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camps de vacances municipaux

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Avec M.Lesaffre et Mignon en 1935  (photo no 1598)

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Camp de vacances municipal filles, à l'ancien terrain de football,

rue des Frères Martel, avec M. et Mme Lesaffre et Mme Splète.

 (photo n° 3692)

 

Le Camp de Vacances d'Halluin... Prémices.

 

Les centres aérés, devenus centre de loisirs (CLSH), pour les enfants n’ont pas toujours porté ce nom. Les anciens ne manquent pas de se souvenir du « camp de vacances » créé vers 1930 et qui accueillait, durant les mois de juillet et août, les enfants sur le stade municipal.

 

Celui-ci était lors situé près de l’abattoir, à l’endroit où a été construite l’école maternelle Marie-Curie.  La principale occupation était le football. Une ration de coco, boisson faite avec du bois de réglisse, désaltérait les gosiers après les matches.

 

Ce camp de vacances municipal était dirigé par M. et Mme Lesaffre, directeur et institutrice à l’école Jules Guesde.

 

M. Fernand Grenier venait y faire le « cinéma ». Chaque semaine, les enfants recevaient une carte pour pointer leur présence. S’ils avaient été assidus tous les jours de la semaine, ils pouvaient participer à une « tombola ».

 

 

Une Halluinoise Mme Madeleine Mittenaere se souvient :

 

Fernand Grenier était particulièrement fier de cette comptine intitulée : «Voilà les gars des camps de vacances… » pas pour son retentissement poétique, mais parce qu’elle était née de la collaboration d’un communiste et d’un chrétien… en l’occurrence Joseph Declercq, également employé de mairie et chansonnier célèbre localement.

Fernand Grenier était sensible à tout ce qui touche à la jeunesse :

 « C’est à son époque qu’on a créé à Halluin, les premiers camps d’été (l’équivalent de nos centres aérés) dans une plaine à la place de l’école Marie-Curie. Fernand amenait les enfants à la mer une fois par semaine. Parfois il y avait quatre ou cinq bus.  Au moment du départ, les enfants agitaient des petits drapeaux rouges et on chantait l’Internationale.

Pour goûter il y avait un biscuit et un sachet de coco ».

 

Fernand Grenier était également passionné de photo :

« Une fois à la Maison du Peuple, il avait présenté aux enfants un diaporama qui avait eu un succès fou. C’était intitulé « Vos enfants à l’écran ».

 

Fernand Grenier est né  à Tourcoing le 9 juillet 1901, d’un père camionneur et d’une mère ouvrière du textile. Orphelin à 16 ans, il adhère au Parti communiste français à la section de Neuville-en-Ferrain à l’âge de 21 ans, juste après le Congrès de Tours, et devient secrétaire de la section des Jeunesse communistes d’Halluin.

 

Après avoir obtenu  son certificat d’études, Fernand Grenier sera ouvrier boulanger mais aussi aide-comptable. Puis, il devient, de fait, permanent du parti sous le couvert d’un poste d’employé à la mairie d’Halluin en 1926. Il quittera Halluin en janvier 1933, après avoir reçu en novembre 1932 un télégramme de Maurice Thorez l’appelant à Paris.

 

En 1937, Fernand Grenier est rendu célèbre en devenant Maire et Député de la ville de Saint-Denis,  et par le rôle qu’il a exercé pendant la Seconde guerre mondiale comme représentant du PCF auprès du Général de Gaulle, à Londres puis à Alger.

Le camp de vacances…  en juillet, août 1947.

 

La période des vacances scolaires est l’occasion de nous donner la possibilité de plonger dans la lecture du Bulletin Municipal de 1947, il y a soixante-trois ans exactement… consacré notamment au camp de vacances d’Halluin.

Trois ans après la Libération de la Ville, une nouvelle espérance commençait pour les très jeunes halluinois, et tout était à découvrir dans les joies simples de la vie en communauté…

Deux mois de vacances ! qu’en pensent les parents qui ne peuvent pas s’en aller à la mer avec leurs enfants. La municipalité se penche sur les problèmes sociaux, et depuis 20 ans s’attache à satisfaire à la fois parents et enfants.

Le camp de vacances installé rue des Frères Martel présente les qualités requises au terrain de jeux.

Les enfants trouvent la place qui convient à leur nature. Les tout petits disposent d’un endroit bien abrité de rideaux d’arbres avec une plage de jeux à l’ombre.

Les filles qui aiment les jeux calmes profitent d’un espace entouré de bosquets. Quant aux garçons, plus turbulents, ils jouissent d’un vaste terrain.

Le personnel est choisi parmi des gens qui ont l’habitude des enfants, en particulier ceux qui s’occupent des petits.  Le camp ouvre ses portes à 10 h. Le personnel est à son poste.

 

 Et aussitôt les jeux s’organisent. Des balançoires, des échasses, des balles sont à leur disposition. Les petits se prélassent dans les balancelles construites à leur taille ou font des trous dans le sable, pendant que les filles transforment les creux des taillis en salle à manger et en chambre à coucher.

Les garçons subissent les effets du moment, ils préfèrent  les simulacres de combat.  

Mais l’heure du repas arrive, les enfants sont conduits dans la vaste salle du Manège. Court voyage étroitement surveillé, pas de surprise aux coins de rues, tout est prévu.

Après un repas copieux, une sieste d’une heure, et alors en route pour la promenade. Le Bol d’air, le jardin public ont été cette année les endroits les plus demandés par les enfants. Il faut signaler toutefois que les plus grands ont passé la journée au bois de Bousbecque, et qu’ils en sont revenus contents.

 

Une moyenne de 250 enfants ont fréquenté le camps de vacances. L’an prochain nous espérons qu’ils viendront plus nombreux encore. Tout sera mis en œuvre pour qu’ils aient la satisfaction de passer des journées agréables.  

Mais il faut travailler une année encore, et le Jeudi nos enfants peuvent se retrouver au camp du Jeudi. Ils y verront des projections de films et recevront un goûter offert par la caisse des Ecoles et sous la surveillance de personnes dévouées.

 

27/7/2010.

Commentaire : Presse - Daniel Delafosse

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Divers camps de vacances municipaux vers les années 30.

 (photos n° 3294, 3296, 3302, 3598)

 

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Camp de vacances à l'école Jules Guesde (école Blanche), rue de la Lys

au Colbras, avec cote à cote sur la gauche, Mme Coucke et M. Lesaffre

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Camp de vacances municipal des filles (photo no 1212)

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Camp de vacances municipal vers 1930  (photo no 2860 et BD15813