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Culte catholique

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Vue aérienne de Halluin, l'église Saint Hilaire, au centre ville.

(photo n° 4002) 

 

Notre Patron : Saint-Hilaire... 

 

Avant de devenir le Grand Saint Hilaire, Docteur de l'Eglise, père Spirituel de Saint Martin (que tous connaissent par l'histoire du manteau coupé en deux à la porte d'Amiens) notre Patron, né en Aquitaine vers l'an 303, fut tout d'abord un père de famille.

De grand savoir, il recherchait la perfection : "... mon coeur s'enflammait d'un ardent désir de comprendre Dieu ou du moins de le connaître...".

Un des premiers Gaulois à se donner au Christ, il décide de devenir fils de Dieu, se fait baptiser ainsi que sa femme et sa fille.

Quelques années plus tard, avec le consentement de son épouse, il est Evêque de Poitiers (an 340). Ne voulant pas accepter l'erreur arienne : nier que J.C. fut réellement Fils de Dieu, il est exilé en 356.

En Orient, il lutte pour sa foi et les ariens qui le craignaient le font renvoyer en Gaule, où il passe les dernières années de sa vie dans son Evêché pour y mourir en l'an 367.

 

1/10/2010.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

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                                                                                                                                 2ème photo : Francis Demeestère, le 2ème en partant de la gauche.

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3ème photo : Francis Demeestère (10 ans)  à droite au second plan.

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On pose même dans la "chaire de Vérité"

 lors du centenaire de l'église St Hilaire en 1956.

(Photos n° 3405, 3407, 3408, 3564)

 

 Un Halluinois dans la catastrophe aérienne

    de Sharm el-Sheikh (Egypte) en 2004… 

 

Francis Demeestère né à Halluin le 18 septembre 1945 et son épouse Jeanne Chérigui figuraient dans cette catastrophe aérienne.

 

Il était le fils de Jules Demeestère et Elisabeth Lemaitre, le petit-fils de Paul Lemaitre-Boutry 1er adjoint de M. Pierre Defretin ancien maire d’Halluin, et l’arrière petit-fils de Paul Lemaitre-Bonduelle ancien conseiller général et maire d’Halluin pendant vingt-sept ans.

 

Souvenons-nous…

Le 3 janvier 2004, à 02:45:06 UTC, 04:45:06 locale, le Boeing 737-300 de Flash airline immatriculé SU-ZCF en Egypte s’abîma dans la mer rouge peu après son décollage de Sharm el-Sheikh International Airport (SSH) (Egypte, sud du Sinai).

 

Ce vol passager effectué sous le numéro FSH604 était un charter à destination de l’aéroport de Charles de Gaulle, avec une escale au Caire pour faire le plein de kérosène. L’avion décolla de l’aéroport de Sharm el-Sheikh avec 2 pilotes (Captain et co-pilote), 1 observateur, 4 personnels de cabine, 6 membres d’équipage de repos et 135 passagers. L’avion a été détruit par l’impact dans la mer rouge. Il n’y eu aucun survivant.

 

 18/9/2010.

Commentaire : Daniel Delafosse

 

 

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Eglise Saint Hilaire d'Halluin :

nef principale avec vue des grandes orgues

 et ancien banc de communion.

(Photo n° 4125)

 

L’Eglise Saint-Hilaire d’Halluin...

 ou 160 ans d’Histoire.

L'église Saint-Hilaire du centre ville d'Halluin, inspirée du style gothique du XIIIe siècle, a été construite en 1856 par l'architecte lillois Charles Leroy. Dans l'horizon halluinois, l'église Saint-Hilaire s'impose. La bâtisse construite en brique et en pierre blanche, dans le pur style gothique du XIII e siècle, constitue en fait le deuxième édifice construit sur le site actuel.

Longue de 61 mètres, large de 27, Saint-Hilaire arbore une tour bâtie en avant-corps. « Percée d'une grande rose, celle-ci est couronnée par une élégante balustrade qui relie entre eux les pilastres des angles. » Sur la terrasse, on trouve quatre petits clochetons recouverts d'ardoises et ornés de fenêtres. En leur centre : la grande flèche de forme octogonale qui culmine à 69 mètres.

Depuis 1999, parmi les grands chantiers halluinois, la rénovation de Saint-Hilaire est sans doute une des plus importantes opérations de restauration du patrimoine communal. Elle a commencé par la couverture (1999), suivie du ravalement extérieur (2001), des nouveaux vitraux (2003) par l'artiste Christian Chibout et la vitrailliste Alexandra Giès, des peintures intérieures, chauffage, menuiserie, électricité et sonorisation (2004).

En 2009-2010, les peintures flamandes d'Henri Cleenewerck (début XXe) ont été restaurées et pour lesquelles un mécénat a été lancé. De même que le grand orgue restauré depuis 2006.  'instrument centenaire résonne dans une église magnifiée, habillée de carmin et de vitraux contemporains.

Avec pour témoins une petite cloche prénommée Claire, entourée de Marguerite-Marie et Marie-Ursule installées là-haut depuis 1920. Un fabuleux écrin qui détient une partie de l'histoire de la ville.

 L'Eglise Saint-Hilaire d'Halluin, ou 160 ans d'Histoire.

Paru dans la presse locale le 17 Février 2002 :

 

Depuis plus de deux ans, les Halluinois assistent à la rénovation extérieure de l’église Saint-Hilaire. Ayant parcouru les archives d’un ancien érudit de l’histoire locale M. Everaert, Daniel Delafosse nous rappelle les évènements qui se sont déroulés autour de cet édifice depuis 160 ans.

L’église Saint-Hilaire actuelle est la quatrième en date. Il s’en fallut de peu qu’elle conservât la nef du côté Nord de l’ancien lieu de culte. C’est « grâce » au manque de ressources nécessaires à l’époque que nous avons aujourd’hui, une église spacieuse et de style gothique.

Dans la première moitié du XIXe siècle, la population halluinoise s’accrut considérablement et l’église devint trop petite pour la paroisse qui de 2 459 habitants en l’an 1800, passa à 8.410 en 1856.

C’est pourquoi, il y a près de cent soixante ans, dans sa séance du 8 mai 1843, le conseil municipal décida d’étudier un plan d’agrandissement de l’église. Faute de ressources, le devis était rejeté. Ce fut un bonheur, car dix ans plus tard, la question fut reprise : il ne s’agissait plus d’agrandir l’église mais de la remplacer par une nouvelle.

Une souscription fut ouverte dans la localité par M. le curé Bliecq et M. Demeestère, maire.

On recueillit 75.000 F. On voulait une église gothique du XIIIe siècle dans toute sa pureté. On chargea donc M. Charles Leroy, architecte à Lille, de dresser le plan d’un édifice suffisant pour une population de 8.000 habitants, tout en conservant l’ancien clocher de 1687.

Son projet nécessitait une dépense de 127.000 F. Le conseil municipal l’accepta le 17 août 1854 et vota une somme de 25.000 frs pour l’exécution du projet. Les travaux furent adjugés à Jean-Baptiste Penne, entrepreneur à Roubaix, le 22 novembre 1855.

Pendant la démolition de l’église et sa reconstruction au même emplacement, on célébra les offices religieux dans le bâtiment destiné à servir d’école pour les garçons. Ce bâtiment se trouvait au milieu de la cour actuelle de l’école Sainte-Marie, place de l’Abbé Bonpain, il a été incendié durant la guerre de 1914-1918.

La première pierre en 1856


La cérémonie de la pose de la première pierre de la nouvelle église eut lieu le 3 avril 1856 ; La pierre bénite par M. L’Abbé Bliecq, curé, renferme cinq pièces de monnaie en or, en argent au millésime de 1856, ainsi qu’un parchemin portant les noms de Louis Napoléon III, empereur des français, René-François Régnier archevêque de Cambrai, Besson préfet du Nord, Edouard Defontaine conseiller départemental, Bonduelle de Bousbecque conseiller de l’arrondissement, Pierre-François Bliecq curé, vice-doyen, Pierre-Joseph Demeestère maire, Leroy architecte de la nouvelle église.

Après la démolition de l’ancienne église, on constata que le clocher était en très mauvais état et qu’il exigeait de grosses réparations. De plus comme il ne s’harmonisait pas avec la nouvelle architecture, le Conseil Municipal, , sur la proposition de l’architecte, décida de le démolir et d’en construire un autre.

M. Leroy fut chargé d’en préparer le plan et le devis. Le conseil municpal accepta ce plan le 18 mai 1857 et vota 12.000 F. pour élever la tour à la hauteur du toit de l’église, ajournant son achèvement jusqu’au moment où l’on possédait les ressources suffisantes.

Eglises et base de la tour furent achevées à la fin de 1858. Mais dès le 21 novembre 1857, l’église elle-même était inaugurée.

En 1859, grâce à une subvention du ministre du culte, le pavement (en pierre de Tournai) de l’église était achevé. Cependant le clocher n’avait pas d’horloge et les sons des cloches n’étaient entendus qu’à une faible distance.

Cette carence suscita des plaintes de la part des paroissiens et le 18 mai 1860, le conseil municipal décida l’achèvement du clocher avec horloges et cloches ainsi que la construction de la sacristie et des fonts baptismaux.

Les travaux furent adjugés à M. Leduc entrepreneur à Halluin, le 20 août 1861. Vers la fin de 1863, on posa des échafaudages au clocher pour le placement des cadrans. Le tout fut terminé en 1864. Les dépenses engagées s’élevaient à 227.452 F.

Pour l'installation du chauffage, il faut encore attendre 1923. Pour l'électricité, cinq ans plus tard.


« Pitié pour les confessionnaux » :

Pour en revenir à l’état actuel des travaux, tout en soulignant le magnifique résultat de la réfection de l’édifice, Daniel Delafosse, insiste pour que la prochaine rénovation intérieure soit entreprise en conservant la spécificité architecturale et historique. Et il ajoute :

« Ne renouvelons pas les erreurs des années 1970, lorsque certains composants originaux ont été purement et simplement enlevés, à savoir : dans le chœur principal, dessus des stèles en bois sculpté, banc de communion, ainsi que l’autel situé à droite. Cela restera, et je ne suis pas le seul de cet avis, une totale aberration !

Actuellement, il serait question de la suppression de certains confessionnaux… et pourquoi pas aussi la chaire… Pitié arrêtons !!!

C’est pourquoi, je me permets de me faire l’interprète des halluinois attachés à leur patrimoine religieux, afin que les responsables paroissiaux prennent davantage en compte le passé de ce monument, et qu’on arrête de toucher à son caractère historique.

Que la future restauration intérieure associe ancienneté et modernité, pour qu’elle soit à l’image de la très belle réussite extérieure ».


A propos des vitraux : 

A propos de la décision de remplacer les seize vitraux le long des bas-côtés, notre correspondant D.D. s’étonne de voir disparaître les quatre superbes vitraux (représentation de personnages) qui constituent un élément essentiel de l’historique de l’église halluinoise. Il fait remarquer que deux vitraux sont légèrement endommagés, et de ce fait réparables.

Comme il est dit plus haut, il rappelle que la population halluinoise avait participé à une souscription pour la construction du nouvel édifice, et notamment l’élaboration des vitraux toujours existants. Pour notre halluinois, si effectivement, le changement des douze autres vitraux, purement géométriques, peut leur donner un nouvel et brillant éclat au travers de l’œuvre proposée par M. Christian Chibout, il désire poser la question suivante aux différents responsables du futur projet :

« En effet, ne serait-il pas possible de marier l’ancien et le nouveau, c’est-à-dire conserver les quatre vitraux concernés, en effectuant les réparations nécessaires, sachant qu’il y aurait une répartition équitable de chaque côté (deux anciens et six nouveaux) ; qui plus est, la sauvegarde des quatre vitraux ne devrait altérer la représentation d’ensemble proposée par Christian Chibout, notamment une partie consacrée au thème de la création, et la seconde partie aux thèmes choisis par le peintre halluinois ».

(N.E. 17 Février 2002).

Mise au point :

« Après la publication de cet article ci-dessus, certains halluinois ont considéré que j’étais contre l’installation des nouveaux vitraux !!

Si le lecteur lit attentivement et en toute objectivité, il me semble que je ne me suis jamais opposé à la rénovation des anciens vitraux, mais, tout simplement, j’ai donné un point de vue quant à la préservation de quatre vitraux représentatifs et essentiels du patrimoine religieux…

Or, en ce début d’année 2010 et 7 ans après l’installation des nouveaux vitraux, je regrette, qu’une solution n’ait pas été trouvée, afin que les halluinois puissent encore les admirer… sur des supports, éventuellement, installés à l’intérieur de l’église (uniquement la partie « personnages » des quatre vitraux en question, et suivant un emplacement défini disponible).

Quant au maintien de tous les confessionnaux… C’est une excellente idée ! 

Seul bémol, l'installation de chaises... en formica !!! ". D.D.

28/8/2010

Commentaire et Photo :  Presse - ARPH - Daniel Delafosse   

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Groupe des jeunes filles en colonies de vacances à Dôle (Jura) en 1952,

avec l'abbé Albert Decourtray futur Cardinal et Académicien. 

 (photo n° 3138)

 

Albert Decourtray, le Vicaire Halluinois

 devenu Evêque,  Archevêque Primat des Gaules,

 Cardinal et Académicien !

 

 

Natif de Wattignies, le nordiste Albert Decourtray est décédé le 16 septembre 1994 à Lyon, des suites d'un accident vasculaire cérébral ; il avait 71 ans.

 

Sa famille est venue en 1938 habiter Seclin, qui devint alors son port d'attache. Lors de sa communion privée, vers l’âge de 7 ans, il avait affirmé vouloir devenir prêtre. Après le petit séminaire d’Haubourdin et le grand séminaire de Lille, Albert Decourtray fut ordonné prêtre le 29 juin 1947.

 

Avec un halluinois l’abbé Emile Cornil, le nouveau prêtre partage des années d’études et d’enseignement, notamment à Rome, où ils font ensemble leurs études bibliques durant deux ans en 1949 et 1950. Ensemble aussi, ils devinrent professeurs au grand séminaire de Lille, l’un professeur de théologie, l’autre de la Bible.

 

Autre lieu, comme l’abbé Cornil halluinois d’origine, il sera nommé vicaire à Halluin en 1951 durant un an.

 La paroisse Saint-Hilaire est alors l’une des plus vivantes du diocèse et près de 5000 personnes assistaient chaque semaine aux offices. Le vicaire Decourtray âgé de 28 ans, qui parlait déjà inlassablement dans les réunions des mouvements de jeunesse catholique, de l’Action catholique, était aussi l’aumônier d’une école de filles mais tenait beaucoup à être présent dans les familles touchées par la maladie ou la mort d’un proche.

 

Les anciens halluinois se souviennent de lui comme d’un homme attentif aux autres, toujours souriant et charmant.

 En 1956, devenu directeur du grand séminaire de Lille, Albert Decourtray reviendra à Halluin, pour la consécration de l’église Saint-Hilaire, à l’occasion de son centenaire.

 

Vicaire général du diocèse de Lille, il devint archidiacre de Roubaix-Tourcoing. « C’est son contact avec les petites gens à Seclin, Halluin, Roubaix qui lui a permis de devenir évêque » disait de lui son ami l’abbé Germain Dequae. Effectivement, il recevra la mitre dans la cathédrale de Lille le 3 juillet 1971.

C’est à cette époque qu’il quitta le Nord pour rejoindre l’évêché de Dijon. Son attachement à ses racines nordistes ne s’était toutefois jamais démenti.

 

Il sera nommé archevêque de Lyon et primat des Gaules en 1981, vice-président de la conférence épiscopale la même année (il y restera jusqu’en 1987) puis accède au Cardinalat en 1985 sur décision du pape Jean-Paul II.

C’est en octobre 1986, que l’ancien halluinois recevra Sa Sainteté, lors de sa visite en France et notamment à Lyon.

 

Monseigneur Decourtray fuyait la « langue de bois » souvent chère à la hiérarchie catholique.

Et lors de ses passages télévisés à « L’heure de vérité » ou à la radio, il pulvérise les records de l’audimat.

 

Le Cardinal Decourtray a écrit trois livres. Son préféré « Vingt-deux entretiens avec Raymond Sève » (édition du Centurion 1986) dans lequel, notamment, il raconte son passage à Halluin avec beaucoup d’enthousiasme « J’étais passionné » disait-il.

Quant aux deux autres livres « Une voix dans la rumeur du monde » et « un évêque et Dieu » il soulignait lui-même qu’il s’agissait de simples recueils d’interviews.

La maladie déjà, l’avait frappé au milieu des années 1980,  quand un cancer des cordes vocales l’avait contraint au silence pendant plusieurs mois.

 

Premier cardinal depuis Jean Daniélou à être admis sous la célèbre Coupole du quai Conti, parmi les « Immortels », il avait été reçu à l’Académie française le 10 mars 1994, succédant au fauteuil du Professeur de Médecine  Jean Hamburger (Père du chanteur Michel Berger).

 

Pour la petite histoire, enfant, l’académicien et historien Alain Decaux, son cadet de deux ans, vivait aussi à Wattignies.

Lors de cette réception à l’Académie, Maurice Schumann, sénateur du Nord, avait évoqué l’exigence de vérité et de justice du cardinal qui était un adepte du parler-franc comme il le montra dans l’affaire Touvier et par son engagement contre le racisme. Citant Massillon, Maurice Schumann avait souligné : « Il a introduit un sentiment plus vif et plus présent des passions humaines dans le discours religieux ».

 

Il est vrai, que Le cardinal dérangeait par ses prises de position. C’était un homme d’Eglise au cœur du monde, qui ne craignait pas de heurter tous azimuts en défendant les immigrés et les « taulards » ou en condamnant la contraception, l’avortement et l’usage du préservatif. Albert Decourtray approuve aussi la guerre du Golfe et justifie le procès de Klaus Barbie.

 

L’ancien halluinois jouera notamment un rôle déterminant dans le procès de l’ancien chef de la milice lyonnaise Paul Touvier, en ouvrant les archives du diocèse à une commission d’historiens ; il approuvera leur travail et la conclusion de l’historien René Rémond sur l’attitude des catholiques et de certains évêques en tête, vis-à-vis de Touvier. C’est alors le scandale chez les traditionalistes.

 

En 1988 lors d’un entretien, et à la question : « Malraux a dit le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas », Monseigneur Decourtray répondait : « Je suis absolument certain désormais, après avoir douté de la validité de la phrase de Malraux, que cela se réalisera. Le XXIe siècle a déjà commencé. Je vois surgir le renouveau religieux partout…    et il concluait « le tout est de savoir si ce sera une religion sauvage, une religion séculariste, une religion du progrès, ou la véritable religion qui fait le bonheur de l’homme. Ma question est surtout là. Vraie religion ou fausse religion ? Mais de toute façon, religion ».

 

La ville de Seclin a honoré sa mémoire, en 2007, en donnant son nom au parvis de la collégiale, désormais appelé Parvis cardinal Albert-Decourtray. De même, la paroisse de Seclin-Attiches a apposé une plaque dans la collégiale, en sa mémoire, puis baptisé la maison paroissiale Centre pastoral cardinal Albert-Decourtray.

 

La vie du cardinal fait l'objet d'un livre en 2010, aux Editions Desclée de Brouwer ; écrit par le père Jean-Luc Garin, qui fut curé de Seclin de 2004 à 2010, et un Seclinois Gérard Hugot : "Petite vie du cardinal Decourtray". Les auteurs évoquent le ministère exercé à Halluin par Albert Decourtray en 1951-1952.

 

5/8/2010.

 Commentaire : Daniel Delafosse

 

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Colonies de jeunes filles, dans les Vosges, en 1955,

 avec l'abbé Blaise de la Moineaurière (à gauche),

et l'abbé Bernard Chevaucherie (au centre).

  (photo n° 3088)

 

L’abbé Bernard Chevaucherie,

 ancien Vicaire d’Halluin... et 58 ans de sacerdose.   

 

Ancien vicaire d’Halluin de 1952 jusqu’en 1959, L’abbé Bernard Chevaucherie est décédé à Lomme le 6 mai 2008, dans sa 82ème année et la 59ème année de son sacerdoce.

 

Il était Prêtre du diocèse de Lille, Doyen du Chapitre cathédrale après avoir été Vicaire à Halluin, Aumônier d’Action Catholique de l’Enfance au niveau diocésain, national et international, Aumônier de l’Enfance Missionnaire et Directeur de la Revue Eglise de Lille.

 La messe des funérailles s’est déroulée le samedi 10 mai 2008 en la cathédrale Notre-Dame-de-la-Treille à Lille, et suivie de l’inhumation dans le caveau des chanoines au cimetière de Lille-Est.

 

Arrivé jeune prêtre à Halluin en 1952, il y a fait connaissance avec la vie paroissiale. Particulièrement chargé de la rédaction du journal « La vie chez nous » il a parfait son fonctionnement, a mis ses talents d’écriture au service du journal paroissial et facilité son envol.

 

Durant ses années halluinoises, il suivait les catés, les mouvements d’action catholique comme la JICF. Chaque année, environ cent soixante filles et autant de garçons partaient en colonie. Les filles, avec sœur Ange, et avec Bernard Chevaucherie comme aumônier ; Il en était un super-animateur ; toutes s’en souviennent avec joie et émotion.

 

En 1959, au retour d’une colo, il est descendu du train en gare du Nord à Paris : il quittait Halluin. Il commençait une autre mission : aumônier national et international de l’enfance ; période de grands déplacements, mais surtout de grandes responsabilités.

 

De retour à Lille en 1993, il est devenu directeur de rédaction de la revue Eglise de Lille. Tout en nous communiquant la parole de nos évêques, il nous annonçait l’Evangile, à la fois par une grande ouverture au monde et par un reflet de la vie des paroisses, les expériences des uns aidant à la réflexion et à la réalisation chez les autres.

 

Ce n’est qu’en 2002 qu’il prend une retraite bien méritée, tout en restant au service de l’Eglise, puisqu’il devient doyen du Chapitre Cathédrale, et assure des accueils et des offices dans la mesure de ses possibilités.

 

Par toute sa vie, il a suggéré cette recommandation : 

« Assurez donc jusqu’au bout votre mission et rendez grâce à Dieu ».

 

6/8/2010.

Commentaire : Daniel Delafosse  

 

En 1961, M. Charles Vanoverschelde, Maire d'Halluin,

accueille l'abbé Blomme,

 Curé de l'église St Alphonse - Mont d'Halluin.

(photo n° 01926)

 

L'Abbé Joseph Blomme,

ou le souvenir d'un curé de campagne. 

 

 

L’abbé Joseph Blomme a pris sa retraite en 1987 à l’âge de 76 ans. Il fut surtout le dernier curé ayant effectué le plus long passage au sein de la paroisse du Mont d’Halluin de 1961 à 1978 (l’abbé Wante lui succédant, fut le dernier prêtre attitré jusqu’en 1990).

L’ancien halluinois est né en 1911 du côté des bateaux, des dunes ; des mouettes et du vent qui cingle.

En juin 1939, les canons ne tonnaient pas encore, mais déjà dans l’atmosphère, comme un peur d’air faux-jeton. C’est dans ce climat malsain, que l’abbé Blomme a enfilé sa première soutane.

Mais les affrontements sont arrivés, et le gaullisme affiché par l’abbé Blomme n’était pas du goût de tous. A Marseille, le Fort Saint Nicolas servait à régler ce genre de petits problèmes.

Libéré provisoirement, l’abbé Blomme a été prié par son juge d’instruction d’envoyer sa nouvelle adresse. Mais plus tard ! Des juges comme ça, il n’y en avait pas beaucoup. C’était
la guerre.

Au début, l’abbé avait la foi baladeuse et le sacerdoce remuant, il se retrouva « curé Tzigane », avec ceux qu’on avait tant poursuivi pendant les années de boucherie organisée par le sinistre imprécateur.

Par la suite, il devint professeur à Tourcoing au collège du Sacré-Cœur, il a assuré un intérim de… 20 ans dans une école de Froyennes en Belgique. Entre autres points de chute. C’est la mort de son père qui l’a freiné. Il a voulu devenir curé de paroisse pour avoir sa mère avec lui.

Arrivé dans la commune frontalière, il s’est posé 18 ans au Mont d’Halluin : « Un endroit exceptionnel où j’étais en communion parfaite avec les gens ».

En écho à son propos, voici une réaction venue du Mont d’Halluin : « Monsieur le curé, c’était la gentillesse même. A toute heure, chacun était le bienvenu, accueilli avec le sourire et l’assurance d’être écouté par un homme soucieux de l’autre ».

En 1978, il s’en est allé à Tourcoing, pour aider le doyen de Saint-Christophe. Et c’est en 1987 qu’il s’est retiré à Sanary, ce port situé près de Toulon.

Ce jour de septembre 1977, Sanary a beaucoup gagné. Le Nord à l’inverse a beaucoup perdu.

Il a perdu l’homme qui ne croit pas au hasard « Dieu me suffit ». L’homme qui a été « scandalisé atrocement » par l’attitude d’une partie de l’Eglise et des chrétiens pendant la guerre « Ils parlaient du génie d’Hitler ».

Aussi, l’homme qui, un jour, a célébré la messe, avec un flic des Renseignements Généraux, flingue dans la ceinture, à ses côtés. Le policier avait été enfant de chœur… L’homme qui ne connaît pas la peur, « même pendant la guerre. C’est seulement après coup. J’aurais pu mourir en héros, sans le savoir. »

C’est également l’homme à qui on a proposé « des choses, des tas. Même la cathédrale. Je suis allé voir Monseigneur Gand, il m’a compris. Je ne veux pas devenir un personnage, être une personne me suffit »

En 1989, il fêta, à Tourcoing, le 50ème anniversaire de son ordination.

Après 62 ans de prêtrise, c’est à Bonsecours, près de Rouen, que l’abbé Joseph Blomme s’est éteint, le 26 mai 2001, à 89 ans.

 

6/8/2010.

Commentaire : Daniel Delafosse

  

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Statue de Notre-Dame des Fièvres.

  (Photo AL n°540)

 

Eglise Notre-Dame des Fièvres d'Halluin :

 Neuvaine - Statue... Origines et tradition. 

 

Les catholiques halluinois ont une grande dévotion à la Vierge, comme le démontre entre autres, une neuvaine qui se perpétue depuis plusieurs siècles. Depuis une dizaine d'années, elle a lieu fin juin. En cette année 2010, elle a commencé le 18 à Notre-Dame des Fièvres.

 

Une neuvaine, ce sont des prières répétées 9 jours d’affilée en vue d’obtenir une grâce. Pourquoi 9 jours ? Parce que c’est la durée qui s’écoule entre le départ du Christ (l’Ascension) et l’envoi du Saint-Esprit (la Pentecôte). Les apôtres ont passé ces 9 jours à prier autour de la Vierge. La neuvaine à Notre-Dame des Fièvres traverse les siècles. 

 

La plus vieille église d'Halluin, Saint Hilaire, est également dédiée à Marie, comme le proclament les vitraux du choeur. La plus récente, dont la première pierre fut posée un 15 août, fête de l'Assomption, se nomme Notre-Dame des Fièvres. Et, quand il a fallu créer la paroisse nouvelle en regroupant les anciennes paroisses, les Halluinois ont choisi le vocable Notre-Dame de la Lys.

 

Marie a une place de choix dans le coeur des Halluinois. Et ce n'est pas d'hier. Cette dévotion a des racines anciennes. Les registres du comte de Flandre font mention, en 1377, d'un tilleul sous lequel les échevins du fief du Tilleul d'Halluin  rendaient justice. Il semble qu'une statue de la Vierge ait été installée dans l'arbre, de 1377 à 1490.

 

En 1490, d'autres documents évoquent une chapelle dédiée à Notre-Dame du Tilleul (Ter Linde), sise chemin de Bousbecque au lieu-dit Malplaquet. Cette édification d'une chapelle laisse à penser que déjà à cette époque nombre de croyants venaient en pèlerinage en ce lieu.

 

En 1590, les Ecossais détruisent le château des Hallewyn et l'église d'Halluin, durant la Guerre des Gueux. Le chapelain, les revenus et les charges de la chapelle du château sont alors transférés à Notre-Dame du Tilleul. 

 

 1647 : Terrible épidémie de peste.  

                                                                   

L'année 1647 marque un tournant, avec la création d'un pélerinage. Une terrible épidémie de peste ravage le pays. La population afflue en masse implorer l'intercession de la Vierge. A cette occasion, Notre-Dame du Tilleul devient Notre-Dame des Fièvres (Korts Cappel).

 

Une appellation qu'elle va garder, car très appropriée aux suppliques des paroissiens. A défaut de peste, la malaria fait des ravages dans ce secteur humide qui n'a pas encore été correctement drainé. En 1657, Mgr Gand, évêque de Tournay, autorise la célébration de la messe, sur un autel portatif, dans cette chapelle, devenue alors trop petite. 

 

Jusqu'alors, chacun venait en pèlerinage à la date qui lui convenait. Mais en 1684, à l'occasion de l'agrandissement de la chapelle appelait alors la chapelle Ter Linde (du tilleul, qui sera détruite à la révolution), une neuvaine est lancée. Elle débute le 2 juillet, l'une des dates où on fête Marie.

 

Henriette Chombeau, scolarisée au mont d'Halluin à l'école des soeurs dans les années 30, se souvient. « Pour le début de la neuvaine, l'école allait en pèlerinage à la chapelle. A l'époque le trajet se faisait à travers champs. On s'arrêtait de temps en temps pour se reposer. »

 

Dans les années 70 pourtant, la neuvaine est abandonnée. Elle reprendra en 1991, avec des aménagements pour l'époque actuelle. « Le calendrier des fêtes religieuses a été remanié. La Visitation tombe maintenant le 31 mai. Ce n'est pas une période propice en raison des communions. Alors on a reporté à la dernière semaine de juin. Et on ne commence plus le samedi mais le vendredi, sinon il y a deux dimanches dans la neuvaine et le dimanche il ne vient quasi personne » explique Anne-Marie Planque, une fervente participante.

 

Miraculeusement sauvée ! 

 

La première statue de Notre-Dame des Fièvres daterait de 1377. Elle aurait d'abord été placée sur le tilleul légendaire où les seigneurs rendaient justice. La statue, parvenue jusqu'à nous, daterait du XVIe siècle. En tilleul, peut-être taillée dans le bois du fameux arbre, elle mesure 32 cm.

Lors de la Révolution, la chapelle qui l'abritait fut saccagée. Miraculeusement, cette statue mutilée fut restituée après les troubles.  

 

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Eglise N.D. des Fièvres (Colbras) Halluin.

Façade rénovée en 2010.

(Photo DD 8915  n°  p1010485)


Un service de covoiturage.

 

A part le dimanche, jour creux, la neuvaine rassemble à l'église N-D. des Fièvres de 30 à 50 participants, essentiellement des Halluinois, avec parfois quelques habitants des communes environnantes.

Pour l'occasion, en cette année 2010, la messe de semaine (18 h 30) ordinairement célébrée à l'oratoire du centre pastoral déménage au Colbras. Un service de covoiturage est organisé.

 

21/6/2010. 

Commentaire : Daniel Delafosse

 

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Eglise Saint Hilaire, vers 1900.

(photo n° 3996)

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L'église du Mont d'Halluin - Saint Alphonse -

(photo n° 3960)

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L'église Saint Hilaire.

(photos n° 3950 et 3952)