:

 

 p1070099

Jeux Olympiques - Londres 2012.

(Photo X DD 13020  n° p1070099)

 

 img085

 Francis Ampe en 1995,

Délégué général de Lille 2004.

(Photo NE DD 13106  n° Img 085) 

 

Né en 1944 à Halluin, Francis Ampe, ingénieur de l’école centrale de Paris et  ancien maire de Chambéry de 1977 à 1983, fut notamment Directeur général de l’Agence de développement et d’urbanisme de Lille Métropole (1990 à 1999).

Lors de ce retour professionnel dans  le Nord, il est resté  un des fervents défenseurs du Grand Lille, une véritable métropole franco-belge illustrée par le fameux ring transfrontalier, et son anneau du contournement sud.

img102

(Photo DD 13109  n° Img 102)

 

Avec le géographe et universitaire Charles Gachelin, Francis Ampe était aussi l’une des chevilles ouvrières de la candidature de Lille aux JO de 2004, en sa qualité de Délégué général. Lors d’une conversation, entre les deux hommes, est née l’idée de déposer la candidature de Lille pour l’organisation des Jeux Olympiques de 2004.

 

« On étudiait les conditions pour faire de Lille une métropole internationale. On s’est dit que pour y arriver, il fallait quelque chose de grand. Un véritable évènement. C’est là que l’idée des Jeux a germé et le mot a été prononcé pour la première fois en 1991 ! rappelle le Délégué général de cet extraordinaire projet, dont Francis Ampe  fut le véritable animateur et un militant passionné de l’olympisme.

 

img101

Francis Ampe et Pierre Mauroy en 1990.

(Photo NE DD 13107  n° Img 101)

 

En 1995, le projet, né de l'imagination fertile de spécialistes de l'aménagement de l'espace urbain, a un "clip", un livre et un prix : huit milliards de francs ; rien que pour l'organisation proprement dite de l'événement. Cette même année, le projet est toujours soutenu par le comité Grand-Lille, mais c'est l'association Lille-Europe Olympique 2004 (LEO 2004) qui a préparé le dossier, et déjà 150 personnes y participent, des grandes entreprises régionales et des individuels. De même, ce projet est maintenant approuvé par les collectivités locales qui rejoignent l'association une à une.

 

img045

Montre avec le logo de Lille 2004.

(Photo DD 12980  n° Img 045)

 

Dès le 24 juin 1995, au Stadium Nord, Pierre Mauroy, Ancien Premier ministre et  maire de Lille, est venu annoncer publiquement la candidature de Lille à l'organisation des Jeux Olympiques de 2004. 

 Halluin apporta sa modeste contribution aux encouragements formulés pour la candidature de Lille aux Jeux Olympiques de 2004 :  

 

Depuis les Foulées Halluinoises en octobre 1996, sur une idée de l’halluinois Daniel Delafosse et à l’initiative du Maire d’Halluin Alexandre Faidherbe, le drapeau officiel « Lille Olympique 2004 » ornait la façade de l’Hôtel de Ville, rue Marthe Nollet. 

 

img056

Drapeau officiel fixé sur la façade de la Mairie.

Halluin - Octobre 1996.

(Photo NE DD 12982  n° Img 056)

En novembre 1996, l’arc olympique, symbole d’une candidature resserrée dans sa superficie géographique, enregistre sa première victoire. Contre toute attente, Lille bat Lyon par quinze voix contre douze lors de la primaire franco-française arbitrée par le CNOSF.

Voilà Lille seule en course face à dix adversaires redoutables : Le Cap, Rome, Athènes, Stockholm, Istanbul, Saint-Pétersbourg, Buenos Aires, Rio de Janeiro, Séville et San Juan de Porto Rico.

 

Le rêve prend soudain l’allure d’une féroce compétition, et Francis Ampe précise : « Notre aventure s’apparente à une longue course de haies où chaque obstacle est éliminatoire. A nous de créer les conditions pour poursuivre avec la même réussite ».

 

« Il n’est jamais battu. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il trouve une solution à chaque problème, même les plus épineux » Partenaire plutôt sceptique de Lille au début, Henri Sérandour, le président du Comité National Olympique Sportif Français s’est devant cette conviction inébranlable mise au service d’un projet cohérent, mué en ardent défenseur de la cause nordiste. « Je suis dorénavant persuadé que Lille sera dans le dernier carré », confiait-il le jour de la visite des présidents des fédérations à Lille, à la mi-janvier 1996.

 

img049

Chambre de Commerce de Lille

(Photo X DD 13111  n° Img 049)

Sur les onze villes en lice, celle de Lille a fait le forcing jusqu’au bout malgré les critiques de la commission d’évaluation qui sont : L’éparpillement des sites sportifs, l’environnement du village olympique, le plan d’hébergement et même, ça en a fait sourire plus d’un, le climat de la région pendant l’été.

Lille a tenu à réagir vite, et dans un rapport de cinq pages le délégué général de Lille 2004, Francis Ampe, a répondu point par point sans toutefois remettre en cause l’équilibre général d’un projet qu’il dit « cohérent » et dont l’architecture n’aurait pu être modifiée en si peu de temps.

Les responsables de la candidature de Lille étaient revenus d’un voyage à Atlanta, avec la certitude que leur métropole régionale avait une chance, celle, disent-ils d’un revirement du mouvement olympique vers « une organisation plus humaine ».

Lille entend incarner cette idée et 80 millions de francs de budget ont déjà été utilisés pour la promouvoir. Pour entretenir le suspense.

 

Le 6 mars 1997, en fin d’après-midi, c’est Pierre Mauroy, président de Lille 2004, qui a pris la parole devant le collège de sélection du CIO comme l’ont fait les uns après les autres tous les représentants des onze villes sur la sellette.   

 

img111

Marraine de Lille 2004 : 

Marie-Josée Pérec 

Championne Olympiquesur 200 et 400 m

 aux J.O. d'Atlanta 1996. 

(Photo X DD 13110 n° Img 111)

 

Quarante minutes de doute et d’espoir pour convaincre que la candidature de Lille, appuyée entre autres par la marraine Marie-Josée Pérec qui avait fait le déplacement la veille à Lausanne, a des atouts qui peuvent lui permettre d’aller plus loin dans cette aventure olympique, qui a pris du volume ces dernières semaines :

Témoins cette urne contenant le million de bulletins de soutien à Lille et le la divulgation du dernier sondage qui montre que 86 % des Français soutiennent la candidature de Lille, c’est tout un pays, le nôtre, qui semble s’être mobilisé pour faire poids derrière la communauté nordiste.

 

Hélas, le 7 mars 1997 à 13 h 30, le verdict est tombé ; Le Comité International Olympique annonce que Lille n’est pas désignée dans les quatre villes retenues pour postuler à l’organisation des Jeux de 2004.   

Malgré quatre années d’efforts, le dossier technique lillois échouait aux portes de la finale, qui devait désigner Athènes comme la ville organisatrice des Jeux de 2004. 

 

img083

Article de Presse VdN 9 mars 1997. 

(Photo VdN  DD 12985  n° Img 083)

 

 img088

 Sur la Grand'place de Lille,

on enlève les bâches de Lille 2004.

(Photo NE DD 13108  n° Img 088)

 

Même si le dossier de la Métropole nordiste ne fut pas retenu, l’effet de cette candidature a largement porté ses fruits ; comme le disait Charles Gachelin, vice-président de l’association :

 

« Je garderai toujours deux images de cette formidable aventure : l’avant, quand la Grand Place de Lille était submergée par une foule en liesse venue nous soutenir et l’après, quand, de retour à la fac, un silence de mort a accueilli mon entrée dans l’amphi » Charles Gachelin, professeur à l’Université des sciences et technologies de Lille évoque avec émotion la grandeur et la décadence de « son » projet Lille 2004, qui a fait miroiter à la ville les fastes de la grand-messe olympique.

Mais, organiser les JO n’a jamais été l’objectif ultime de Lille 2004 « C’était avant tout une question d’image de marque, rappelle Charles Gachelin. « Quand nous avons commencé à réfléchir avec Francis Ampe (directeur de l’Agence lilloise de développement et d’urbanisme) sur les moyens de faire de Lille une véritable métropole, nous sommes tombés d’accord sur la candidature à l’organisation des JO ».

 

Selon l’ancien vice-président de Lille 2004, l’effet d’annonce a largement porté ses fruits : Avant sur n’importe quelle carte du monde, Lille n’existait pas. Depuis 1997, on nous connaît ». 

Quant à Francis Ampe, il précisait : « Cette candidature a déployé des axes de développement pour les trente années à venir ». 

En attendant chacun est reparti batailler pour d’autres causes, en espérant peut-être recommencer un jour une nouvelle aventure olympique !  

 

img073

Remerciements du Comité d'organisation de Lille 2004.

à ses partenaires et sympathisants.

(Photo X DD 12983  n° Img 073) 

 

img088

Le nageur Francis Luyce

sélectionné aux J.O. de 1964 et 1968

Actuel Président de la FF de Natation.

(Photo VDN DD 13112  n°Img 088)

 

img080

(Photo X DD 12984  n° Img 080)

 

Voir aussi : 

Les Halluinois et les Jeux Olympiques de 1932 à 2008.

Les Olympiades et Halluin 1/7 (Allez la France !).

Les Olympiades et Halluin 2/7 (Cérémonie d'ouverture Londres 2012).

Les Olympiades et Halluin 3/7 (Charles Rampelberg Médaillé de Bronze en 1932).

Les Olympiades et Halluin 4/7 (André Dochy aux JO à Helsinki 1952).

Les Olympiades et Halluin 5/7 (Jean Debuf 4 sélections olympiques).

Les Olympiades et Halluin 7/7 (Deux Halluinois aux J.O. Pékin 2008).

 

9/8/2012

Commentaire et Photos : Presse - Doc - Daniel Delafosse