages et scieries. D’abord parce qu’elles surpassent les ressources communales : ensuite parce que certaines ont directement trait aux opérations de la guerre. 

Deuxièmement : les menaces d’affamation (sic), de destruction et d’effusion de sang portées contre la ville et ses habitants si, dans les usines en question, le travail n’est pas immédiatement repris ».

 

M. Defretin ne cache pas qu’il est partisan de la résistance mais ne veut pas décider seul. Comme il l’écrit au commandant allemand de la place :  

« Je ne puis oublier qu’il y a 2.500 Halluinois sous les drapeaux (…) et je ne voudrais pas qu’un seul puisse me reprocher un jour d’avoir aidé à forger des armes contre eux… ». 

 

Voir compte-rendu détaillé du 30 Juin 1915 : 

 http://www.alarecherchedupasse-halluin.net/index.php?option=com_content&view=article&id=1285&lang=fr  

 

 

Pierre Defretin Maire d'Halluin.

du 20.5.1900 - 26.4.1906

et 18.5.1908 - 1919.

(Photo DD 22297  n° P1220992)

 

En septembre 1917, pendant la guerre, un violent incendie ravage les bureaux Defretin et une partie des ateliers. Pierre Defretin qui est maire depuis 1900, est pris en otage pour son attitude trop patriotique. Il perd la vue suite à ces épreuves et démissionne en 1919. 

 

En 1918, sous l’autorité du Maire Pierre Defretin, le Conseil Municipal était composé ainsi : Lemaitre-Boutry Paul, Wallard, Vanackère, Vandemeulebrouck, Descamps, Declercq, Delesalle, Danset, Beylemans, Lescroart, Devernay, Derveaux, Castelain, Lefebvre, Tiberghien, Sion, Morel, Vanraes, Destailleurs. 

 

Pierre Defretin... et l'industrie textile.

 

Le tissage Defretin à Halluin est créé en 1847 par Edouard Defretin. Son fils Pierre le seconde dans l'entreprise.  

 

En 1897 : une entrée du personnel. Ils sont environ 600 hommes et femmes

posant pour la photographie, dans toute la longueur de la rue Française

(actuellement rue Jean Fiévet). La maison formant l'angle était celle de

Raymond Defretin fils (actuellement Agence immobilière).

(Photo ARPH DD 22709  n° Img 107)

 

Cette usine de tissage, à l’époque situé rue Marthe Nollet, était l’un des plus importants d’Halluin. Il employait plus de 1200 personnes. On y fabriquait des tapis, du tissu d’ameublement, du linge de table. 

 

 A gauche : Le Tissage Defretin, rue de la Gare, en 1907.

(Photo ARPH DD 22702  n° Img 119)

  

 Sur son immense terrain, on loin de la gare, qui s’étend jusque la rue du Molinel, des ateliers abritent des métiers de toutes dimensions. On y fabrique du linge de table, du linge de maison, du coutil, du satin corset, des tapis, des carpettes, du tissu d’ameublement, du tissu de velours etc… 

Pour répondre au besoin en personnel, la main d’œuvre halluinoise est insuffisante. Toute une population ouvrière arrive des régions flamandes de Menin et au-delà. Elle se fixe sur la commune. Elle habite dans des maisons construites par les fabricants où sont installés 1 et même 3 à 4 métiers.

 

Ainsi Pierre Defretin a construit des maisons dans la rue Jacquard, la rue Neuve (rue Arthur Houte), appelées rangées Defretin. Mais il y a également beaucoup d’autres maisons de tisserands qui sont encore aujourd’hui facilement reconnaissables : ruelle Saint-Jean, ruelle Saint-Roch, rue du Forage etc… Cette population, grâce à sa connaissance des métiers du textile, fournira dès la mécanisation la main d’œuvre nécessaire au développement des grandes entreprises.

 

A tous les stades de la préparation et des fabrications, des tisserands aux mécaniciens en passant par les teinturiers, près de 1200 ouvriers, hommes, femmes et enfants travaillent dans cette usine textile. 15 à 20 minutes sont nécessaires deux fois par jour pour canaliser la sortie du personnel.  Une vraie fourmilière dont le mouvement croise celui du personnel des nombreuses autres entreprises qui se créent à cette époque.

 

Né le 30 Novembre 1845 à Halluin, Pierre Defretin est décédé le 15 Janvier 1922 à Halluin.  

 

Mai 2010 Cimetière Halluin : Sépulture de Pierre Defretin (1845 - 1922). 

(Photo DD 22703  n° P1010462)

  

Intérieur chapelle Famille Defretin - Novembre 2014.

(Photo DD 22704  n° P1240004) 

  

Voir aussi : 

Halluin et ses Industries en 1900 (Bilan) : 

 http://alarecherchedupasse-halluin.net/index.php?option=com_content&view=article&id=4307:industries-halluinoises-en-1900-bilan&catid=67:industrie-divers-&Itemid=269&lang=fr

 

Tissage Defretin (Famille – Pierre, Raymond, Georges Defretin) :

 http://alarecherchedupasse-halluin.net/index.php?option=com_content&view=article&id=1289:famille-defretin&catid=112:ent-defretin&Itemid=261&lang=fr#comment-547 

 

Tissage Defretin (Historique 1847-1969) : 

 http://alarecherchedupasse-halluin.net/index.php?option=com_content&view=article&id=1352:lusine-defretin-513&catid=112:ent-defretin&Itemid=261&lang=fr#comment-1961 

 

Les inventaires des biens de l’Eglise Saint-Hilaire en 1905-1906 :

 http://alarecherchedupasse-halluin.net/index.php?option=com_content&view=article&id=448:les-inventaires-du-8-mars-1906153&catid=19:culte-catholique&Itemid=252&lang=fr

 

Guerre 14/18 – Lemaitre Paul et ses Fils (Paul Lemaitre-Boutry – Historique) :

 http://alarecherchedupasse-halluin.net/index.php?option=com_content&view=article&id=1544:lemaitre-paul-et-ses-fils&catid=11:guerre-14-18-&Itemid=219&lang=fr#comment-805

 

14/12/2010 - 24/11/2014

Commentaire et Photos  :  ARPH - Daniel Delafosse

 

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Pierre-Joseph

Demeestère-Delannoy

Maire d'Halluin

12.09.1830 - 25.08.1865

Né le 24.08.1785 à Halluin 

Décédé le 18.07.1869 à Halluin 

 

De septembre 1830 à mai 1900, soit pendant 70 ans, se succédèrent seulement trois maires, appartenant tous à la même famille : Pierre Demeestere-Delannoy, Chevalier de la Légion d'Honneur, Maire d'Halluin du 12 septembre 1830 au 25 août 1865,  démissionna après trente-cinq années au service de la commune. 

 

Son gendre, Edouard Lemaitre-Demeestère, fut appelé par arrêté impérial à prendre la succession de son beau-père, du 26  août 1865 au 27 août 1873.

 

Son petit-fils , Paul Lemaitre-Bonduelle, deviendra également Maire d’Halluin, le 23 février 1874, pour plus de vingt-six ans, jusqu’au 19 mai 1900. Celui-ci était le père de M. Paul Lemaitre-Boutry qui dirigea la ville d’Halluin, durant la guerre 14/18, en sa qualité de Premier adjoint de M. Pierre Defretin.

 

Par la même, M. Pierre-Joseph Demeestère-Delannoy était l’arrière grand-père de M. Paul Lemaitre-Boutry.

 

M. Pierre-Joseph Demeestère-Delannoy et sa famille reposent dans le caveau familial, situé dans l'allée centrale (entrée du cimetière d'Halluin, côté rue Pasteur). 

 

28/11/2010.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

 

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Edouard

Lemaitre-Demeestère

Maire d'Halluin

26.08.1865 - 27.08.1873

Né le 29.01.1811 à Halluin 
Décédé le 27.08.1873 à Halluin. 

Edouard Lemaitre-Demeestère était le gendre de Pierre Demeestère-Delannoy Maire d'Halluin durant  trois décennies. Il fut appelé par arrêté impérial à prendre la succession de son beau-père, du 26 août 1865 au 27 août 1873, date de son décès, à l'âge de 62 ans.

Il créa en 1835, la plus vieille entreprise textile halluinoise. M. Lemaitre acheta les bâtiments d'un ancien moulin à huile et à grains situés dans la rue du Moulin, à l'emplacement de l'actuel Foyer-Logement du Val de Lys, rue de la Libération.

A l'époque, les métiers à tisser viennent d'Angleterre. Ils permettent de réaliser des matières très fines en lin, appréciées tant en France qu'en Europe. Il fallait pour produire ces splendides tissus, un personnel très qualifié : des femmes au bobinage et au canotage, des hommes comme ourdisseurs, emballeurs ou tisserands, des piqûrières et des ourleuses pour terminer le travail à la main.

Les Ets Lemaitre-Demeestère deviennent des leaders incontestés de la profession : des récompenses leur sont attribuées lors des expositions universelles ou internationales. Par la suite, des maisons de vente sont créées à Lille et à Paris. Une activité  de  tissage d'ameublement s'ajoute à la production. Ceci nécessite l'acquisition et l'agrandissement d'un tissage de jute, situé au 216, rue de la Lys.

M. Edouard Lemaitre-Demeestère organisa aussi le corps des sapeurs-pompiers.  Grand administrateur et industriel remarquable, il fut décoré de la Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur par Napoléon III, au cours d’une visite solennelle à la ville de Tourcoing.



28/11/2010.

Commentaire : Presse - Daniel Delafosse

 

 

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 Paul

 Lemaitre-Bonduelle  

 Maire d'Halluin

23.02.1874 - 19.05.1900

Né le 11.10.1840 Halluin
Décédé le 15.01.1901 à Halluin.

 

M. Paul Lemaitre-Bonduelle, ancien conseiller général, fils d’Edouard Lemaitre-Demeestère, devenait à son tour, le 23 février 1874 maire d’Halluin, pour plus de vingt-six ans, jusqu’au 19 mai 1900.

 

Quelques mois après le retrait de la vie publique, il décéda le 15 janvier 1901 à l'âge de 60 ans. Il était Chevalier de l'Ordre de Grégoire le Grand. 

 

Il était le père de M. Paul Lemaitre-Boutry (Premier adjoint  au Maire Pierre Defretin),  qui dirigea la ville durant la guerre 14-18.

 

28/11/2010.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

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Louis-Joseph

 Odou-Loridan

Maire d'Halluin par intérim

27.4.1906 - 17.5.1908

Né le 30.07.1836 à Halluin 
Décédé le 25.11.1915 à Halluin

 

Second adjoint du Maire d'Halluin Pierre Defretin, M. Louis Odou-Loridan occupera les fonctions de Premier magistrat de la ville par intérim, du 27 avril 1906 au 17 mai 1908. 

 

14/12/2010.

Commentaire : Daniel Delafosse 

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Paul-Pierre Defretin

20.05.1900 - 1907

Né le 30.11.1845 à Halluin 
Décédé le 15.01.1922 à Halluin 
(à 77 ans)

Les équipes de javelot reçues en Mairie d'Halluin, en 1983.

Albert Desmedt Maire  (au centre, costume bleu) 

et Patrick Tierrie ancien président du cercle Saint-Joseph (1er rang à droite).

(photo n° 00129)

 

Patrick Tierrie

nommé Maire d’Halluin par intérim… 

 

Au décès de M. Albert Desmedt survenu le 25 juillet 1987, les fonctions de Maire d’Halluin par intérim furent attribuées au 1er adjoint de l’époque M. Patrick Tierrie.

 

En effet, lors des élections municipales de mars 1983, l’adjoint aux finances figurait en numéro deux sur la liste d’Union pour la sécurité et la gestion d’Halluin, conduite par Albert Desmedt, qui s’affichait comme « indépendante à l’égard de tout parti », opposée à la liste menée par M. Henri Leveugle.

 

Patrick Tierrie, Mouvallois d’origine était alors âgé de 41 ans et comptable dans une dans une PMI de la rue d’Amsterdam à Tourcoing, les établissements Callewaert.

Marié en 1965 avec une Halluinoise résidant au Colbras, Josette Vervacke, Patrick Tierrie était tout aussi logiquement venu s’installer à Halluin, en 1970. Et c’est dans une maison du square Saint-Exupéry que grandirent Didier né en 1867  et Laetitia née en 1970.

 

Avant de porter une casquette politique, Patrick Tierrie s’était illustré dans d’autres disciplines… En sport notamment où à Tourcoing il jouait au volley sans prétentions exagérées, puis au cercle Saint-Joseph où il pratiquait le tennis de table. Mais plus qu’un podium c’était surtout le climat de convivialité qu’il recherchait.

 

Le cercle Saint Joseph de la rue de Lille s’y prêtait à merveille et son dynamisme aidant il s’en vit confier la présidence en 1980, succédant à M. Joseph Ampe. Le cercle de ses amis aussi, nombreux et de tous horizons, qui ne craignait pas de le bousculer un peu, sachant que tout se terminerait par de fraternels propos.Ce climat, Patrick Tierrie l’aimait autant que de monter sur une scène pour animer une fête d’école.

 

Fidèle dans ses amitiés, il l’était également en politique, et ce gaulliste convaincu était de toutes les manifestations patriotiques. On le retrouvait aussi bien aux Amis d’Oer (puis aux Echanges internationaux) qu’à l’Association de sauvegarde des orgues de l’église Saint-Hilaire, chez les donneurs de sang (dont il était médaille d’or) où à la section locale du RPR.

 

Au décès d’Albert Desmedt, il assura quelques temps la fonction de maire avant de s’effacer le 3 septembre 1987 à l’avantage de Didier Desprez alors conseiller municipal et dauphin désigné par l’ancien Maire Albert Desmedt. Il resta néanmoins 1er adjoint chargé des finances.

 

En mars 1989, avec l’élection au fauteuil de Maire de M. Alexandre Faidherbe, Patrick Tierrie était devenu conseiller municipal d’opposition, dans la liste « Union pour la sécurité et la gestion d’Halluin ».Peu de temps : en 1990, il avait démissionné, pour « des raisons familiales et professionnelles » avait-il alors expliqué.

 

Déjà, des problèmes de santé n’étaient pas étrangers à cette décision. Il avait alors aussi quitté l’Office municipal des Sports et l’Office du Cinéma halluinois où il siégeait en tant qu’élu.

Patrick Tierrie décéda en janvier 1998, à l’âge de 55 ans, des suites d’un terrible mal qu’il se savait atteint depuis plus d’un an.

 

« Je garde le souvenir d’une personne joviale, très gaie, mais aussi rendant service, efficace, et à l’écoute des autres… » dit de lui M. Didier Desprez ancien Maire d’Halluin.

 

le  20/9/2010.

Commentaire : Daniel Delafosse